Verbe : faire tort, nuire, traiter injustement, commettre une injustice envers quelqu’un.
Dans les évangiles, ἀδικέω (“nuire”, “faire tort”, “commettre une injustice”) est un verbe qui met l’accent sur l’action injuste : on cause un tort réel, on traite quelqu’un de manière mauvaise. La logique du passage contraint la nuance par la situation : s’agit-il d’un tort social (opprimer, léser), d’une injustice dans un jugement, ou d’un acte qui blesse ? Le verbe reste concret : il y a un auteur et une victime. Exégétiquement, ἀδικέω révèle souvent une opposition entre la justice de Dieu et la pratique humaine : nuire n’est pas seulement “faire du mal”, c’est agir contre le droit. La nuance utile est donc : faire tort injustement, léser. Le contexte évangélique peut l’employer pour dénoncer un comportement ou pour décrire une réaction (ne pas nuire à quelqu’un, ne pas faire de tort). Cela peut apparaître dans des discussions où l’on justifie une action : “qui parmi vous ne ferait pas…” ; et alors, le verbe met en évidence une évidence morale : on sait qu’il ne faut pas nuire. Pour comprendre, il faut suivre : quel tort est envisagé et quelle règle est discutée. ἀδικέω sert alors à nommer ce qui est contraire à Dieu, sans jargon : nuire. Il aide à rendre net l’enseignement : la volonté de Dieu ne peut pas se confondre avec l’injustice. Le mot peut aussi établir une ligne : il y a des actions qui sont clairement un tort, et la piété ne les excuse pas. Ainsi, ἀδικέω est un verbe de responsabilité : l’injustice n’est pas un état abstrait, elle se fait, et elle a des victimes.
Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, nuire au prochain est un acte d’injustice que Dieu juge. Le repère principal est simple : Dieu défend la veuve, l’orphelin, l’étranger, et il condamne le tort fait au faible. L’AT parle d’oppression, de violence, de fraude : nuire est souvent une manière de tordre le droit pour son avantage. Ce repère éclaire ἀδικέω : faire tort, c’est agir contre la justice de l’alliance. L’AT insiste aussi sur la droiture dans les jugements et les affaires : ne pas léser, ne pas exploiter. Si un écho est utile, il reste bref : Dieu exige la justice et la miséricorde, et il condamne l’oppression. Dans les évangiles, ce verbe peut apparaître dans des débats où Jésus révèle la cohérence : certains se crispent sur une règle, mais oublient qu’il est clairement injuste de nuire. L’arrière-plan AT aide à entendre cette cohérence : la Loi n’a jamais été donnée pour couvrir l’injustice, mais pour protéger la vie. Ainsi, ἀδικέω devient un repère de l’univers biblique : nuire est une rupture de justice, et Dieu appelle à la droiture concrète. L’exégèse reste sobre : on suit la scène, mais on entend que le Dieu biblique est un Dieu de justice qui voit le tort fait aux autres.
Pour un lecteur moderne, “nuire” peut être entendu comme un dommage général, parfois sans dimension morale : on “nuit” sans faire exprès. Le risque est de perdre la notion d’injustice que porte ἀδικέω. La clarification utile est : ce verbe signifie faire tort injustement, léser, agir contre le droit. Exégétiquement, cela met en jeu la responsabilité : il y a un tort causé à quelqu’un. Le passage évangélique, souvent, utilise ce mot pour rendre un raisonnement clair : on sait qu’il est mauvais de nuire, et donc on comprend qu’il est bon de faire le bien. Cela évite un contresens moderne : réduire le débat à des règles abstraites. Jésus ramène à la justice concrète : nuire ou secourir. On reste descriptif : dans quelle situation le mot apparaît-il ? jugement, relation, accusation, débat ? Le contexte montre l’enjeu. Ainsi, ἀδικέω ne désigne pas simplement une “maladresse”, mais une action injuste ou un tort moralement chargé. Le texte évangélique oppose souvent la vraie piété à l’injustice : on ne peut pas honorer Dieu tout en nuisant. Et cela peut aussi éclairer la compassion : au lieu de nuire, on secourt. Le mot aide donc à lire la scène comme un discernement moral net : le royaume de Dieu s’accorde avec la justice, pas avec le tort causé au prochain.
Verbe de tort et d’injustice. Il désigne une action qui lèse réellement autrui ou viole la justice.
Dans les passages liés à cette fiche, ἀδικέω désigne le fait de léser, faire tort ou commettre une injustice réelle contre autrui ou contre l’ordre juste.
Ne pas affaiblir le terme en simple dommage involontaire. Il parle d’un tort injuste, moralement chargé.
Le mot sert à nommer un tort réel, une injustice commise contre quelqu’un ou contre l’ordre voulu par Dieu.
secourir ; agir droitement ; faire le bien
faire tort ; nuire ; traiter injustement
Une simple gêne relationnelle. Ici, le verbe implique une injustice effective.
nuire
G0091
a-di-ké-ô
adikeo
Option A : nuire concrètement ou faire tort à quelqu’un. Option B : commettre une injustice dans un cadre moral, social ou judiciaire. Les passages liés montrent que le verbe garde toujours l’idée d’un tort réel et imputable. Il ne doit pas être réduit à une simple maladresse sans enjeu moral.
- Lc 10,17–20 : le verbe peut apparaître dans la logique de ce qui ne doit pas nuire au disciple. - Ga 4 ; Col 3 ; Ac 25 ; 1 Co 6 ; Philémon ; Apocalypse : la nuance dominante reste celle du tort commis ou de l’injustice exercée, dans des cadres variés. - Le verbe garde donc partout une forte responsabilité morale.
Le mot active un registre de justice concrète. Il appartient à l’univers des relations blessées, du tort commis et de l’injustice réelle. Le verbe met en relief la responsabilité de celui qui fait du mal de manière coupable.