Ac 2,7; Mc 3,21
G1839
Être stupéfait; être hors de soi; être dans l’étonnement (réaction)
Dans la Bible, l’homme est souvent décrit comme saisi quand Dieu agit d’une manière inattendue, que ce soit par jugement, délivrance ou signe. Cette stupeur peut conduire à l’adoration, à la crainte, ou au refus. Dans Ac 2, la réaction d’étonnement rappelle que la visitation de Dieu n’est pas contrôlable et qu’elle surprend les catégories humaines. L’arrière-plan biblique aide aussi à lire la réaction sans la confondre avec une conversion automatique : être saisi ne signifie pas encore croire; cela signifie être placé devant une décision. Dans la péricope, cette stupeur prépare la parole explicative qui viendra et qui appellera à répondre à Dieu.
Dans Ac 2,7, ἐξίστημι (existēmi) sert à qualifier la réaction immédiate de la foule : elle est stupéfaite et dans l’étonnement. Le grec décrit une sortie de l’état normal, comme si l’événement “déplaçait” les repères habituels. Dans la progression de la péricope, ce verbe est important parce qu’il ouvre deux chemins : soit la recherche du sens, soit le rejet moqueur. Le mot ne dit pas encore quelle interprétation est juste; il constate l’intensité de la réaction devant une incohérence apparente : des Galiléens parlant des dialectes variés. Le sens dans Ac 2,5–13 est donc un saisissement collectif qui met la foule en position de questionner l’événement.
On peut lire l’étonnement comme un détail psychologique, ou au contraire comme la preuve que tout le monde comprend déjà. Le texte l’utilise autrement : il décrit une stupeur qui ouvre un espace de questionnement, mais qui peut aussi déboucher sur la moquerie. Clarification : l’émotion n’est pas la conclusion, elle est le point de départ d’un discernement. Le passage met ensuite au centre le contenu entendu, les merveilles de Dieu, et l’explication christocentrique de Pierre. Le mot aide donc à lire la scène comme une crise de compréhension qui demande une interprétation.
Ac 2,7 : être stupéfait/saisi d’étonnement face à un phénomène inattendu (entendre sa propre langue). Le sens en contexte est la stupéfaction collective qui ouvre soit une question (“qu’est-ce que cela veut dire ?”), soit une moquerie.
Registre de réaction collective : stupéfaction, saisissement. Dans Ac 2,7, il décrit l’état de la foule face à un phénomène qu’elle ne sait pas expliquer immédiatement.
être stupéfait; être hors de soi; être étonné
Option A : être stupéfait au sens d’une réaction neutre (saisi). Option B : être hors de soi au sens de folie/égarement. En Ac 2,7, l’indice de co-texte est la suite immédiate : « tous furent stupéfaits et dans l’étonnement » puis ils posent des questions. Le sens est donc la stupéfaction devant un phénomène, pas un jugement sur leur santé mentale. On retient l’option A : saisissement/étonnement collectif.
Confondre stupéfaction et foi : le texte montre que l’étonnement peut mener à une question sincère ou à une moquerie. Ne pas moraliser la réaction : décrire ce que le récit rapporte.
θαυμάζω (s’émerveiller) : admiration; ἐκπλήσσω (frapper d’étonnement) : autre nuance