Nom : sueur, manifestation corporelle visible d’un effort ou d’une détresse intense.
ἱδρώς signifie sueur. Dans Lc 22,44, Luc décrit la sueur de Jésus “comme des grumeaux de sang” tombant à terre. Exégétiquement, le mot sert à exprimer la corporalité de l’agonie : la détresse n’est pas seulement intérieure, elle se manifeste physiquement. La logique narrative est progressive : prière, fortification, intensification, puis description corporelle. ἱδρώς fonctionne ainsi comme marqueur d’intensité, sans que Luc demande une explication médicale détaillée. La comparaison “comme du sang” souligne un degré extrême, et elle s’inscrit dans le style lucanien qui souligne parfois des détails concrets. Le terme aide donc à lire le passage avec sobriété : Luc montre que Jésus traverse une épreuve réelle, dans son corps, au moment où il se soumet à la volonté du Père. Ainsi, le mot “sueur” contribue à l’image du Messie souffrant : il porte la pression de l’heure, et cela se voit. Il renforce aussi le contraste avec le sommeil des disciples : Jésus lutte jusqu’au bout, eux fléchissent. Le mot devient donc un élément de la théologie de la passion : le salut passe par une obéissance concrète qui engage le corps du Messie.
L’AT décrit parfois la détresse par des images corporelles : cœur qui fond, forces qui s’épuisent, larmes, gémissements. La pensée sémitique n’oppose pas fortement intérieur et extérieur : le corps exprime ce que vit l’âme. Dans ce registre, la sueur qui coule dans l’agonie rejoint l’idée biblique d’une épreuve totale. Les récits de lutte devant Dieu (la nuit, la peur, la proximité de la mort) utilisent souvent un langage concret pour dire l’intensité. Luc 22 présente Jésus comme celui qui entre dans une détresse ultime, et le détail de la sueur rend visible cette entrée. On peut aussi entendre un écho au langage de la “poussière” et de la terre : la sueur tombe à terre, rappelant que l’épreuve est vécue dans la condition humaine. Ainsi, ἱδρώς, même grec, rejoint un imaginaire biblique où la souffrance est réelle et où l’obéissance ne se joue pas seulement en pensée : elle se vit dans la chair. Le Messie assume la condition humaine jusqu’au bout.
Le détail de la sueur “comme du sang” peut susciter soit une curiosité médicale, soit un rejet (“c’est trop”). Luc ne donne pas ce détail pour nourrir une spéculation, mais pour souligner l’intensité de l’agonie de Jésus. Clarification : l’enjeu exégétique est le contraste et la progression du récit : Jésus prie, est fortifié, prie plus instamment, et son corps manifeste la détresse. Pour la prédication exégétique, ἱδρώς aide à montrer que la passion n’est pas un théâtre : Jésus assume réellement la coupe. Le texte garde un équilibre : il décrit la douleur, mais il maintient l’obéissance (“ta volonté”). On reste donc fidèle au passage : la sueur est un signe narratif de l’intensité, pas un point d’appui pour des théories externes.
Nom concret qui décrit la sueur de Jésus comme signe corporel d’une agonie intense.
Dans Lc 22,44, ἱδρώς désigne la sueur abondante de Jésus, signe corporel d’une prière intensifiée sous le poids de l’épreuve.
Ne pas faire du détail un terrain de spéculation externe. Le texte souligne surtout l’intensité narrative et théologique de l’agonie.
Le mot sert à rendre visible l’intensité concrète d’une lutte et d’une prière extrêmes.
repos paisible ; absence de tension corporelle
transpiration ; sueur abondante
Un détail décoratif. Ici, la sueur porte le poids de l’épreuve du Messie.
sueur
Lc 22,44 (si c’est l’occurrence visée)
G2402
hi-dros
hidros
Le mot ne sert pas ici à nourrir une curiosité médicale. Dans Lc 22, il rend sensible la corporalité réelle de l’agonie de Jésus dans la prière.
- Lc 22,39–46 : la sueur de Jésus, comme des grumeaux de sang, manifeste la violence de l’agonie au moment où il se soumet à la volonté du Père.
Le mot active un registre de souffrance incarnée et de prière extrême. Il montre que l’obéissance du Messie passe par une épreuve réellement portée dans le corps.