Rendre / restituer ce qui a été pris, rétablissant justice et équité entre les parties.
ἀποδίδωμι signifie rendre, donner en retour, payer, restituer, remettre à quelqu’un ce qui lui est dû. Le verbe met l’accent sur la correspondance : une action répond à une dette, une obligation, ou une justice. Logiquement, ἀποδίδωμι implique une mesure : rendre selon. Il peut s’employer pour le paiement (rendre l’argent), la restitution (rendre ce qui a été pris), la réponse (rendre un fruit), ou le jugement (Dieu rend à chacun selon ses œuvres). Dans le NT, il sert donc à exprimer la justice distributive : ce qui est dû est rendu. Il peut aussi apparaître dans des exhortations concrètes : rendre l’honneur, rendre le bien, ne pas rendre le mal pour le mal. En somme, ἀποδίδωμι désigne l’acte de rendre : restituer/payer/répondre, souvent avec l’idée de justice et de responsabilité, et il invite à une éthique où l’on rend ce qui est dû tout en refusant la vengeance.
La Bible affirme que Dieu est juste et qu’il rend à chacun selon sa voie. La Torah encadre la restitution : rendre ce qui a été volé, réparer le tort. La pensée sémitique comprend la justice comme concrète : réparer, restituer, rendre l’honneur. Les prophètes dénoncent ceux qui ne rendent pas justice et annoncent que Dieu rendra. Ainsi, ἀποδίδωμι résonne avec cette structure : responsabilité et restitution. Dans le NT, ce motif est transformé par l’Évangile : Dieu rend justice, mais le croyant est appelé à renoncer à rendre le mal, laissant la vengeance à Dieu. La pensée sémitique aide donc à tenir ensemble : justice réelle (rendre ce qui est dû) et miséricorde (refuser la vengeance personnelle), parce que Dieu est juge fidèle.
Aujourd’hui, “payer” est financier. ἀποδίδωμι, bibliquement, couvre plus large : rendre ce qui est dû (argent, honneur, réponse), et aussi “Dieu rend” dans le jugement. Clarification : le texte biblique parle de responsabilité réelle, pas seulement d’intentions. En prédication exégétique, ἀποδίδωμι aide à parler de justice et de restitution : réparer plutôt que minimiser. Il aide aussi à clarifier la non-vengeance : ne pas rendre le mal pour le mal, parce que Dieu rendra justice. Le mot met donc en avant une éthique de responsabilité et de confiance : rendre ce qui est dû, et confier le jugement final à Dieu.
Ici, le verbe ἀποδίδωμι exprime le fait de rendre ou de restituer ce qui a été pris, rétablissant ainsi justice et équité entre les parties.
rendre
G0591
apodidōmi