Renard; (fig.) personne rusée/astucieuse (selon contexte).
ἀλώπηξ signifie renard. Le mot désigne l’animal connu pour sa ruse et sa discrétion. Logiquement, ἀλώπηξ sert souvent à caractériser une attitude : intelligence calculatrice, opportunisme, capacité à se faufiler. Dans le NT, Jésus appelle Hérode “ce renard” : il ne décrit pas seulement un animal, mais une manière de gouverner (rusée, dangereuse, insaisissable). Ainsi, ἀλώπηξ met en relief une forme de pouvoir : plutôt manipulateur que courageux. En somme, ἀλώπηξ = renard : image de ruse, parfois de menace.
La pensée biblique associe parfois les renards à la destruction discrète (renards qui ravagent les vignes) : petits mais nuisibles. La sagesse comprend que le danger n’est pas toujours frontal; il peut être rusé. Ainsi, ἀλώπηξ résonne avec l’idée d’un mal qui agit en coulisses.
Aujourd’hui, “renard” peut être positif (malin) ou négatif (sournois). ἀλώπηξ, dans la bouche de Jésus, est plutôt un diagnostic spirituel/politique : un pouvoir rusé qui n’est pas un vrai berger. Clarification : la ruse n’est pas la sagesse; la sagesse sert la vérité. En prédication exégétique, ἀλώπηξ aide à parler de discernement face aux autorités et aux manipulations : ne pas se laisser impressionner, rester fidèle à la mission.
Nom : renard. Peut être littéral (animal) ou métaphorique (personne rusée; Lc 13,32).
En Lc 13,32, l’image vise Hérode (ruse/mesquinerie), pas une zoologie. Rester sur le point du passage.
Jésus mentionne les renards comme animaux ayant un abri (Mt 8/Lc 9) et qualifie Hérode de “renard” (Lc 13) pour dénoncer sa ruse.
agneau (innocence, image); lion (force, image)
renard (animal); personne rusée (image)
les images de “loup” (violence) : le renard insiste plutôt sur la ruse.
renard
Mt 8,20; Lc 9,58; Lc 13,32
G0258
alopex — « a-lo-pèks » (approx.)
alopex
Deux usages : (A) littéral (animal) → renard/tanières; (B) métaphore → personnage rusé. Indice : présence d’un référent humain explicite (Hérode) → métaphore.
Registre animalier et proverbial : le renard évoque la ruse, la petitesse ou la nuisance. Dans Lc 13, le terme sert de parole prophétique/polémiques sur un dirigeant (Hérode).