Signe
σημεῖον signifie signe : un indice visible qui renvoie à une réalité plus profonde. Le mot n’est pas seulement un “miracle” spectaculaire; il désigne un acte ou un événement qui pointe, qui signifie, qui révèle. Logiquement, σημεῖον implique un référent : un signe est fait pour être interprété. Dans le NT, surtout chez Jean, les σημεῖα révèlent l’identité de Jésus et appellent à la foi; ils ne sont pas une fin en soi. Le terme met en relief la responsabilité du lecteur : voir le signe et comprendre ce qu’il indique (le Royaume, la gloire, la compassion). En somme, σημεῖον désigne un signe révélateur : événement visible qui pointe vers la vérité de Dieu, et qui appelle une réponse (foi, repentance) plutôt qu’une simple fascination.
L’AT connaît les “signes et prodiges” : Dieu donne des signes pour confirmer sa parole (Exode), pour avertir, ou pour sceller une alliance (arc, circoncision). La pensée sémitique comprend qu’un signe n’est pas du divertissement : il est un acte de Dieu qui authentifie et oriente. Mais l’AT montre aussi le danger : voir des signes et durcir le cœur (Pharaon). Ainsi, σημεῖον résonne avec cette tension : Dieu révèle, et l’homme peut répondre par foi ou par endurcissement. Dans le NT, les signes de Jésus accomplissent les promesses et montrent la visitation de Dieu. La pensée sémitique aide donc à entendre le signe comme parole en acte : Dieu se manifeste pour conduire à l’alliance, pas pour nourrir la curiosité.
Aujourd’hui, on cherche des “preuves” ou du spectaculaire. σημεῖον, bibliquement, met l’accent sur le sens : un signe pointe vers quelque chose. Clarification : le but n’est pas d’accumuler des miracles, mais de reconnaître qui est Jésus et d’entrer dans la foi. En prédication exégétique, σημεῖον aide à corriger un contresens moderne : traiter les miracles comme gadgets ou comme performances. Le NT les présente comme révélations. Le mot met donc en avant la question centrale : qu’est-ce que ce signe révèle de Dieu, et comment y répondre ?
Signe : acte/indice qui pointe vers une réalité plus grande ; dans Jean, miracles-signes révélant Jésus.
Signe : événement/acte indiquant, attestant ou révélant quelque chose.
Chercher des signes au lieu de l’obéissance ; réduire les signes à du spectaculaire.
Signes de Jésus ; demande de signes ; signes des temps.
aveuglement, incrédulité
signe, indice
spectacle ; magie ; recherche de signes sans foi
signe
Jn 2.11; Jn 20.30-31; Mt 12.39
G4592
(nom)
sè-MÉï-on
sēmeion
Ne pas réduire à “miracle” : un signe est un acte qui signifie quelque chose. En Mt 12,39, le co-texte (demande de signe, réponse de Jésus) impose une nuance polémique : la demande peut être incrédule. Règle : préciser ce que le signe atteste (qui est Jésus, que Dieu est à l’œuvre) et si la demande est fidèle ou testante.
- Mt 12,38–39 — “signe” (G4592) : preuve demandée pour valider Jésus, mais la demande est incrédule. L’indice est “génération mauvaise… demande un signe”. - Mt 16,4 — Option A (signe = miracle à consommer) / Option B (signe = indice messianique culminant) : le co-texte tranche vers B : seul le signe de Jonas est donné.
Registre indication/attestation : le signe est un acte ou événement qui pointe vers une réalité plus grande (identité, autorité, message). Il active l’univers de la preuve et de la révélation : un signe atteste que Dieu agit. Dans Matthieu, il peut être demandé comme preuve, mais Jésus renvoie au sens spirituel du signe.