S’adresser à; appeler; interpeller
προσφωνέω est un verbe d’adresse : parler “vers” quelqu’un, interpeller. Dans Actes, il sert souvent de marqueur de discours : la foule est là → le locuteur se lève → il s’adresse (προσφωνέω) → le message est prononcé. Le grec rend ainsi la transition narratif → discours. Le mot souligne que la parole n’est pas diffuse; elle est dirigée vers un auditoire précis. Dans les récits de Jésus, il peut introduire une parole adressée directement (exhortation, guérison, instruction). La logique est : situation → interpellation → réponse/effet. Ainsi, προσφωνέω fonctionne comme un signal : “attention, une parole importante va être dite”. Il aide à structurer la lecture : ce qui suit est une adresse qui engage les auditeurs. Le terme met en valeur la dimension relationnelle de la révélation : Dieu parle à des personnes, pas à des abstractions.
Dans l’arrière-plan biblique, l’appel est central : Dieu appelle par la parole, les prophètes interpellent le peuple, et une adresse directe crée une responsabilité (“écoute”). La parole adressée n’est pas neutre : elle convoque, exhorte, révèle. Cela éclaire Actes : Pierre/Paul s’adressent publiquement comme témoins; ils appellent à la repentance et à la foi. L’image dominante est celle de la proclamation : la parole du Royaume est annoncée à voix haute, devant le peuple. Le verbe d’interpellation rejoint la tradition prophétique : parler au cœur du peuple, l’appeler à répondre. Ainsi, προσφωνέω s’inscrit dans une logique d’alliance : Dieu parle, l’humain répond. L’adresse directe souligne la responsabilité communautaire : entendre et choisir.
On peut lire “s’adresser” comme un simple détail narratif. Dans Actes, ces verbes d’adresse marquent souvent le début d’une proclamation : la parole devient publique et engage l’auditoire. Clarification : προσφωνέω souligne l’interpellation directe : le message vise des personnes réelles dans une situation concrète. Le contresens serait de le traiter comme un remplissage; il structure la scène et annonce une parole décisive. Le mot aide donc à lire le récit comme un moment de témoignage : on se lève, on s’adresse, on annonce le Royaume. Il rappelle aussi que l’Évangile est proclamé, pas seulement pensé : c’est une parole adressée à recevoir ou à refuser.
Verbe : s’adresser à, appeler, interpeller (par la voix). Décrit une prise de parole adressée à quelqu’un, souvent pour attirer l’attention ou donner une instruction.
Selon le passage, προσφωνέω signifie s’adresser à/interpeller (par la voix), souvent pour introduire un discours ou une instruction dirigée vers un auditoire.
Toujours préciser qui s’adresse à qui (agent + destinataire). Ne pas confondre avec un simple “dire” : c’est une adresse/interpellation. Ne pas surcharger : le mot est souvent narratif, introduisant une prise de parole.
Souvent utilisé pour introduire une adresse/discours (Actes : Pierre s’adresse; Paul s’adresse), ou une interpellation de Jésus dans un récit.
se taire; ignorer; ne pas répondre
interpeller; appeler; s’adresser à; héler
λέγω (dire) ; φωνέω (crier, appeler) ; προσκαλέω (appeler à soi).
s'adresser
Ac 2,14; Ac 21,40; Lc 13,12
G4377
prosphoneō — « pros-fo-né-o » (approx.)
prosphoneo
Registre de communication directe : appel vocal, interpellation, adresse à une personne ou un groupe. Dans les récits, le verbe sert souvent à introduire une parole publique (discours) ou une instruction claire adressée à quelqu’un.