se lamenter, mener un deuil (dirge)
θρηνέω signifie se lamenter, pleurer avec lamentation, faire un deuil bruyant. Le verbe exprime une douleur qui s’exprime publiquement : pleurs, gémissements, chants funèbres. Logiquement, θρηνέω met en relief la gravité de la perte : on ne pleure pas seulement discrètement, on se lamente. Dans le NT, il apparaît dans des scènes de deuil et aussi comme avertissement : certains se lamenteront. Ainsi, θρηνέω décrit une douleur réelle, et peut aussi servir d’appel à la repentance. En somme, θρηνέω désigne la lamentation : deuil exprimé.
La Bible connaît les lamentations (Jérémie, psaumes) : pleurer devant Dieu, dire la douleur, ne pas l’étouffer. La pensée sémitique comprend que la lamentation peut être prière : crier vers Dieu avec vérité. Ainsi, θρηνέω résonne avec une spiritualité réaliste : la douleur est dite, et Dieu entend.
Aujourd’hui, on cache souvent le deuil. θρηνέω rappelle que la Bible autorise la lamentation : pleurer n’est pas manque de foi. Clarification : le NT unit lamentation et espérance : on pleure, mais pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance. En prédication exégétique, θρηνέω aide à accompagner le deuil : donner un langage, et annoncer la résurrection.
Exprime une lamentation/deuil, souvent audible ou formalisé (plainte, complainte).
Dans Lc 23,27, il décrit les femmes qui expriment une lamentation sur Jésus pendant la marche vers la crucifixion.
se lamenter
G2354
thrēneō
Le sens est fixé par le co-texte : des femmes suivent et expriment de la douleur (pleurs + geste de deuil). θρηνέω n’est pas ici une “tristesse vague”, mais une lamentation (deuil) manifestée. On n’en déduit pas automatiquement un jugement spirituel sur ces femmes : le mot décrit d’abord leur action de deuil.
Registre funéraire / lamentation publique : expression de deuil dans l’espace social. Le mot active l’univers de la plainte et de la douleur manifestée.