prêter; fournir; accorder un prêt
κίχρημι signifie prêter, mettre à disposition, et en Lc 11,5 la demande de prêt sert la parabole : besoin urgent → demander à l’ami → insistance → réponse. Le verbe structure une logique de dépendance et de relation : on manque, on demande, on reçoit. En Mt 5,42, l’idée soutient un appel à la générosité : donner/prêter sans fermer le cœur. Logiquement, κίχρημι met en jeu confiance et responsabilité : prêter, c’est se dessaisir pour aider. Le terme rend l’enseignement concret : la justice du royaume se manifeste dans le rapport aux biens et à la disponibilité envers l’autre.
Dans une culture biblique, l’hospitalité est une responsabilité forte : on doit nourrir l’invité, même tard. L’entraide de voisinage fait partie de la justice concrète. Demander un prêt de pain s’inscrit donc dans une logique d’honneur et de solidarité, pas seulement d’économie. Cette perspective éclaire la parabole : l’insistance n’est pas caprice, mais pression d’une obligation d’accueil. En transposant vers Dieu, Jésus montre : Dieu répond aux besoins, et la prière peut être directe. L’arrière-plan rappelle aussi que Dieu lui-même est celui qui pourvoit (manne, pain). Ainsi, le verbe de “prêter” devient un pont vers la confiance : Dieu fournit ce qui manque.
On pense “prêter” en termes bancaires. Ici, c’est du dépannage pour l’hospitalité : un prêt de pain. Clarification : Jésus ne fait pas un enseignement sur le crédit; il construit une analogie : un besoin réel → une demande insistante → une réponse. Le mot aide à lire la prière comme une démarche concrète : demander ce qui manque au moment où cela manque, avec confiance et persévérance.
Prêter/fournir. Dans Lc 11,5 : demander qu’on lui prête du pain pour l’hospitalité.
Lc 11,5 : prêter = fournir/dépanner (pain) pour répondre à une nécessité d’hospitalité.
Ne pas moraliser le verbe isolément : ici il sert un récit d’hospitalité. Ne pas confondre avec intérêt/usure : absent du co-texte.
Rare/moins fréquent; apparaît dans des scènes d’aide concrète.
refuser; retenir (ce qu’on peut donner)
prêter, fournir, dépanner
δανείζω — prêter (autre verbe courant) ; χαρίζομαι — donner par grâce ; τόκος — intérêt/usure (absent ici)
prêter
Lc 11,5 ; Mt 5,42
G5531
ki-khrê-mi
kichrēmi
Ici (Lc 11,5), le verbe est concret : accorder un prêt de pain à un ami. Ne pas en faire une notion financière moderne : c’est de l’entraide de voisinage.
- Lc 11,5 — prêter : demande concrète de pain pour l’hospitalité, base de l’analogie sur la prière persistante.
Registre domestique et social : entraide, hospitalité, partage de nourriture. Dans la parabole, ce registre sert à illustrer l’audace et la persévérance en prière.