Contenir, accueillir ou faire place.
Le verbe χωρέω se construit autour de l’idée d’espace disponible. Il peut signifier contenir, avoir place, faire place, recevoir ou avancer. Sa pensée grecque est spatiale avant d’être figurée : quelque chose peut entrer parce qu’un espace existe ; une réalité peut être accueillie parce qu’il y a capacité. Le mot devient particulièrement riche lorsqu’il passe du domaine matériel au domaine intérieur ou relationnel. Contenir ne signifie pas seulement enfermer ; cela peut signifier avoir assez de largeur pour recevoir. χωρέω interroge donc la capacité : qu’est-ce qui peut être accueilli ? Qu’est-ce qui ne trouve pas de place ? Pour enrichir la compréhension, il faut garder la souplesse du terme. Il peut parler d’un lieu physique, mais aussi d’un cœur, d’une pensée ou d’une relation qui fait place. Le mot évoque l’opposé de l’étroitesse : une disponibilité, une amplitude, une capacité d’accueil. Il ne faut pas le réduire à un contenant passif. χωρέω peut décrire une dynamique d’ouverture : ce qui était fermé ou trop étroit devient capable de recevoir une parole, une personne ou une réalité plus grande.
Dans la Bible, l’espace est souvent signe de vie. Dieu crée un lieu habitable, ouvre un chemin, élargit le cœur, donne une terre, fait place à son peuple. Le mot χωρέω peut être éclairé par cette sensibilité biblique : recevoir demande de l’espace. La pensée hébraïque ne sépare pas l’espace extérieur de l’espace intérieur. Un cœur peut être large ou étroit, une maison peut accueillir ou exclure, une communauté peut faire place ou se fermer. Pour un lecteur occidental moderne, ce mot aide à comprendre que l’accueil n’est pas seulement une idée morale ; c’est une capacité concrète. Faire place à une parole, à une personne ou à Dieu lui-même suppose un déplacement intérieur. La Bible montre souvent que le problème humain n’est pas seulement l’ignorance, mais le manque de place : trop d’orgueil, de peur, de convoitise ou de fermeture. χωρέω devient alors un mot de disponibilité. Il invite à demander ce que notre cœur peut contenir et ce qu’il refuse. La vie avec Dieu élargit l’espace intérieur pour recevoir plus que ce que l’on pouvait porter seul.
Dans une perspective moderne, χωρέω peut être compris à partir de la notion de capacité. Nous parlons de capacité mentale, émotionnelle, relationnelle : pouvoir recevoir une information, accueillir une personne, supporter une tension, intégrer une réalité nouvelle. Le mot grec offre une image simple : y a-t-il de la place ? Cette question est plus profonde qu’elle n’en a l’air. Beaucoup de difficultés ne viennent pas seulement du contenu reçu, mais de l’espace intérieur disponible pour le recevoir. χωρέω aide à penser l’accueil comme une capacité qui peut être limitée ou élargie. Il ne s’agit pas seulement de tolérer quelque chose ; il s’agit de pouvoir lui faire place sans être détruit ou fermé. Le mot peut aussi éclairer les relations : une personne peut être physiquement présente mais ne pas avoir de place dans le cœur d’un autre. Pour enrichir la compréhension, il faut tenir ensemble le concret et le figuré. Contenir, accueillir, faire place : ces sens se répondent. Dans une culture saturée, χωρέω rappelle que l’espace intérieur est précieux. Recevoir vraiment demande parfois de libérer de la place.
Verbe de capacité d’accueil : il indique qu’un espace, un cœur ou une relation peut contenir, recevoir ou faire place. Le mot doit être lu à partir de l’objet accueilli.
Dans le contexte relié, le mot doit être compris comme une question de place disponible. Le sens réel concerne la capacité d’accueillir ou de recevoir ce qui vient, plutôt qu’une simple mesure matérielle d’espace.
Éviter de choisir un sens abstrait sans vérifier le co-texte. Le mot varie entre espace concret et accueil intérieur.
Usage spatial devenu parfois relationnel ou spirituel. Le mot aide à discerner si le passage parle de place physique, de disponibilité intérieure ou d’accueil communautaire.
rejeter ; exclure ; fermer ; être trop étroit
contenir ; accueillir ; faire place ; recevoir ; avoir de la place
Ne pas réduire le mot au sens physique de contenir si le contexte parle du cœur ou de la relation. Le sens peut être figuré.
contenir
G5562
χωρέω : avoir place, contenir, faire place.
khô-ré-ô
chōreō
Le co-texte doit préciser si le mot parle d’un espace physique, d’un accueil intérieur ou d’une capacité à recevoir. Option A : contenir matériellement ; Option B : faire place à une parole, une personne ou une réalité. L’indice décisif est le sujet et l’objet du verbe. Ne pas spiritualiser automatiquement : partir d’abord de l’idée d’espace disponible, puis seulement élargir si le passage l’impose.
Évoque la capacité d’accueillir, de contenir ou de faire place. La nuance peut toucher autant l’espace intérieur que la disponibilité relationnelle à recevoir une parole ou une personne.
Registre spatial, relationnel et intérieur. Le mot active l’univers de l’espace disponible : contenir, recevoir, ouvrir ou refuser la place. Il invite à repérer le sujet qui accueille et l’objet qui demande place.