Prochain; voisin
πλησίον signifie proche, voisin, prochain — celui qui est “près”. Le mot ne définit pas d’abord une catégorie ethnique ou religieuse, mais une proximité relationnelle : la personne qui se trouve à côté de toi, celle que tu rencontres. Logiquement, πλησίον fonctionne comme terme relationnel : le prochain est défini par la situation. Dans le NT, il devient central dans le commandement d’amour : aimer son prochain comme soi-même. Jésus élargit et radicalise la définition (parabole du Samaritain) : le prochain n’est pas seulement celui de mon groupe; c’est celui envers qui je deviens proche par la miséricorde. Ainsi, πλησίον sert à déplacer la question : au lieu de demander “qui est mon prochain ?”, le texte pousse à devenir le prochain de l’autre. En somme, πλησίον désigne la proximité : le prochain comme personne rencontrée, et l’amour du prochain comme acte concret de miséricorde qui traverse les frontières.
L’AT commande d’aimer le prochain (re‘a) et de pratiquer la justice dans la communauté. La pensée sémitique comprend que l’amour du prochain se manifeste en actes : ne pas voler, ne pas opprimer, aider, protéger. L’AT élargit aussi à l’étranger : aimer l’étranger parce qu’Israël a été étranger. Ainsi, πλησίον résonne avec cet arrière-plan : le prochain est celui envers qui tu dois la justice et la miséricorde. Dans le NT, Jésus montre que la miséricorde fait la proximité : le Samaritain devient proche de celui qui était blessé. La pensée sémitique aide donc à entendre le prochain comme responsabilité d’alliance : être fidèle à Dieu se voit dans l’amour concret de celui qui est à côté — y compris l’étranger et l’ennemi.
Aujourd’hui, “prochain” peut rester abstrait (“aimer tout le monde”). πλησίον, bibliquement, est concret : le prochain est la personne proche, rencontrée, celle que Dieu place sur ton chemin. Clarification : l’amour du prochain n’est pas un sentiment universel vague; il se traduit par des actes précis de miséricorde. En prédication exégétique, πλησίον aide à déplacer la question : arrêter de chercher des limites (“qui mérite mon amour ?”) et devenir proche par le service. Le mot corrige un contresens moderne : dissocier amour et action. Le texte met en avant une proximité active : se rendre proche, porter secours, aimer en vérité.
Dans ce passage, « πλησίον » désigne la personne proche qui partage notre condition humaine, appelée à être aimée comme notre voisin.
Ne pas réduire à ‘mes proches seulement’. Jésus élargit la notion (Samaritain).
Commandement central : aimer son prochain. Jésus élargit la notion par l’exemple (Samaritain).
ennemi (dans l’amour) (selon contexte); indifférence
prochain; voisin; celui qui est proche
ἀδελφός (frère) : relation interne; πλησίον vise la proximité humaine/morale.
voisin
Lv 19,18; Mc 12,31; Lc 10,36-37
G2978
plēsion
Peut désigner le prochain au sens de proche (membre du peuple) ou, dans l’enseignement de Jésus, s’élargir (prochain = celui que je rencontre). Le co-texte tranche (Lévitique 19; parabole du Samaritain). Ne pas le réduire à “voisin géographique” uniquement.
Registre relationnel/alliance : relations sociales, responsabilité envers l’autre, solidarité. Dans les commandements, il pointe la proximité humaine comme lieu d’obéissance visible.