Joseph d’Arimathée, disciple de Jésus, demande le corps à Pilate. Il enveloppe Jésus dans un linceul propre et le dépose dans un tombeau neuf taillé dans le roc, puis roule une grande pierre. Marie de Magdala et l’autre Marie sont assises vis-à-vis du sépulcre.
- Le soir venu, un homme riche d’Arimathée nommé Joseph est mentionné (selon texte). - Il est présenté comme disciple de Jésus. - Il va vers Pilate et demande le corps de Jésus. - Pilate ordonne que le corps soit remis à Joseph (selon texte). - Joseph prend le corps et l’enveloppe dans un linceul propre. - Il le dépose dans un tombeau neuf qui lui appartient, taillé dans le roc. - Il roule une grande pierre à l’entrée du sépulcre et s’en va. - Marie de Magdala et l’autre Marie sont là, assises vis-à-vis du sépulcre (selon texte).
Montrer la réalité de la mort et de l’ensevelissement, préparant le témoignage de la résurrection; fidélité discrète des disciples.
- Pourquoi mentionner que Joseph est riche ? Clé : le texte le signale comme trait d’identification et comme celui qui possède un tombeau neuf. - Pourquoi insister sur la pierre ? Clé : détail concret qui ferme le tombeau et prépare la question de l’accès au matin de la résurrection. - Pourquoi nommer les femmes et leur position ? Clé : le récit établit des témoins du lieu exact de la sépulture.
La situation est après la mort de Jésus : le corps du crucifié doit être pris en charge avant le sabbat. Le problème est de traiter le corps de Jésus, condamné comme criminel, avec dignité et de manière vérifiable, alors que ses disciples sont dispersés. Joseph d’Arimathée intervient, demande le corps, et Jésus est placé dans un tombeau neuf. Le passage met en scène la transition de la croix au tombeau, avec des témoins identifiés (les femmes) qui observent où Jésus est déposé.
Le Messie est réellement mort et enseveli : la sépulture confirme la réalité de la passion et prépare la résurrection historique.
Mc 15,42–47; Lu 23,50–56; Jn 19,38–42; Es 53,9; 1 Co 15,3–4
- Le texte ne nomme pas explicitement une émotion, mais décrit des gestes de soin (linceul propre) qui indiquent une prise en charge respectueuse. - Les femmes sont explicitement présentes et « assises » en face du sépulcre, posture de veille/témoignage (sans émotion nommée). - L’atmosphère de gravité est rendue par la mention du corps et du tombeau, sans vocabulaire d’émotion explicite.
Juste avant, Matthieu a raconté la mort de Jésus, le voile déchiré et la confession du centenier, ainsi que la présence de femmes qui regardaient de loin (Mt 27,45–56). Cette péricope décrit ensuite l’ensevelissement : Joseph d’Arimathée demande le corps, le dépose dans un tombeau neuf et roule une pierre. Deux femmes sont nommées comme témoins de l’emplacement. Juste après, les chefs demandent une garde au tombeau et font sceller la pierre (Mt 27,62–66), puis Matthieu racontera la résurrection au matin (Mt 28,1–10).
- Répétition : mention des femmes témoins (Marie de Magdala + « l’autre Marie »). - Répétition : verbes de dépôt (prendre, envelopper, mettre). - Contraste : mort violente / soin et linceul propre. - Motif : « tombeau neuf » (détail qualitatif). - Motif : « grande pierre » (fermeture visible). - Repère : « le soir venu » (transition temporelle).
- « disciple » : Joseph est présenté comme appartenant au cercle de Jésus. - « corps » : réalité de la mort; ce qui est demandé officiellement. - « linceul propre » : soin concret apporté à l’ensevelissement. - « tombeau neuf » : lieu d’ensevelissement identifié et non utilisé auparavant. - « pierre » : fermeture visible du tombeau. - « vis-à-vis » : position des femmes qui observent l’emplacement exact.
Risque 1 : minimiser la sépulture comme détail; Matthieu donne des éléments précis (demande à Pilate, tombeau neuf, pierre), qui stabilisent le récit. Risque 2 : imaginer une sépulture secrète; elle est décrite comme publique et observée par des témoins. Risque 3 : séparer la sépulture de la résurrection; le texte prépare explicitement l’épisode suivant du tombeau gardé puis du tombeau vide. Risque 4 : lire Joseph comme simple personnage secondaire; le texte le présente comme disciple et comme acteur principal de l’ensevelissement.
La tension tient au fait que Jésus est réellement mort et doit être enseveli : le récit insiste sur la demande officielle à Pilate et sur la mise au tombeau. La visée est de fournir un récit clair et public de la sépulture (lieu, tombeau neuf, pierre roulée), ce qui prépare aussi la scène du tombeau vide. Le texte montre que même dans l’ensevelissement, Jésus est traité comme le Messie : un disciple riche agit, et le tombeau est identifiable. Christocentriquement, l’ensevelissement confirme la réalité de la mort du Christ et prépare l’annonce de la résurrection; le tombeau scellé et observé devient un point de référence narrative.
Arrivée du soir → présentation de Joseph d’Arimathée (disciple) → demande du corps à Pilate → ordre de Pilate de le remettre → prise du corps par Joseph → enveloppement dans un linceul propre → dépôt dans un tombeau neuf taillé dans le roc → pierre roulée à l’entrée → départ de Joseph → mention de Marie de Magdala et de l’autre Marie assises en face du sépulcre.
tombeau; Arimathée (mention)
Mt 27,57–61