S’asseoir; faire asseoir; prendre place (litt. et fig.).
καθίζω signifie “faire asseoir” ou “s’asseoir” selon la construction. Le verbe décrit un changement de posture : passer de debout/en mouvement à installé, posé. La logique grecque est spatiale et stative : s’asseoir, c’est prendre place, se fixer. Quand le verbe est causatif (“faire asseoir”), il implique autorité ou initiative : quelqu’un place quelqu’un. Pour enrichir la compréhension, il faut noter que “s’asseoir” peut aussi marquer l’entrée dans une fonction : un juge s’assied, un enseignant s’assied, un témoin s’assied. Le grec utilise souvent la posture pour indiquer un statut. καθίζω se distingue de simples verbes de présence : il décrit l’installation, parfois durable. Linguistiquement, c’est un verbe d’orientation : on se place, on est placé. Le sens profond du mot est donc la fixation et la prise de place. Comprendre καθίζω aide à lire les scènes où la posture indique un changement : repos, écoute, autorité, stabilité, selon le contexte. Le mot enrichit la lecture en rappelant que le récit biblique prend au sérieux les gestes : s’asseoir n’est pas neutre, c’est devenir “posé”, prêt à entendre, à juger, ou à demeurer, selon la situation décrite.
L’Ancien Testament associe souvent le fait de s’asseoir à l’autorité, au jugement, et à l’établissement. Les anciens s’assoient à la porte; le juge siège; le roi s’assied sur un trône. S’asseoir peut aussi signifier demeurer : être installé dans un lieu, habiter. Le repère biblique montre que la posture exprime une réalité : repos après l’errance, stabilité après la fuite, ou autorité pour rendre justice. Cela enrichit καθίζω : le verbe n’est pas seulement une action physique, il peut signaler une mise en place. L’AT parle aussi de Dieu qui “siège”, image de règne et de souveraineté. Sans expliquer un passage, ce cadre aide à entendre : s’asseoir, c’est occuper une place reconnue. Il y a aussi un usage de deuil : s’asseoir dans la poussière. Ainsi, la posture peut exprimer autorité ou humiliation, selon le contexte. Le “sens profond” biblique de s’asseoir touche donc à l’état : être établi, ou être abattu, ou être prêt à écouter. καθίζω, lu avec cet arrière‑plan, devient un mot de mise en place : on prend place dans un ordre, dans une scène, dans une fonction, et cela structure la manière dont les actions suivantes seront comprises.
Pour un lecteur moderne, s’asseoir est un geste banal, souvent sans signification. Le contresens est de négliger ce que la posture indique dans un récit ancien : prendre place peut marquer autorité, établissement, ou stabilité. La clarification utile : καθίζω décrit une installation, un passage vers un état plus fixe. Cela peut être simplement s’asseoir, mais cela peut aussi signaler “siéger” (prendre place comme juge) ou “faire asseoir” (placer quelqu’un). Un autre contresens est de sur‑symboliser chaque assise. Le mot reste concret, mais la concrétude peut porter une information narrative : changement de scène, préparation à une parole, prise de position. Pour un prédicateur, comprendre καθίζω enrichit la lecture parce qu’il aide à repérer les signes d’autorité ou de repos. Il rappelle aussi que le texte communique par gestes : s’asseoir, c’est se mettre en posture d’écoute, de jugement ou de demeure. Comprendre le mot, c’est donc respecter la mise en scène du récit : où l’on se tient, où l’on s’assied, qui fait asseoir qui. Cette précision rend la lecture plus fidèle et évite une interprétation trop abstraite des actions.
Verbe : s’asseoir / faire asseoir. Marque un passage à une posture stable (enseignement, jugement, repos) et peut être figuré (établir/asseoir).
Le sens est fixé par la scène : s’asseoir pour enseigner (posture du maître), s’asseoir sur un trône (juger/régner), ou faire asseoir/installer (instruction pratique). Dans Ac 2 (référence de péricope liée), l’idée peut être simplement “prendre place / être assis” selon la phrase.
Ne pas confondre avec κάθημαι (être assis, état) : καθίζω est souvent l’action “faire asseoir / s’asseoir”. Repérer si le passage parle d’enseignement, de trône, ou d’une simple instruction (“asseyez-vous ici”).
Utilisé pour Jésus qui s’assoit pour enseigner, pour des personnes invitées à s’asseoir, et pour l’image du règne (s’asseoir sur un trône).
se lever; être debout; se tenir
s’asseoir; faire asseoir; prendre place; installer
κάθημαι (être assis — état) : καθίζω décrit souvent l’action “faire asseoir / s’asseoir”.
s’asseoir
Ac 2,2; Mt 5,1; Ap 3,21
G2523
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kathizō — « ka-thi-dzo » (approx.)
kathizō
Option A : s’asseoir au sens simple (être installé/assis). Option B : s’asseoir comme marqueur de rôle (enseignement, jugement, règne). En Ac 2,2, l’indice de co-texte est « où ils étaient assis » : le verbe décrit la position du groupe dans la maison, sans insister sur un rôle d’enseignement. On retient donc l’option A pour la péricope, tout en gardant les autres options pour d’autres passages.
- Scène d’enseignement : s’asseoir = posture du maître, marque le début d’un discours. - Scène de règne/jugement : s’asseoir = autorité (trône). - Scène pratique : faire asseoir / prendre place (organisation).
Registre posture/autorité : s’asseoir pour enseigner (rabbin), s’asseoir sur un trône (jugement/règne), s’asseoir pour écouter. Le verbe sert à décrire un moment de stabilité qui structure la scène.