prostituée; femme livrée à la prostitution (littéral ou image d’infidélité, selon contexte)
πόρνη signifie prostituée : femme engagée dans une relation sexuelle tarifée; par extension, image d’infidélité. Le mot désigne une réalité sociale marginalisée et souvent exploitée. Logiquement, πόρνη apparaît dans le NT à la fois comme réalité morale (péché) et comme lieu de miséricorde : Jésus reçoit et restaure, et il dénonce l’hypocrisie de ceux qui méprisent. Ainsi, πόρνη sert à révéler deux choses : la gravité du péché et la grandeur de la grâce. En somme, πόρνη désigne la prostituée : figure de péché visible et de miséricorde offerte.
L’AT utilise parfois la prostitution comme image d’idolâtrie (infidélité d’Israël), tout en racontant aussi des personnes concrètes (Rahab) que Dieu intègre dans son histoire. La pensée sémitique comprend que l’infidélité est trahison d’alliance, mais elle connaît aussi la possibilité du retour. Ainsi, πόρνη résonne : péché réel, mais appel au repentir et à la restauration.
Aujourd’hui, la prostitution est aussi question de violence, de coercition, de vulnérabilité. πόρνη, dans le NT, doit être abordé avec compassion et réalisme : Jésus ne banalise pas le péché, mais il ne méprise pas la personne. Clarification : le texte vise la repentance et la dignité restaurée. En prédication exégétique, ce mot appelle à refuser l’hypocrisie religieuse et à annoncer la grâce qui relève. Le mot corrige un contresens moderne : soit moraliser sans compassion, soit excuser sans guérison; l’Évangile offre vérité et miséricorde.
Dans ce lemme, le mot πόρνη (translitt. pornē, Strong G4204) correspond au terme français « prostituée ».
Dans le passage, πόρνη désigne une prostituée (sens concret), ou sert d’image d’infidélité si le genre est symbolique. Le co-texte indique l’usage.
Ne pas confondre πόρνη (personne) avec πορνεία (conduite). Ne pas moraliser au-delà de ce que dit le texte.
prostituée
G4204
pornē
Option A : sens littéral (prostitution réelle). Option B : usage symbolique/prophétique (ville/peuple décrit comme prostituée = infidélité/idolâtrie), surtout selon genre du texte. L’indice est le cadre : récit concret vs imagerie prophétique (Apocalypse). Ne pas humilier : garder le terme comme description dans le texte, sans jugement supplémentaire.
- Hé 11,31 — Rahab la prostituée : usage descriptif (identification de la personne) dans un récit de foi; indice : mention de son accueil des espions. - Ap 17 — ‘la grande prostituée’ : usage symbolique (système idolâtre/oppressif); indice : images apocalyptiques.
Registre social et moral : sexualité commerciale et marginalisation sociale. Dans certains textes, registre symbolique : infidélité à l’alliance (idolâtrie) décrite comme prostitution.