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serment — ὅρκος — horkos

Sens (principal)

Serment.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ὅρκος signifie serment, engagement juré. Le nom désigne une parole solennelle qui invoque une garantie (souvent Dieu) pour attester la vérité ou promettre quelque chose. Logiquement, ὅρκος met en relief le poids de la parole : un serment lie, engage, et expose au jugement si l’on ment. Dans le NT, Jésus met en garde contre la multiplication des serments : que votre oui soit oui. Le NT ne nie pas la gravité du serment; il appelle à une vérité tellement stable qu’elle n’a pas besoin d’artifice. Ainsi, ὅρκος révèle un problème : quand la parole ordinaire n’est pas fiable, on surenchérit. En somme, ὅρκος désigne le serment : parole lourde, à manier avec crainte de Dieu.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’AT parle souvent de serments (alliances, promesses) et interdit de jurer faussement. La pensée sémitique comprend que Dieu est témoin de la parole : jurer engage devant lui. Ainsi, ὅρκος résonne avec l’alliance : Dieu lui-même jure parfois pour confirmer sa promesse, montrant la solidité de sa parole. Cela met en contraste la fragilité de la parole humaine.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, on jure “par habitude”, ou on fait des promesses légères. ὅρκος corrige : la parole engage. Clarification : l’appel de Jésus vise une culture de vérité : ne pas avoir besoin de serments parce que la parole est fiable. En prédication exégétique, ὅρκος aide à parler d’intégrité : être vrai dans les petites paroles. Le mot corrige un contresens moderne : penser que le langage est sans conséquence; bibliquement, la parole est responsabilité.

Courte description — (aide remplissage)

Engagement solennel confirmé par un serment.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Un serment vise à établir la confiance; Dieu l’utilise pour affermir la certitude de sa promesse.

Pièges lexicaux

Ne pas encourager les serments légers: Mt 5/Jc 5 appellent à une parole vraie sans besoin de serment.

Usage biblique (mini)

Assurance des promesses; avertissements sur les serments légers.

Antonymes / contrastes (FR)

mensonge; parjure

Synonymes / proches (FR)

serment; engagement solennel

À ne pas confondre avec…

diathēkē (alliance) : serment ≠ alliance, mais peut la confirmer

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Alliance / loi
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

serment

Versets clés (liste)

He 6,16–18; Mt 5,34–37; Jc 5,12

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3727

Lemme / racine (optionnel)

horkizō (faire jurer)

Prononciation — (aide remplissage)

hor-kos

Translit. — NOYAU

horkos

Vérifiable
Champs sémantiques
Alliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte fixe la visée : en Mt 5, le problème est la manipulation de la parole (serments pour paraître fiable). En Hé 6, Dieu utilise le serment pour affermir la promesse (grâce). Règle : distinguer serment humain (éthique) vs serment divin (assurance) selon passage.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 5,31–37 — “serment” (G3727) : le mot renvoie au fait de jurer pour garantir sa parole, et Jésus en critique l’usage manipulateur. L’indice est la série “ne jurez pas… que votre oui soit oui”. - Mt 5,31–37 — Option A (serment comme vérité) / Option B (serment comme échappatoire) : le co-texte montre que les serments servent à contourner la sincérité (différencier par le temple, etc.), donc Jésus vise B : une parole simple et fiable.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre serment/garantie : le mot désigne un serment, donc l’univers juridique de l’engagement solennel et de la confiance établie par une garantie. Dans Mt 5, il touche à l’éthique de la parole (que votre oui soit oui). Dans Hé 6, il souligne la certitude d’une promesse divine.