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nommer — ὀνομάζω — onomazo

Sens (principal)

Nommer; donner le nom; être nommé

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, ὀνομάζω (“nommer”, “appeler”, “mentionner”, parfois “invoquer” selon contexte) lie la parole à l’identité : dire un nom, attribuer un titre, ou rendre public. La logique du passage contraint la nuance : parfois il s’agit d’instituer (nommer des apôtres), parfois d’éviter la mention (ne pas même nommer certains péchés), parfois de parler d’un nom “déjà nommé” (Évangile déjà prêché), parfois d’invoquer un nom en prétendant à une autorité (Ac 19). Exégétiquement, le verbe est important parce qu’il montre que le “nom” dans la Bible n’est pas un bruit : il touche l’identité et, parfois, l’autorité. La nuance utile est donc : nommer/mentionner/invoquer, déterminée par le contexte. Pour comprendre, on repère l’objet : qu’est-ce qui est nommé ? une personne, un péché, le nom de Jésus ? Ainsi, ὀνομάζω peut servir à fonder une éthique : certains comportements ne doivent pas même être “nommés” au sens d’être banalisés ou valorisés. Il peut aussi servir à fonder une mission : prêcher là où Christ n’a pas été “nommé”. Et il peut servir à dénoncer une religiosité magique : prononcer le nom de Jésus sans relation réelle n’est pas exercer son autorité. Exégétiquement, ce point est crucial : le “nom” de Jésus n’est pas une formule. Il renvoie à la personne et à sa seigneurie. Le lecteur doit donc distinguer : nommer (mention) vs invoquer (appel à l’autorité). Dans tous les cas, le verbe structure la réalité : ce qui est nommé devient repère, statut ou proclamation. Ainsi, ὀνομάζω peut aussi montrer la puissance de la parole : nommer, c’est parfois reconnaître publiquement. Exégétiquement, cela invite à lire les usages avec soin : une même racine peut porter des fonctions différentes. Le sens précis dépend du passage, mais l’idée centrale demeure : le nom est lié à l’identité, et la mention publique a un poids. Le verbe aide donc à discerner ce que l’on proclame, ce que l’on évite de banaliser, et comment on se rapporte au nom de Jésus (relation, pas magie).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, le nom exprime l’identité et, souvent, la vocation. Le repère principal est simple : invoquer le nom du Seigneur est un acte d’alliance, et porter le nom du Seigneur engage une manière de vivre. L’Ancien Testament montre que Dieu révèle son nom, que le peuple “invoque” ce nom, et que le nom peut être profané ou honoré. Cela éclaire ὀνομάζω : “nommer” peut toucher à une réalité spirituelle, pas seulement linguistique. Dire le nom du Seigneur, c’est se placer sous son autorité. Mais l’AT met aussi en garde : ne pas prendre le nom de Dieu en vain. Ainsi, prononcer un nom sans vérité du cœur est un danger. Cela résonne avec des passages comme Ac 19 : certains veulent utiliser le nom de Jésus comme outil, et cela échoue. L’arrière-plan AT rappelle aussi que nommer peut instituer : Dieu nomme, ou Dieu fait nommer, et cela établit un statut (prêtre, roi, peuple). Ainsi, “nommer” peut être un acte fondateur. Enfin, l’AT montre qu’il y a des choses qu’on ne doit pas “nommer” avec complaisance : le mal ne doit pas être célébré. Exégétiquement, cela donne une densité : ὀνομάζω peut parler d’identité, de proclamation, et de sainteté. Le lecteur est invité à honorer le nom, à invoquer avec foi, et à ne pas traiter la parole comme un jeu. Le nom est alliance. Ainsi, le verbe devient un repère d’univers biblique : identité, autorité, et sainteté du nom.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “nommer” peut sembler une formalité : donner une étiquette. La clarification utile est : ὀνομάζω peut signifier nommer/mentionner, mais aussi, selon le contexte, invoquer un nom avec une prétention d’autorité. Exégétiquement, il faut donc regarder : le passage parle-t-il de nomination (statut), de mention (proclamation), ou d’invocation (autorité) ? On reste descriptif. Ainsi, on évite des contresens : croire que “prononcer” le nom de Jésus serait automatique, comme une formule. La Bible insiste : le nom renvoie à la personne. Le lecteur moderne peut aussi comprendre une sagesse éthique : ce qu’on “nomme” et ce qu’on répète façonne la culture; ne pas même nommer certains péchés peut vouloir dire ne pas les normaliser. Exégétiquement, “nommer” peut aussi soutenir la mission : annoncer Christ là où il n’a pas été nommé, c’est étendre la connaissance. Le verbe touche donc à la communication, mais aussi à l’identité. Pour le lecteur moderne, l’application simple est : traiter le nom de Dieu avec respect, proclamer avec vérité, et ne pas utiliser le langage spirituel comme un outil. ὀνομάζω rappelle que les mots, dans la Bible, engagent. Le nom est plus qu’un son : il est relation, autorité et témoignage.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : nommer / donner un nom / être nommé; parfois : invoquer.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Nommer = désigner, conférer un titre, ou parler d’un nom publiquement. Dans certains passages, le “nom” implique l’identité/autorité; le verbe peut donc être lié à la proclamation ou à l’invocation.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre “nommer” avec “connaître” : prononcer un nom n’est pas avoir l’autorité spirituelle (Ac 19). Et quand Paul dit “non nommé”, il parle d’annonce de l’Évangile, pas d’interdiction de prononcer le nom.

Usage biblique (mini)

Donner un nom (Lc 6,13–14) ; être nommé (Rm 15,20) ; invoquer le nom de Jésus (Ac 19,13) ; ne pas même nommer certains péchés (Ep 5,3).

Antonymes / contrastes (FR)

taire, omettre, ignorer

Synonymes / proches (FR)

nommer, appeler, désigner, prononcer

À ne pas confondre avec…

καλέω (appeler) ; ὄνομα (nom, substantif)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

nommer

Versets clés (liste)

Lc 6,13–14 ; Ac 19,13 ; Rm 15,20 ; Ep 5,3 ; 2 Tm 2,19

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3687

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

De ὄνομα (nom)

Prononciation — (aide remplissage)

on-om-ad’-zo

Translit. — NOYAU

onomazo

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
AllianceRoyaume
Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre identité/autorité : nommer établit un statut (donner le nom d’apôtres), ou rendre public/mentionner; peut aussi porter l’idée d’invoquer un nom (Ac 19,13).