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servante — παιδίσκη — paidiskē

Sens (principal)

Servante; jeune servante/esclave domestique (παιδίσκη — paidiskē).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

παιδίσκη signifie “servante, jeune servante”. Dans Lc 22,56, Luc indique qu’une servante voit Pierre assis près du feu, le regarde attentivement et dit : “Cet homme était aussi avec lui.” La pensée grecque est d’observer la fonction narrative de ce terme. La servante n’est pas une autorité du Sanhédrin; elle n’est pas un soldat armé. Pourtant, elle devient la première voix qui déclenche le reniement. Cela révèle la logique du passage : l’épreuve de Pierre ne vient pas d’abord d’un tribunal, mais d’une interaction sociale ordinaire. Le mot παιδίσκη situe aussi la scène dans l’univers domestique de la maison du grand prêtre : cour, feu, serviteurs. Ce décor “banal” contraste avec la gravité du moment : le disciple renie le Seigneur. Le garde-fou est de ne pas surinterpréter la servante comme si elle avait une intention particulière. Luc ne la décrit pas ainsi. Elle constate, elle parle. L’accent est sur la réaction de Pierre. La présence d’une παιδίσκη rend le reniement plausible : la pression sociale peut commencer par une remarque simple. Cela met en lumière un mécanisme : la chute est déclenchée par des “petits” moments. Le disciple vacille devant une personne de faible statut, ce qui souligne la fragilité du cœur. Le terme contribue aussi à l’ironie : Pierre avait brandi une épée plus tôt, mais il renie devant une servante. La force humaine est incohérente. Ainsi, παιδίσκη sert à exposer la différence entre courage affiché et courage réel. Dans la structure narrative, la servante est la première “accusation” qui lance une série de trois. Elle devient un maillon de progression : accusation → reniement → accusation → reniement → accusation → reniement. Le récit montre comment une situation s’intensifie. Le terme “servante” rappelle enfin que la Passion traverse des espaces ordinaires : des décisions lourdes se jouent au milieu de scènes quotidiennes. Le lecteur comprend : la fidélité se teste dans l’ordinaire. Les identifications (“tu étais avec lui”) mettent le disciple face à une décision : avouer ou nier. La παιδίσκη devient donc un personnage fonctionnel : elle fait apparaître la décision. Et sa faible position sociale accentue l’idée que la peur ne dépend pas seulement de la puissance de l’interrogateur, mais de la menace perçue. Pierre se sent menacé même par une servante, parce que le contexte global est dangereux. Ainsi, la pensée grecque consiste à voir que παιδίσκη ne dit pas “petit problème”. Au contraire : elle montre que la tentation peut être petite en apparence et grande en effet. Le disciple tombe dans l’ordinaire. Puis, le regard du Seigneur déclenche le souvenir et les larmes. Le récit garde donc un réalisme : la crise commence dans une cour, avec une servante. Et c’est là que la parole du Seigneur se vérifie. Ainsi, παιδίσκη fait partie du dispositif qui rend le reniement concret et progressif.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible montre souvent que la vérité et la crise surgissent par des acteurs inattendus : un petit, un serviteur, une personne sans statut. Dans Lc 22, une servante identifie Pierre. Cela rappelle que l’épreuve ne vient pas toujours par des menaces visibles et officielles. Elle vient aussi par des mots ordinaires, des regards, des remarques. La pensée biblique souligne que la crainte de l’homme piège : on peut trembler devant une parole humaine plus que devant Dieu. Pierre a peur d’être associé à Jésus. La servante, sans pouvoir officiel, devient le déclencheur. Cela montre que la fragilité du cœur ne dépend pas du statut de l’interlocuteur. Elle dépend de ce que l’on craint. La servante rappelle aussi le cadre domestique : cour, feu, maison. L’univers biblique souligne que le cœur se révèle dans le quotidien. On peut être courageux dans des moments “publics” et tomber dans une conversation ordinaire. Le texte montre ensuite que Pierre n’est pas laissé dans son reniement : le Seigneur regarde Pierre et la parole revient à sa mémoire. Les larmes de Pierre montrent un cœur touché. Dans les textes bibliques, les larmes peuvent accompagner une prise de conscience et un retour à la vérité. Ainsi, la servante dans le récit devient un miroir : ce qui nous expose n’est pas toujours un ennemi puissant, mais une situation ordinaire. Et ce miroir révèle ce qui gouverne le cœur. Le passage met en évidence la progression : une première identification ouvre la porte à d’autres accusations. Pierre se met alors à nier. Dans ce cadre, la servante n’est pas présentée comme “coupable” : elle est un élément de scène qui rend visible la peur du disciple. Le récit rappelle ainsi une dynamique fréquente : l’épreuve commence dans le petit, puis s’intensifie. Les figures de serviteurs et de petits personnages, souvent, rendent les récits concrets. Ici, elles rendent la chute de Pierre plausible et progressive. Et la suite montre que la parole du Seigneur demeure la référence qui ramène. La cour, le feu, la servante : tout cela sert à montrer comment l’épreuve se produit dans la vie réelle. Et comment le retour commence quand la parole revient en mémoire.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un contresens moderne serait de penser que la chute de Pierre aurait été compréhensible seulement face à un tribunal armé. Luc montre l’inverse : elle commence face à une servante. La clarification est que la pression sociale n’a pas besoin d’une grande autorité pour être efficace. Un simple regard, une phrase (“tu étais avec lui”) peut déclencher la peur, parce que l’enjeu est la réputation et la sécurité. Le garde-fou est de ne pas accuser la servante comme si elle était l’ennemi principal. Luc ne la présente pas ainsi. Elle joue un rôle narratif : elle met Pierre face à une décision. Le centre reste Pierre : avouer ou nier. Pour un lecteur moderne, παιδίσκη aide à voir que la question de la confession se joue souvent dans l’ordinaire. La foi n’est pas une affaire privée sans conséquence sociale. La question “tu étais avec lui” est une question d’association. Elle touche l’identité. Et Pierre répond en se désolidarisant. La scène montre aussi que la chute peut être progressive : une première accusation, un premier reniement, puis une escalade. Le texte montre ensuite un pivot : le regard du Seigneur et la mémoire de la parole. Pierre n’est pas ramené par une stratégie, mais par un retour à une parole dite auparavant, confirmée par le chant du coq. Dans une lecture moderne, cela met en évidence deux points : (1) l’environnement social peut exercer une pression forte même à travers des interactions simples, (2) le retournement passe par la vérité rappelée. Le texte ne s’arrête pas sur la psychologie de la servante; il s’attache au mouvement de Pierre. Il montre une situation où l’on veut rester proche sans être identifié, puis où l’on se protège par le déni. Et il montre ensuite comment la parole du Seigneur ramène le disciple à la vérité. Cela garde la scène concrète : cour, feu, regard, souvenir, larmes. Ainsi, παιδίσκη aide à lire la progression : une scène très ordinaire peut devenir le lieu d’une décision majeure. Et un rappel de la parole peut devenir le point de bascule vers un retour à la vérité.

Courte description — (aide remplissage)

Dans ce passage, « servante » désigne une femme du foyer qui, sous l’autorité du maître, assure le soutien et la responsabilité dans l’action narrative.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 22,56, la παιδίσκη est la servante de la cour qui reconnaît Pierre près du feu et lance la première accusation qui déclenche le reniement.

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Personnages domestiques qui interviennent dans des scènes (porte, cour, reconnaissance).

Antonymes / contrastes (FR)

maître/maîtresse (statut) ; homme libre (statut)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

δοῦλος/δούλη (esclave/serviteur) — terme plus général; παιδίσκη insiste sur jeune servante domestique

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

servante

Versets clés (liste)

Mc 14,66-69; Ac 12,13

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3814

Lemme / racine (optionnel)

Diminutif de παῖς (enfant/serviteur) → παιδίσκη

Prononciation — (aide remplissage)

pai-DIS-kē (approx.)

Translit. — NOYAU

paidiskē

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
PéchéGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le terme désigne une jeune servante domestique. Selon les récits (ex. Pierre), elle peut être un personnage déclencheur (reconnaissance). Ne pas surinterpréter; rester descriptif.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre maison/servitude : fonctionnement du foyer, dépendance sociale. Dans les récits, ces figures peuvent jouer un rôle narratif (question, témoignage).

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune