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sacrifice — θυσία — thysia

Sens (principal)

Sacrifice; offrande sacrificielle.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

θυσία (thysia) signifie « sacrifice », c’est-à-dire une offrande présentée à Dieu, souvent par immolation d’un animal ou par une offrande brûlée selon le contexte. Sa logique est cultuelle : il s’agit d’un acte rituel qui met en jeu une offrande et une relation à Dieu. Le garde-fou est de ne pas réduire θυσία à une métaphore morale (“faire des sacrifices” au sens d’efforts personnels). Le sens de base est liturgique : une offrande réelle. Le mot se distingue d’autres termes d’offrandes plus spécifiques, mais il peut parfois les englober : θυσία renvoie au fait de sacrifier/offrir. Il implique une mise à part : ce qui est offert ne reste pas en usage ordinaire. Le sacrifice est donc un acte de transfert : on remet à Dieu. Comprendre θυσία, c’est garder cette matérialité : autel, offrande, sang ou combustion, et la logique d’approche de Dieu. Le terme peut aussi être employé figurativement dans certains passages (offrande de louange, etc.), mais même alors l’image reste celle d’une offrande remise. Lexicalement, θυσία est un mot d’adoration et d’accès : un acte cultuel qui exprime la relation à Dieu.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament place le sacrifice au centre du culte : holocaustes, sacrifices d’actions de grâces, sacrifices pour le péché. Ce cadre éclaire θυσία : le sacrifice n’est pas un geste vague, c’est un acte réglé qui concerne l’approche de Dieu. Il implique une substitution ou une expiation selon les types, et il rappelle que la relation à Dieu n’est pas anodine : la sainteté met en lumière le péché. Le sang et l’autel signifient que la vie est en jeu. Les prophètes rappellent toutefois une correction essentielle : Dieu refuse le sacrifice quand il devient un masque qui couvre l’injustice. Ainsi, le sacrifice est vrai quand il est lié à la fidélité du cœur, et il est faux quand il sert à se donner bonne conscience. Pour un lecteur moderne, cet arrière-plan corrige une réduction à la “religion” comme simple rituel. Le sacrifice biblique est un langage de relation : on offre, on reconnaît la dépendance, on cherche le pardon, on rend grâce. θυσία, dans cet horizon, renvoie à cette réalité : une offrande réelle présentée à Dieu, avec une dimension de sainteté et de vérité.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur occidental moderne entend “sacrifice” surtout comme renoncer à quelque chose ou faire un effort. θυσία est d’abord un terme cultuel : une offrande rituelle. La clarification est de revenir au concret : autel, offrande, relation à Dieu. Un contresens fréquent est de lire “sacrifice” comme une simple morale (“se sacrifier”). Le mot biblique décrit un acte d’adoration et parfois d’expiation. Un autre contresens est de réduire le sacrifice à une violence gratuite. Dans le cadre biblique, il s’agit d’un langage réglé qui exprime la gravité du péché et la possibilité d’approche de Dieu. Pour un lecteur moderne, θυσία aide à comprendre que la Bible pense la relation à Dieu en termes de sainteté et de médiation : on ne s’approche pas n’importe comment. Cela n’impose pas une application; cela clarifie la logique. Même quand le Nouveau Testament utilise des images de sacrifice, l’image dépend de cette base : une offrande remise à Dieu. Comprendre θυσία, c’est donc comprendre un mot de culte : offrir à Dieu, reconnaître la gravité et chercher la communion selon les repères de l’alliance.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : sacrifice/offrande (registre cultuel) — un acte offert à Dieu; sens précis déterminé par le contexte (culte, obéissance, consécration).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Réalité/acte du registre cultuel (approche de Dieu), utilisé dans le passage pour éclairer l’enjeu de sainteté et d’accès à Dieu.

Pièges lexicaux

Toujours lire la hiérarchie du passage (ex. amour > sacrifices). Ne pas réduire à un rituel vide ni mépriser l’AT : voir l’accomplissement en Christ.

Usage biblique (mini)

Sacrifice/offrande. Dans Lc 13,1–5, le mot apparaît dans l’événement rapporté (sacrifices mêlés au sang) et sert de décor tragique; Jésus refuse d’en faire une preuve que les victimes seraient plus coupables.

Antonymes / contrastes (FR)

profanation; désobéissance (image)

Synonymes / proches (FR)

sacrifice; offrande

À ne pas confondre avec…

θυσιαστήριον (autel) : support; προσφορά (offrande) : terme plus large; θυσία : sacrifice.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Prière / culte
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

sacrifice

Versets clés (liste)

Mc 12,33; Lc 13,1; He 10,12

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2378

Lemme / racine (optionnel)

θυσία (thysia)

Prononciation — (aide remplissage)

thoo-si'-a (approx.)

Translit. — NOYAU

thysia

Vérifiable
Champs sémantiques
AllianceJustice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le sens est contraint par le co-texte : le passage précise de quel type de sacrifice il s’agit (offrande, culte, obéissance, consécration) et à quoi il est opposé (hypocrisie, injustice, simple rituel). Option A : sacrifice comme acte cultuel concret ; Option B : sacrifice comme image de consécration si le passage élargit le registre. L’indice décisif est la présence de vocabulaire de temple/culte/offrande ou, au contraire, d’un raisonnement moral (“mieux vaut… que sacrifice”). Ne pas tirer une doctrine du mot seul : il sert la logique du passage sur le culte et l’obéissance.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mc 12,33 : amour de Dieu/prochain “vaut mieux que” sacrifices = priorité du cœur.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre cultuel : offrande à Dieu selon le culte. Dans Marc, apparaît dans le débat sur ce qui plaît à Dieu (amour > sacrifices) et renvoie aux pratiques du Temple.

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