🇬🇷

pleurer — κλαίω — klaiō

Langue — NOYAU
Grec
Versets clés (liste)

Lc 12,4-5; Lc 23,28

Strong (H####/G####) — NOYAU

G2799

Sens (principal)

pleurer, verser des larmes, se lamenter

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, pleurer est un langage humain ordinaire devant la perte, la souffrance ou le péché. Les récits et les psaumes connaissent des larmes de deuil, des larmes de détresse, et des larmes liées à une conscience réveillée. Cet arrière-plan aide à lire κλαίω sans surcharge : le mot renvoie à l’acte concret de pleurer, qui peut s’inscrire dans plusieurs registres. La Bible associe parfois les larmes à la lamentation : dire la douleur devant Dieu, reconnaître une calamité, ou exprimer un cœur brisé. Mais elle ne fait pas des larmes une preuve automatique de fidélité ; elles peuvent aussi être éphémères ou superficielles. Le garde-fou est donc de laisser le texte préciser la cause des pleurs. Dans les prophètes, les pleurs peuvent être liés au jugement, à l’exil, ou au retour espéré ; dans la sagesse, ils peuvent être liés à la fragilité de la vie. Ainsi, κλαίω peut être compris dans un cadre où l’émotion n’est pas séparée de la vérité : les larmes disent quelque chose de réel, mais elles ne suffisent pas à elles seules à définir le sens. L’arrière-plan hébraïque aide donc à recevoir κλαίω comme un mot de lamentation concrète, ancré dans la réalité humaine devant Dieu, dont la nuance exacte dépend du cadre immédiat.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe κλαίω signifie « pleurer », c’est-à-dire verser des larmes, souvent avec l’idée de lamentation audible. Il décrit un geste visible et social : les larmes manifestent une douleur, un deuil, une détresse ou une contrition, selon le contexte. Le mot se distingue de verbes proches : δακρύω insiste plus directement sur le fait de verser des larmes, tandis que πενθέω évoque davantage l’état de deuil. κλαίω, lui, met l’accent sur l’acte de pleurer, généralement observable. Le garde-fou est de ne pas moraliser le mot en lui-même : κλαίω ne signifie pas automatiquement repentance, ni automatiquement faiblesse ; il décrit une réaction. Le co-texte fixe l’objet des larmes (perte, maladie, mort, honte, jugement annoncé) et leur tonalité (amertume, consolation, protestation). Le verbe peut aussi apparaître dans des scènes collectives, où les pleurs sont publics et partagés, ce qui souligne sa dimension sociale. En traduction, « pleurer » est généralement adéquat, et l’on précise la nuance par les compléments ou adverbes présents (pleurer amèrement, pleurer sur…, ne pas pleurer, etc.). Ainsi, κλαίω est un mot simple qui désigne l’expression concrète des larmes, dont la portée exacte dépend des indices immédiats du contexte.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans une culture moderne, pleurer est parfois valorisé comme authenticité, ou au contraire déprécié comme faiblesse. κλαίω ne porte ni l’un ni l’autre jugement : il décrit simplement l’acte de pleurer, une réaction visible de larmes. La clarification consiste à ne pas psychologiser le terme : le verbe n’analyse pas les émotions, il constate un geste. Un contresens moderne serait de faire des larmes un argument : soit pour excuser une action (« il a pleuré, donc ce n’est pas grave »), soit pour prouver une transformation (« il a pleuré, donc c’est réglé »). Le grec ne dit pas cela. La nuance doit être tirée du co-texte : qui pleure, sur quoi, et avec quels mots autour. κλαίω peut décrire un deuil, une perte, une peur, une humiliation, ou une contrition, mais c’est le contexte qui l’établit. Pour un lecteur occidental habitué à interpréter chaque émotion, κλαίω invite à une lecture sobre : observer d’abord l’objet des larmes, puis la progression narrative. Ainsi, le terme reste un repère concret, facilement traduisible, et sa valeur est surtout descriptive. La meilleure pratique est de traduire simplement (« pleurer ») et de laisser les compléments et la scène préciser si l’accent est compassion, deuil, détresse ou contrition.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 22,62, le verbe décrit les larmes de Pierre après le reniement (pleurs amers = contrition visible).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre émotionnel et social (pleurs publics) dans un cadre prophétique : une scène de deuil/détresse qui devient avertissement. Le mot active l’univers du deuil et de la catastrophe imminente.

Notes prédicateur (optionnel)

Aperçu (très simple) - Mot : κλαίω - Idée centrale : pleurer (larmes, douleur exprimée). - Quand on se trompe : quand on psychologise le verbe sans regarder la cause donnée par le passage. Pensée grecque - κλαίω décrit un acte concret : pleurs visibles (verser des larmes). - Le contexte précise la nuance : deuil, détresse, regret, etc. Pensée hébraïque - Les pleurs peuvent marquer le deuil, la supplication, ou une douleur réelle devant Dieu. - Le texte doit dire ce que ces larmes signifient ici. Pensée moderne - Ne pas traiter “pleurer” comme un symbole : c’est souvent un fait narratif. - Question simple : qui pleure, sur quoi, et avec quel contraste (joie, jugement, consolation) ? Pièges à éviter - Forcer une lecture morale (“preuve de…”). - Confondre pleurer (larmes) avec être en deuil (cadre) si le passage distingue. Phrase prête à utiliser - « κλαίω constate un pleur réel : une douleur exprimée par des larmes, dont la nuance est donnée par la scène. » À distinguer (si le passage les oppose) - πενθέω : être en deuil (accent sur le deuil). - δακρύω : verser des larmes (accent sur la larme).

Synonymes / proches (FR)

pleurer; se lamenter; verser des larmes; gémir

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le sens est fixé par le co-texte : des femmes pleurent en suivant Jésus, et Jésus parle explicitement de “pleurer”. Ici, κλαίω est littéral (larmes) et non une métaphore. Option A : pleurs de compassion pour Jésus ; Option B : pleurs prophétiques sur le jugement à venir. Le passage montre l’Option A comme réaction immédiate, mais Jésus oriente vers l’Option B (“pleurez sur vous-mêmes…”) : l’indice décisif est le recadrage de Jésus.

Pièges lexicaux

Distinguer des pleurs superficiels (émotion passagère) et des pleurs liés à la repentance ou à la compassion. Le contexte détermine l’intention.

À ne pas confondre avec…

pentheō (être en deuil) : plus “deuil”; dakruō (verser des larmes) : plus rare.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

[Lc 23,27-28] G2799 κλαίω : dans Luc 23, le verbe apparaît dans la bouche du peuple qui pleure sur Jésus (v.27) et dans la réponse de Jésus : « ne pleurez pas sur moi » (v.28). Le grec oppose deux types de pleurs : le deuil compassionnel des filles de Jérusalem et le deuil prophétique que Jésus annonce. L’hébreu בָּכָה (pleurer) dans les prophètes est souvent lié à la repentance (Jr 31,9) ou au deuil de Jérusalem. Luc montre que le temps des pleurs pour le Messie est dépassé : il faut pleurer pour le jugement à venir (v.28-29). La nuance est que κλαίω ici n’est pas sentimental mais eschatologique : les pleurs doivent se tourner vers la reconnaissance du jour du Seigneur.

Champs sémantiques
Foi
Sens (principal)

