Fuir; s’enfuir; échapper.
φεύγω signifie fuir, s’enfuir, et dans Mt 2,13–14 le verbe sert une logique d’obéissance urgente : avertissement → fuite immédiate → protection de l’enfant. Le terme rend l’action concrète : sauver la vie implique parfois un départ rapide, non héroïque. Dans les exhortations (p.ex. 1 Co 6,18; 2 Tm 2,22), le verbe devient impératif moral : fuir certaines passions, c’est choisir une distance, pas négocier. Logiquement, φεύγω exprime une stratégie : ne pas rester au contact du danger. Il structure donc une sagesse biblique : certaines menaces se combattent en s’éloignant, et non en se prouvant fort sur place.
L’AT connaît des fuites qui sont obéissance et protection : Jacob, David, Élie. Fuir n’est pas toujours lâcheté : cela peut être sagesse et fidélité pour préserver la vie et la promesse. Dans Mt 2, la fuite en Égypte place Jésus dans la mémoire d’Israël (descendre/ressortir d’Égypte) et montre la providence de Dieu face à la violence des puissants. Dans les épîtres, “fuyez” devient aussi un langage moral : fuir l’idolâtrie, fuir l’immoralité, c’est choisir l’alliance plutôt que le péché. L’arrière-plan sémitique relie donc fuite et salut : Dieu délivre et conduit par des chemins inattendus.
On juge souvent la fuite comme faiblesse. Le NT nuance : parfois fuir est un acte de sagesse et d’obéissance (Joseph), parfois un impératif moral (fuir la tentation). Le mot appelle à discerner : quand rester est courage et quand fuir est fidélité. Le contexte est décisif.
Fuite pour se mettre en sécurité; parfois image d’éviter le mal (selon contexte).
En Mt 2, Joseph fuit pour protéger l’enfant: obéissance rapide à l’avertissement de Dieu.
Ne pas spiritualiser Mt 2 : ici, fuite réelle et obéissance concrète.
Fuite face au danger; appel à fuir le péché (1 Co 6,18) selon contexte.
rester; demeurer
s’enfuir; échapper
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s’enfuir
Mt 2,13–14 ; 1 Co 6,18 ; 2 Tm 2,22
G5343
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fyoo’-go
pheugo