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Pilate / Πειλᾶτος / Peilatos

Sens (principal)

Nom propre : Pilate, gouverneur romain impliqué dans le procès, la condamnation et la mise à mort de Jésus.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les récits de la passion, Πειλᾶτος (Pilate) désigne Ponce Pilate, le gouverneur romain impliqué dans le procès de Jésus. La logique du passage contraint sa fonction : ce nom n’est pas un simple décor historique, il représente l’autorité impériale, le tribunal, et la décision officielle qui conduit à la crucifixion. Exégétiquement, la mention de Pilate est importante parce qu’elle ancre la passion dans un cadre juridique et politique : Jésus n’est pas seulement rejeté religieusement, il est aussi condamné par une autorité romaine. Le récit montre souvent une tension : Pilate voit quelque chose, interroge, hésite, puis cède à la pression. Ainsi, le nom “Pilate” peut devenir un repère de responsabilité partagée : chefs religieux, foule, et pouvoir politique. La nuance utile est donc : acteur politique/judiciaire, avec rôle narratif de décision. Pour comprendre, on repère ses actions : interroger, proposer une libération, laver les mains (selon évangile), livrer. Exégétiquement, Pilate sert aussi à montrer l’ironie : Jésus est accusé de royauté, et le pouvoir du monde ne comprend pas le royaume. Le procès met en scène le choc entre vérité et politique. Le lecteur doit donc lire ce personnage comme figure d’un pouvoir pragmatique : il cherche la paix sociale plus que la justice. Exégétiquement, cela révèle une dimension du péché : l’injustice par compromis. Pilate devient un miroir : savoir ce qui est juste et ne pas le faire. Mais l’exégèse reste fidèle : la théologie vient du récit, pas du nom seul. Le nom propre sert d’ancrage et de charnière : l’histoire du salut passe par des décisions humaines concrètes. Ainsi, “Pilate” rappelle que l’évangile n’est pas une idée, mais un événement historique impliquant institutions et responsabilités. Le roi souffre sous un gouverneur. Et cela met en lumière la souveraineté paradoxale de Dieu : même le tribunal sert l’accomplissement. Pilate est donc un repère de procès, de pouvoir, et d’accomplissement dans la passion.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la justice est un thème majeur : le juge doit défendre l’innocent, et le pouvoir doit servir le droit. L’Ancien Testament dénonce les juges corrompus et les autorités qui condamnent le juste. Cela éclaire Pilate : il représente un tribunal humain confronté au Juste. L’arrière-plan AT rappelle aussi le motif du juste souffrant : le serviteur est rejeté, l’innocent est livré. Les psaumes décrivent le juste entouré d’ennemis et abandonné par les autorités. Ainsi, la présence de Pilate dans le récit de la passion peut être lue dans cette ligne : l’injustice institutionnelle accomplissant, malgré elle, le plan de Dieu. Exégétiquement, le point n’est pas seulement de condamner un homme, mais de voir comment les systèmes peuvent produire l’injustice quand ils privilégient la peur et la stabilité. L’AT montre que Dieu juge les nations et leurs rois : aucun pouvoir n’est au-dessus de Dieu. Cela protège aussi contre une lecture fataliste : la Bible reconnaît la responsabilité humaine. Pilate, comme figure du pouvoir, révèle l’échec de la justice humaine face à la vérité. Mais l’arrière-plan biblique annonce aussi que Dieu renverse les jugements injustes : il justifie le Juste. Ainsi, Pilate devient un repère d’univers biblique : justice, jugement, et accomplissement du juste souffrant. Le lecteur est invité à trembler devant l’injustice, et à se confier en Dieu qui, au final, rend justice.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, Pilate peut apparaître comme un personnage historique lointain. La clarification utile est : dans le récit, Pilate représente l’autorité politique et judiciaire qui prononce la décision de crucifier Jésus. Exégétiquement, il faut donc regarder la dynamique : Pilate interroge, cherche une issue, puis cède à la pression. On reste descriptif : il agit comme un pouvoir pragmatique, soucieux d’ordre public. Ainsi, le lecteur moderne comprend une leçon : l’injustice peut venir non seulement de la méchanceté ouverte, mais aussi du compromis et de la peur. Pilate devient un miroir des systèmes : quand la vérité dérange, on peut la sacrifier pour la paix apparente. Exégétiquement, cette figure souligne aussi la dimension publique de l’Évangile : la croix n’est pas un événement privé, elle est une condamnation officielle. Cela ancre la foi dans l’histoire. Le lecteur moderne peut aussi discerner une portée : la vérité de Jésus confronte les pouvoirs. Et les pouvoirs réagissent souvent par calcul. Mais le récit montre aussi que Dieu reste souverain : même une décision injuste sert l’accomplissement. La bonne lecture moderne est donc double : prendre au sérieux la responsabilité humaine, et voir la souveraineté de Dieu dans l’épreuve. Pilate n’est pas seulement un nom; il est un repère narratif de procès, d’injustice, et de vérité face au pouvoir.

Courte description — (aide remplissage)

Nom propre du gouverneur romain dans les récits de la passion. Il sert de repère historique, politique et judiciaire dans la condamnation de Jésus.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les péricopes liées à cette fiche, Pilate désigne l’autorité romaine chargée d’entendre Jésus et de rendre une décision publique dans le cadre du procès de la passion.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire Pilate à un décor historique. Le nom porte la question du pouvoir qui sait, hésite et finit par livrer malgré tout.

Usage biblique (mini)

Le nom sert à ancrer la passion de Jésus dans une décision politique et judiciaire concrète prise sous l’autorité romaine.

Antonymes / contrastes (FR)

juste juge ; témoin fidèle ; autorité droite

Synonymes / proches (FR)

gouverneur romain ; autorité judiciaire romaine

À ne pas confondre avec…

Une simple mention administrative. Ici, Pilate agit comme personnage décisif dans le procès de Jésus.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom propre
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

Pilate

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3904

Prononciation — (aide remplissage)

péï-la-tos

Translit. — NOYAU

Peilatos

Vérifiable
Champs sémantiques
JusticeNarratif
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Pilate ne doit pas être lu comme simple repère chronologique. Dans les récits de la passion, il représente l’autorité politique et judiciaire confrontée à Jésus. Le co-texte détermine l’accent : hésitation, interrogatoire, compromis, décision officielle ou gestion de l’ordre public.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Les récits liés montrent Pilate comme l’autorité qui interroge Jésus, mesure la pression des foules et des chefs, puis valide le processus qui conduit à la crucifixion. - La nuance dominante n’est donc pas seulement historique, mais judiciaire et morale : le pouvoir cède à un compromis injuste.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le nom active un registre de pouvoir politique, de procès et de décision publique. Il appartient à l’univers du tribunal romain, du calcul d’ordre public et de l’injustice officielle. Pilate devient ainsi une figure de responsabilité historique et morale.