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éprouver — δοκιμάζω — dokimazō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

éprouver, tester; examiner pour approuver

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

διακρίνω (diakrinō) signifie « discerner », « distinguer », « juger entre ». Le verbe met l’accent sur une séparation intellectuelle ou perceptive : on distingue des éléments qui pourraient être confondus, on fait la différence, on trie. Sa logique est celle du contraste : A n’est pas B, et il faut le reconnaître. Le garde-fou est de ne pas réduire διακρίνω à une “intuition” vague. Le mot implique un acte de jugement : comparer, évaluer, séparer. Selon le contexte, il peut désigner la capacité de reconnaître un signe, d’évaluer une situation, ou de décider ce qui est juste. Il se distingue d’un simple “voir” : on peut voir sans discerner. Discerner, c’est comprendre la différence et tirer une conclusion correcte. Lexicalement, διακρίνω est donc un verbe de distinction : mettre des limites, reconnaître des repères, éviter la confusion. Il nomme l’acte de “faire la différence”.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique valorise la distinction : séparer le saint du profane, reconnaître le juste et l’injuste, discerner la sagesse et la folie. La Loi elle-même forme un peuple à distinguer (pur/impur, vrai/faux, voie de vie/voie de mort). Cette manière de penser éclaire διακρίνω : discerner n’est pas seulement une compétence mentale, c’est une lecture de la réalité avec des repères. Les prophètes dénoncent souvent la confusion morale : appeler le mal bien, et le bien mal. Ils appellent à retrouver le discernement. La sagesse biblique insiste aussi sur l’observation : voir les signes, comprendre les temps, reconnaître ce que Dieu met devant les yeux. Discerner, dans cet horizon, c’est apprendre à trier, à ne pas se laisser tromper par l’apparence, et à reconnaître la vraie nature d’une situation. Pour un lecteur moderne, ce cadre rappelle que la Bible ne présente pas la vie comme une zone grise sans repères : elle demande de distinguer. Le discernement est donc une capacité formée par la vérité : reconnaître la différence, puis agir en conséquence (sans que le mot lui-même impose l’application).

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur occidental moderne confond souvent “discernement” avec “opinion personnelle” ou avec une intuition spirituelle difficile à vérifier. διακρίνω est plus simple : distinguer, trier, reconnaître une différence réelle. La clarification est que le verbe implique un jugement : il faut comparer et séparer. Un contresens est de penser que discerner serait “ressentir”. Le mot vise plutôt la capacité de distinguer des signes et d’en tirer une conclusion cohérente. Un autre contresens est de réduire le discernement à une attitude de suspicion permanente. διακρίνω n’est pas la paranoïa; c’est la distinction. Il aide à comprendre que l’erreur la plus fréquente n’est pas de manquer d’informations, mais de confondre : prendre A pour B. Discerner, c’est éviter cette confusion. Le verbe souligne donc une compétence de lecture : reconnaître ce qui est juste, ce qui est pertinent, ce qui est réellement là. Comprendre διακρίνω, c’est comprendre la différence entre voir et distinguer.

Courte description — (aide remplissage)

Tester/examiner pour discerner ce qui est valable (comme on éprouve un métal).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

δοκιμάζω = éprouver/tester pour discerner et approuver. Dans Lc 12,56, Jésus reproche de savoir discerner la météo mais de ne pas discerner le temps présent; le verbe vise un examen spirituel et moral.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec “tenter” au sens de piéger (πειράζω). Ne pas faire de l’épreuve un exercice intellectuel froid : ici il s’agit d’un discernement moral/spirituel devant Dieu.

Usage biblique (mini)

Terme de discernement : éprouver la volonté de Dieu (Rm 12,2), éprouver les choses, examiner ce qui est bon. Appelle à une foi réfléchie et discernante.

Antonymes / contrastes (FR)

accepter sans examen; naïveté

Synonymes / proches (FR)

éprouver; tester; examiner; discerner

À ne pas confondre avec…

πειράζω (tenter/éprouver au sens piéger) : ici l’idée est examen/approuver.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

éprouver

Versets clés (liste)

Lc 12,56; Rm 12,2

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1381

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

do-ki-ma-dzo

Translit. — NOYAU

dokimazō

Vérifiable
Champs sémantiques
FoiRoyaume
Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens ‑ Éprouver : tester ou examiner pour discerner ce qui est valable, surtout dans un cadre moral ou spirituel. ‑ Contexte de Lc 12,56 : Jésus invite à juger le moment présent à la lumière de la volonté divine, pas seulement à l’intellect. ‑ Connotation : évaluation profonde, rappel de l’image biblique du métal éprouvé par le feu, où seule la vérité persiste.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre examen/évaluation : comme un test de qualité (métal), ou un examen de situation. Dans Lc 12, cela concerne le discernement spirituel : évaluer le temps présent à la lumière de ce que Dieu fait.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune