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être lent — βραδύνω — bradynō

Sens (principal)

Tarder, être lent, différer.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le mot βραδύνω signifie tarder, être lent, retarder. Sa logique grecque porte sur le délai : une action attendue ne se produit pas immédiatement, ou paraît différée. Le mot doit être distingué de l’inaction pure. Tarder peut signifier ne pas agir encore, agir plus lentement que prévu, ou être perçu comme retard par ceux qui attendent. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : qui tarde ? selon quel point de vue ? quel délai est ressenti ? βραδύνω peut révéler une impatience humaine, une patience divine, ou une lenteur fautive selon le co-texte. Il ne faut donc pas conclure trop vite que le retard est négatif. La nuance centrale est celle d’un écart entre attente et accomplissement. Le mot invite à lire la temporalité comme relationnelle : celui qui attend interprète le délai. Dans certains contextes, ce qui paraît retard peut être miséricorde, patience ou sagesse. Dans d’autres, la lenteur peut être négligence. βραδύνω demande donc de discerner le temps selon l’intention et non seulement selon l’horloge.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît l’expérience du délai. L’Ancien Testament fait entendre les questions : jusqu’à quand ? pourquoi Dieu semble-t-il tarder ? Mais il affirme aussi que Dieu agit au temps fixé, qu’il est lent à la colère et fidèle à sa promesse. Cette sensibilité éclaire βραδύνω. Le mot peut être entendu à partir de la tension entre l’attente humaine et le temps de Dieu. Pour un lecteur moderne, un retard est souvent un dysfonctionnement. La pensée biblique est plus profonde : ce qui paraît retard peut devenir espace de patience, d’appel, de repentance ou de maturation. Cela ne signifie pas que toute lenteur est bonne. Le co-texte doit préciser si la lenteur est reprochée ou expliquée. βραδύνω invite à ne pas juger trop vite l’action de Dieu avec nos calendriers. Il rappelle aussi que l’attente révèle le cœur : impatience, confiance, moquerie, espérance ou persévérance. Dans l’univers biblique, le temps n’est pas vide. Le délai peut être habité par la fidélité de Dieu, même lorsqu’il éprouve la perception humaine.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre βραδύνω comme un simple retard. Dans une culture de rapidité, tout délai paraît souvent négatif. Le mot biblique demande une clarification : tarder ne signifie pas toujours manquer à une promesse. Il faut demander qui perçoit le retard et selon quel critère. Une action peut sembler lente à l’attente humaine tout en correspondant à une intention plus profonde. Le co-texte doit donc décider si la lenteur est faute, patience, délai pédagogique ou perception erronée. βραδύνω aide à réfléchir à notre rapport au temps. Nous confondons souvent immédiateté et fidélité : si cela n’arrive pas vite, nous pensons que cela n’arrivera pas. Le mot peut corriger cette impatience. Il peut aussi nommer une négligence réelle si le contexte le montre. Sa nuance centrale est l’écart entre le moment attendu et le moment de l’action. Il invite à lire cet écart avec discernement, sans projeter automatiquement notre frustration moderne. Le délai peut révéler autant l’objet attendu que le cœur de celui qui attend.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe exprime un délai apparent ou une lenteur perçue.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Le délai de la venue du Seigneur manifeste sa patience envers les humains, afin qu’ils viennent à la repentance.

Pièges lexicaux

Ne pas interpréter le délai comme oubli ou impuissance divine.

Usage biblique (mini)

Employé pour tarder, différer, être lent à agir.

Antonymes / contrastes (FR)

se hâter, accomplir, intervenir

Synonymes / proches (FR)

tarder, différer, être lent, retarder

À ne pas confondre avec…

Abandon, négligence, incapacité.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

être lent

Versets clés (liste)

2 Pi 3,1–7

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1019

Prononciation — (aide remplissage)

bra-DU-no

Translit. — NOYAU

bradynō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
JugementRévélation
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : délai apparent interprété comme patience de Dieu. Option B : retard par incapacité. Dans 2 Pi 3,1–7, le co-texte répond aux moqueurs qui contestent la promesse ; Pierre distingue le temps de Dieu du retard humain. La nuance exclut l’idée d’impuissance divine.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 2 Pi 3,1–7 — 2 Pi 3,9 : Option A : délai apparent voulu par la patience de Dieu ; Option B : retard dû à une faiblesse. Le contraste entre la promesse et la patience envers les hommes fait préférer l’Option A. La nuance protège la fiabilité de Dieu face à la lecture moqueuse du temps.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine eschatologique et pastoral. Le mot répond aux moqueurs et révèle la patience de Dieu.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune