paradis, jardin (lieu de délices)
παράδεισος désigne un jardin/paradis, lieu de délices, et dans Lc 23,43 le mot sert une promesse immédiate : “aujourd’hui… avec moi… dans le paradis”. Le terme structure donc l’espérance en termes de présence : le paradis est défini par “avec moi” plus que par une description. Logiquement, le mot rend la grâce choquante : au cœur de la croix, une porte s’ouvre, non par mérite, mais par la parole de Jésus. Dans les usages plus larges (2 Co 12,4; Ap 2,7), παράδεισος fonctionne comme repère de communion et de restauration. Il sert donc à relier salut et destination : la mort n’est pas le terme final, mais un passage vers la présence de Dieu.
L’arrière-plan biblique évoque le jardin d’Éden (lieu de vie et de proximité avec Dieu) et l’espérance d’un retour à la bénédiction perdue. L’image du jardin renvoie à la vie, à l’abondance, et à la présence de Dieu, par contraste avec la malédiction et la mort. Dans une lecture sémitique, la promesse “avec moi” est centrale : le paradis n’est pas d’abord un décor, mais la restauration de la communion. Cela donne au mot une profondeur d’alliance : Dieu ramène un pécheur dans un lieu de paix.
On imagine souvent le “paradis” comme un lieu flou, ou on le réduit à “aller au ciel”. Ici, le mot est clarifié par la phrase : être “avec Jésus”, et cela “aujourd’hui”. La clarification utile : le centre n’est pas la géographie de l’au-delà, mais la communion accordée par grâce au moment même où toute œuvre est impossible. Le mot “paradis” sert donc à exprimer une consolation réelle et immédiate, sans transformer le verset en spéculation.
Désigne le “paradis” comme lieu de bénédiction; image de jardin et de présence de Dieu.
Dans Lc 23,43, Jésus promet au malfaiteur repentant : « aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » : promesse d’être avec Jésus dans le lieu de la présence et de la consolation après la mort.
Ne pas sur-décrire le paradis au-delà des textes : le mot exprime surtout la bénédiction d’être avec Dieu. Ne pas réduire à un “lieu de repos” impersonnel : l’accent est relationnel (“avec moi”).
Employé pour parler du lieu de bénédiction et de la présence de Dieu (Lc 23,43).
séparation d’avec Dieu, jugement, perdition
jardin; séjour de paix; présence de Dieu
ᾅδης — séjour des morts (autre notion) ; γέεννα — géhenne (jugement)
jardin
Lc 23,43; 2 Co 12,4; Ap 2,7
G3857
Emprunt (vieux-perse) via grec : paradeisos (jardin/parc) (selon lueur).
pa-ra-déï-sos
paradeisos
Le co-texte contraint le sens : (1) “aujourd’hui” + (2) “avec moi” + (3) promesse adressée à un mourant. Ici, παράδεισος n’est pas “un jardin sur terre” mais le lieu/état de bénédiction auprès de Dieu. Option A : sens littéral “jardin/parc” ; Option B : sens théologique “paradis”. L’indice décisif est l’association à la mort imminente et à la communion “avec Jésus”.
Registre eschatologique et relationnel : lieu de consolation et de présence (“avec moi”). L’image active aussi l’univers création / jardin / vie, en contraste avec le gibet et la mort.