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retourner / revenir — ἐπιστρέφω — epistrephō

Sens (principal)

Revenir / retourner; se tourner (souvent : conversion/retour à Dieu)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἐπιστρέφω signifie « se tourner, retourner ». Le verbe décrit un changement de direction : on pivote, on se réoriente, on revient vers un point de référence. Sa logique est orientative : l’accent est sur la direction adoptée, pas seulement sur la distance parcourue. Le grec l’emploie pour un retour physique (revenir vers un lieu) mais aussi pour un tournant relationnel (se tourner vers quelqu’un) selon le contexte. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre l’idée d’un avant et d’un après : une direction quittée et une direction choisie. Linguistiquement, ἐπιστρέφω est un verbe de transition : il signale un basculement qui modifie la trajectoire. Le sens profond est donc la réorientation. Comprendre ἐπιστρέφω aide à lire les récits comme des mouvements dirigés : on se détourne, on revient, on reprend une route. Le mot rend visible que la Bible pense la vie comme un chemin, et que “retourner” implique une direction nouvelle, pas seulement un déplacement. Ainsi, ἐπιστρέφω sert à exprimer un pivot : un changement de référence qui reconfigure la suite de l’action. Le verbe est précieux parce qu’il relie décision et direction : se tourner, ce n’est pas seulement bouger, c’est choisir vers quoi l’on va. Il donne donc au récit une dynamique de trajectoire : une orientation change, et tout ce qui suit se réordonne autour de cette nouvelle direction.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament emploie souvent le langage du “retour” : revenir à Dieu, revenir de l’exil, se détourner des idoles. Le repère majeur est שׁוּב (shuv) : retourner, revenir, se réorienter. Dans la pensée hébraïque, revenir n’est pas seulement spatial; c’est un pivot du cœur et de la conduite. Ce cadre éclaire ἐπιστρέφω : “se tourner” décrit une direction adoptée, puis une direction quittée. Les prophètes appellent au retour non comme une simple émotion de regret, mais comme une réorientation : quitter une voie et reprendre la voie de Dieu. L’AT montre aussi la patience de Dieu : il appelle au retour, il restaure, il rassemble. Mais le retour implique l’abandon d’une fidélité fausse. Sans expliquer un passage, le sens profond est que la Bible pense la vie comme un chemin : on marche vers ou loin de Dieu. Revenir signifie retrouver l’orientation juste. Comprendre ἐπιστρέφω avec ce repère, c’est entendre une dynamique d’alliance : retour, restauration, fidélité retrouvée. Le mot porte donc une densité : il dit un changement de trajectoire réel, qui marque un “avant/après” et qui restructure la suite de l’histoire, parce qu’une nouvelle direction est choisie.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne entend “revenir” surtout comme retourner à un lieu, ou comme “changer d’avis” de manière intérieure et privée. Le contresens est de réduire ἐπιστρέφω à un simple déplacement ou à une humeur passagère. La clarification utile : le verbe met l’accent sur l’orientation. Il décrit un pivot : se tourner, se réorienter, reprendre une direction. Cela peut être un retour physique selon le contexte, mais l’idée centrale reste la trajectoire : on quitte une direction et on en adopte une autre. Un autre contresens moderne est de confondre retour et simple regret. Regretter ne suffit pas; ἐπιστρέφω suppose un changement effectif de direction, donc une réorganisation concrète. Pour un prédicateur, comprendre ἐπιστρέφω enrichit le sens profond parce qu’il aide à lire la Bible comme une histoire de chemins : on se détourne, on revient, on reprend une route. Le mot donne un langage clair pour parler d’un tournant : direction, pivot, trajectoire, plutôt que “sentiment religieux”. Enfin, il invite à la précision : qu’est‑ce qui est quitté ? vers quoi se tourne‑t‑on ? Comprendre ἐπιστρέφω, c’est éviter l’anachronisme psychologisant et respecter la logique biblique : un changement de référence qui transforme la marche, et pas seulement une idée nouvelle dans la tête.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : revenir / se retourner / se tourner. Dans la Bible, décrit souvent un “retour” (changement de direction), parfois simplement un retour physique, parfois un retour à Dieu (repentance).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 8,55, le texte dit que “l’esprit revint” : le verbe exprime un retour à l’état de vie (retour de l’esprit). Ici, ce n’est pas un appel à la repentance mais un constat narratif de restauration : la vie revient, et l’enfant se lève. Le mot sert donc la description concrète de la résurrection.

Pièges lexicaux

Ne pas imposer automatiquement la notion de “conversion” : le contexte décide (retour physique, retour de l’esprit, ou retour à Dieu). Ne pas sur-interpréter : dans Lc 8,55, le mot décrit un retour de l’esprit (restauration de vie).

Usage biblique (mini)

Mouvement de “retour/se tourner” : peut être (a) un retour physique (faire demi‑tour), (b) un retour à Dieu (conversion) selon le co‑texte. Dans Actes, souvent lié à la repentance (retour à Dieu).

Antonymes / contrastes (FR)

s’éloigner; se détourner; persister

Synonymes / proches (FR)

revenir; retourner; se tourner; faire demi-tour; se convertir (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

μετανοέω : repentance (changement intérieur); ici ἐπιστρέφω insiste sur le “retour/se tourner” (direction).

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

retourner

Versets clés (liste)

Ac 3,19; Lc 8,55

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1994

Lemme / racine (optionnel)

Prononciation — (aide remplissage)

epistrephō — « é-pi-stré-fo » (approx.)

Translit. — NOYAU

epistrephō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Foi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : retourner au sens spatial (revenir vers un lieu/personne) ; Option B : se tourner au sens spirituel (conversion/retour à Dieu). Le co-texte tranche par ce vers quoi l’on “revient” (lieu, personne, idoles → Dieu) et par les verbes voisins (se détourner, croire, servir). Ne pas imposer “conversion” si le passage parle seulement d’un déplacement, et ne pas réduire à un déplacement si l’appel vise un changement de loyauté. Règle : identifier l’objet du retour (vers quoi ?) et l’effet décrit (changement de vie, accueil de la Parole, abandon d’idoles) pour fixer la nuance.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 11,21 — “se convertir/retourner” : le co-texte (croire, se tourner vers le Seigneur) impose un retour spirituel : changement d’allégeance vers Jésus. - Ac 14,15 — “se tourner” : le co-texte (abandon des vanités pour le Dieu vivant) souligne un renversement de direction religieuse, pas seulement “revenir” physiquement.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre directionnel et relationnel : on “revient” vers quelqu’un/quelque chose, on se détourne d’une direction précédente. Selon le contexte, le mot peut être spatial (retour) ou spirituel (retour à Dieu), mais l’idée de changement d’orientation reste centrale.