moisson
θερισμός signifie récolte, moisson : temps et réalité de la coupe des grains. Le mot désigne la récolte comme saison et comme résultat. Logiquement, θερισμός implique un processus : semer → croissance → moisson. Il met donc en relief la loi du temps : ce qui est semé porte du fruit en son temps. Dans le NT, le mot est souvent utilisé figurativement pour parler de la mission : la moisson est grande, les ouvriers peu nombreux; ou pour parler du jugement final : moisson comme séparation. Ainsi, θερισμός devient une image de l’urgence et de l’accomplissement : le moment de récolter est venu. En somme, θερισμός désigne la moisson : récolte attendue, moment décisif, et image biblique de mission (âmes à recueillir) et d’eschatologie (séparation, accomplissement) selon le co-texte.
L’AT utilise la moisson comme image de bénédiction : Dieu donne la récolte, et comme image de jugement : Dieu “moissonne” les nations. La pensée sémitique comprend que la moisson est joie et responsabilité : on récolte, on partage, on laisse des gerbes pour le pauvre. Elle connaît aussi le rythme fixé par Dieu : “temps de semer, temps de moissonner”. Ainsi, θερισμός résonne avec cette vision : Dieu gouverne les saisons et les accomplissements. Dans le NT, la moisson devient mission : Dieu rassemble un peuple; et jugement : la fin est une moisson. La pensée sémitique aide donc à entendre la moisson comme moment de vérité : fruit rendu visible, rassemblement, et responsabilité devant Dieu.
Aujourd’hui, la récolte est industrielle; on perd le sens du rythme. θερισμός, bibliquement, sert à rappeler : il y a un temps d’accomplissement. Clarification : l’image de la moisson enseigne l’urgence (le champ est prêt) et la dépendance (Dieu donne la croissance). En prédication exégétique, θερισμός permet de parler de mission : des personnes sont prêtes à entendre, prier pour des ouvriers; et de jugement : la vie porte un fruit qui sera récolté. Le mot corrige un contresens moderne : croire qu’il n’y a pas de conséquences, pas d’aboutissement. Le NT parle d’une moisson. Ainsi, θερισμός met en avant l’appel : travailler pendant qu’il est temps et se préparer à l’accomplissement.
La moisson est grande : Jésus appelle à prier pour des ouvriers. (Mt 9,35–38)
Dans Mt 9,37–38, la moisson image l’ampleur des personnes à atteindre; la compassion de Jésus conduit à la prière et à la mission.
Ne pas réduire la moisson à un “projet” humain : Jésus demande de prier le Maître de la moisson. Ne pas oublier que l’image vient de la compassion (Mt 9,36). Ne pas utiliser le mot pour presser sans amour : la mission part de la miséricorde de Christ.
Image de la récolte. Jésus l’emploie pour parler des personnes à atteindre et de l’œuvre missionnaire. Elle appelle d’abord à la prière (“Maître de la moisson”).
stérilité, manque d’ouvriers (image)
récolte (image), champ de mission (image)
θερίζω — moissonner (verbe) ; “jugement” (autre emploi possible de l’image ailleurs) : ici l’accent est mission/compassion.
récolte
Mt 9,37–38 ; Jn 4,35–38 ; Lc 10,2
G2326
therizō (moissonner)
thé-ris-mos
therismos
Le co-texte (Jésus voit les foules, compassion, prier le maître d’envoyer des ouvriers) impose une lecture figurée centrée sur la mission, pas une simple agriculture. Donc éviter de traiter la “moisson” comme un mot vague d’église; le passage explique : foule → compassion → prière → envoi. Règle : relier moisson/ouvriers/maître dans le texte pour garder l’image cohérente.
- Mt 9,35–38 — “moisson” (G2326) : la moisson représente l’ampleur des personnes prêtes à être rassemblées; elle fonde l’appel à prier pour des ouvriers. L’indice est “la moisson est grande”. - Mt 13,36–43 — Option A (moisson = succès) / Option B (moisson = jugement/rassemblement final) : le co-texte tranche vers B quand l’explication de l’ivraie parle de la fin du monde.
Registre agricole/mission : la moisson est un moment de récolte, donc l’univers concret du champ et du travail. Dans Mt 9, elle devient une image missionnaire : beaucoup de personnes à atteindre, besoin d’ouvriers envoyés. Elle active donc l’univers de l’urgence, de la compassion et de l’envoi.