pleurer, verser des larmes, se lamenter

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe κλαίω signifie « pleurer », c’est-à-dire verser des larmes, souvent avec l’idée de lamentation audible. Il décrit un geste visible et social : les larmes manifestent une douleur, un deuil, une détresse ou une contrition, selon le contexte. Le mot se distingue de verbes proches : δακρύω insiste plus directement sur le fait de verser des larmes, tandis que πενθέω évoque davantage l’état de deuil. κλαίω, lui, met l’accent sur l’acte de pleurer, généralement observable. Le garde-fou est de ne pas moraliser le mot en lui-même : κλαίω ne signifie pas automatiquement repentance, ni automatiquement faiblesse ; il décrit une réaction. Le co-texte fixe l’objet des larmes (perte, maladie, mort, honte, jugement annoncé) et leur tonalité (amertume, consolation, protestation). Le verbe peut aussi apparaître dans des scènes collectives, où les pleurs sont publics et partagés, ce qui souligne sa dimension sociale. En traduction, « pleurer » est généralement adéquat, et l’on précise la nuance par les compléments ou adverbes présents (pleurer amèrement, pleurer sur…, ne pas pleurer, etc.). Ainsi, κλαίω est un mot simple qui désigne l’expression concrète des larmes, dont la portée exacte dépend des indices immédiats du contexte.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, pleurer est un langage humain ordinaire devant la perte, la souffrance ou le péché. Les récits et les psaumes connaissent des larmes de deuil, des larmes de détresse, et des larmes liées à une conscience réveillée. Cet arrière-plan aide à lire κλαίω sans surcharge : le mot renvoie à l’acte concret de pleurer, qui peut s’inscrire dans plusieurs registres. La Bible associe parfois les larmes à la lamentation : dire la douleur devant Dieu, reconnaître une calamité, ou exprimer un cœur brisé. Mais elle ne fait pas des larmes une preuve automatique de fidélité ; elles peuvent aussi être éphémères ou superficielles. Le garde-fou est donc de laisser le texte préciser la cause des pleurs. Dans les prophètes, les pleurs peuvent être liés au jugement, à l’exil, ou au retour espéré ; dans la sagesse, ils peuvent être liés à la fragilité de la vie. Ainsi, κλαίω peut être compris dans un cadre où l’émotion n’est pas séparée de la vérité : les larmes disent quelque chose de réel, mais elles ne suffisent pas à elles seules à définir le sens. L’arrière-plan hébraïque aide donc à recevoir κλαίω comme un mot de lamentation concrète, ancré dans la réalité humaine devant Dieu, dont la nuance exacte dépend du cadre immédiat.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans une culture moderne, pleurer est parfois valorisé comme authenticité, ou au contraire déprécié comme faiblesse. κλαίω ne porte ni l’un ni l’autre jugement : il décrit simplement l’acte de pleurer, une réaction visible de larmes. La clarification consiste à ne pas psychologiser le terme : le verbe n’analyse pas les émotions, il constate un geste. Un contresens moderne serait de faire des larmes un argument : soit pour excuser une action (« il a pleuré, donc ce n’est pas grave »), soit pour prouver une transformation (« il a pleuré, donc c’est réglé »). Le grec ne dit pas cela. La nuance doit être tirée du co-texte : qui pleure, sur quoi, et avec quels mots autour. κλαίω peut décrire un deuil, une perte, une peur, une humiliation, ou une contrition, mais c’est le contexte qui l’établit. Pour un lecteur occidental habitué à interpréter chaque émotion, κλαίω invite à une lecture sobre : observer d’abord l’objet des larmes, puis la progression narrative. Ainsi, le terme reste un repère concret, facilement traduisible, et sa valeur est surtout descriptive. La meilleure pratique est de traduire simplement (« pleurer ») et de laisser les compléments et la scène préciser si l’accent est compassion, deuil, détresse ou contrition.

Courte description — (aide remplissage)

Exprime le fait de pleurer (larmes), souvent en réaction à une perte, une douleur ou une détresse.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 22,62, le verbe décrit les larmes de Pierre après le reniement (pleurs amers = contrition visible).

Pièges lexicaux

Distinguer des pleurs superficiels (émotion passagère) et des pleurs liés à la repentance ou à la compassion. Le contexte détermine l’intention.

Usage biblique (mini)

Pleurer/verser des larmes. Dans Lc 12,4-5, Jésus dit : ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela n’ont rien de plus à faire. Le mot “rien de plus” (lié au thème) contraste avec l’émotion de peur; ici κλαίω n’est pas au centre du passage, mais sert ailleurs à exprimer la détresse réelle. À utiliser seulement quand le verset l’emploie.

Antonymes / contrastes (FR)

rire; se réjouir (selon contraste)

Synonymes / proches (FR)

pleurer; se lamenter; verser des larmes; gémir

À ne pas confondre avec…

pentheō (être en deuil) : plus “deuil”; dakruō (verser des larmes) : plus rare.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

klaih’-yo

Translit. — NOYAU

klaiō

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le sens est fixé par le co-texte : des femmes pleurent en suivant Jésus, et Jésus parle explicitement de “pleurer”. Ici, κλαίω est littéral (larmes) et non une métaphore. Option A : pleurs de compassion pour Jésus ; Option B : pleurs prophétiques sur le jugement à venir. Le passage montre l’Option A comme réaction immédiate, mais Jésus oriente vers l’Option B (“pleurez sur vous-mêmes…”) : l’indice décisif est le recadrage de Jésus.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

[Lc 23,27-28] G2799 κλαίω : dans Luc 23, le verbe apparaît dans la bouche du peuple qui pleure sur Jésus (v.27) et dans la réponse de Jésus : « ne pleurez pas sur moi » (v.28). Le grec oppose deux types de pleurs : le deuil compassionnel des filles de Jérusalem et le deuil prophétique que Jésus annonce. L’hébreu בָּכָה (pleurer) dans les prophètes est souvent lié à la repentance (Jr 31,9) ou au deuil de Jérusalem. Luc montre que le temps des pleurs pour le Messie est dépassé : il faut pleurer pour le jugement à venir (v.28-29). La nuance est que κλαίω ici n’est pas sentimental mais eschatologique : les pleurs doivent se tourner vers la reconnaissance du jour du Seigneur.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre émotionnel et social (pleurs publics) dans un cadre prophétique : une scène de deuil/détresse qui devient avertissement. Le mot active l’univers du deuil et de la catastrophe imminente.