🔎

roc — πέτρα — petra

Sens (principal)

rocher ; roche

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πέτρα signifie roc, rocher, masse rocheuse solide. Le mot ne désigne pas simplement une pierre isolée, mais une réalité stable, résistante, capable de servir de fondement ou de refuge. Sa logique est celle de la solidité. Ce qui repose sur la πέτρα tient parce que la base ne cède pas facilement. Pour le prédicateur, le terme aide à distinguer apparence de stabilité et stabilité réelle. Une construction peut sembler solide, mais seule la fondation révèle sa résistance lorsque vient l’épreuve. πέτρα fonctionne donc souvent comme un mot de support : qu’est-ce qui porte ? sur quoi repose-t-on ? qu’est-ce qui résiste lorsque la pression arrive ? Le mot peut aussi évoquer un lieu élevé ou protecteur, mais son noyau reste la solidité rocheuse. Il ne faut pas transformer immédiatement πέτρα en symbole abstrait sans garder l’image concrète : le rocher est dur, stable, durable. Cette matérialité donne sa force au mot. Il enrichit l’exégèse parce qu’il donne un langage pour parler de fondement, de résistance et de sécurité objective. La question centrale devient : quelle base permet de tenir ?

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’Ancien Testament, le rocher est une image majeure de stabilité, de refuge et de fidélité. Dieu est appelé le Rocher parce qu’il ne change pas, protège son peuple, soutient le faible et demeure fiable au milieu du danger. Les psaumes utilisent souvent ce langage pour dire la sécurité en Dieu : il est hauteur, abri, forteresse et fondement. Cet arrière-plan éclaire πέτρα sans effacer le sens concret du mot. Le rocher est d’abord solide; c’est précisément pourquoi il peut parler de Dieu et de sa parole. La pensée hébraïque associe aussi le rocher à l’eau donnée dans le désert, à la protection dans les lieux escarpés et à la permanence face aux menaces. Pour le prédicateur, cette toile de fond permet de comprendre que l’image du roc n’est pas seulement architecturale. Elle porte une mémoire biblique : ce qui vient de Dieu soutient réellement. Le rocher s’oppose à ce qui s’effrite, se déplace ou trompe par son apparence. Lire πέτρα dans cet horizon aide à parler de fondation sans abstraction : Dieu se révèle comme celui sur qui l’on peut bâtir, se tenir et être gardé.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut comprendre “roc” comme une image générale de force intérieure ou de stabilité personnelle. πέτρα est plus concret et plus objectif. Le mot désigne une base solide sur laquelle quelque chose peut reposer. La clarification utile est donc de ne pas psychologiser trop vite l’image. Le texte ne parle pas d’abord d’un sentiment de solidité, mais d’un fondement qui résiste. Pour le prédicateur, cela permet de poser la bonne question : qu’est-ce qui porte réellement la construction ? Le contresens serait de confondre confiance ressentie et stabilité réelle. Une maison peut sembler stable tant qu’elle n’est pas éprouvée; le roc se révèle quand la pression arrive. πέτρα aide aussi à éviter une lecture vague de la foi comme simple inspiration. Le mot parle d’un support, d’une base, d’une réalité sur laquelle on peut construire. Il oblige à distinguer le bâtiment visible de ce qui le porte invisiblement. Dans la prédication, cette précision est précieuse : l’image du roc ne valorise pas la dureté humaine, mais la fiabilité de la fondation. Le mot apporte donc une aide exégétique en reliant solidité, fondement et résistance à l’épreuve.

Courte description — (aide remplissage)

Le “rocher” dans Mt 16 : image de solidité; Jésus bâtit son Église sur une confession vraie. (Mt 16,18)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 16,18, Jésus parle d’une construction solide face aux attaques. L’image souligne la stabilité de l’œuvre de Jésus. Le passage met en avant la révélation sur l’identité de Jésus (confession) et la promesse de Christ de bâtir son Église.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre petra (rocher) et petros (pierre/nom). Le passage est souvent débattu : rester sur ce que le texte affirme clairement — Jésus bâtit, et la confession de son identité est centrale. Éviter les querelles secondaires dans un lexique destiné à l’enseignement.

Usage biblique (mini)

Image de solidité et de fondement. Utilisé dans des métaphores : maison sur le roc, Dieu comme rocher, etc.

Antonymes / contrastes (FR)

sable (image), instabilité

Synonymes / proches (FR)

roc, rocher

À ne pas confondre avec…

Πέτρος — Pierre (nom) ; λίθος — pierre (autre mot)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

roc

Versets clés (liste)

Mt 16,18 ; Mt 7,24–25 ; 1 Co 10,4

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4073

Lemme / racine (optionnel)

πέτρα

Prononciation — (aide remplissage)

pé-tra

Translit. — NOYAU

petra

Vérifiable
Champs sémantiques
NarratifRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : rocher au sens concret de masse rocheuse. Option B : rocher comme image de fondement, stabilité ou refuge. L’indice est le co-texte : maison, bâtir, fondation, épreuve, refuge ou confession. Ne pas importer automatiquement un débat théologique d’un autre passage; lire d’abord ce que le mot porte dans la scène précise.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Image de fondement solide (opposé au sable). - Dans Mt 16, jeu de mots Petros/petra : le texte souligne surtout que Jésus bâtit et que la stabilité vient de lui. - Le co-texte oriente vers solidité/attaque/résistance (portes du séjour des morts).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre géologique et architectural : le roc est une masse solide qui peut servir de base ou de refuge. Dans les images de construction, il active l’univers du fondement, de la stabilité et de la résistance à l’épreuve. Le mot reste concret avant de devenir théologique par le contexte.