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s’abaisser — ταπεινόω — tapeinoō

Sens (principal)

humilier ; abaisser ; rendre humble

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ταπεινόω (tapeinoō) exprime l’action d’abaisser / rendre humble : le verbe peut décrire soit une humilité choisie, soit une humiliation subie — le co-texte doit décider. Dans le contexte de Jésus (places, grandeur, Royaume), la logique vise souvent le renversement : celui qui se fait petit (abaissement volontaire) reçoit l’honneur de Dieu, alors que celui qui se hausse sera abaissé. Le grec met en avant un mouvement “vers le bas” (statut, posture) qui n’est pas une disparition de soi, mais une manière de quitter la compétition de rang. Dans une argumentation, le verbe sert souvent à articuler une loi spirituelle : abaissement → élévation (par Dieu), ou orgueil → humiliation. Cela enrichit la compréhension Strong : tapeinoō n’est pas juste “être modeste”, c’est un acte/état qui change concrètement la position (sociale/spirituelle) dans la scène.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique valorise les humbles : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux petits. Les psaumes et les prophètes montrent un Dieu qui relève l’affligé et qui abaisse celui qui s’élève. L’humilité n’est pas une disparition de soi, mais une vérité : reconnaître sa place devant Dieu. La pensée hébraïque associe souvent l’abaissement à la repentance : se courber, cesser de se justifier, se tourner vers Dieu. Cela éclaire Mt 18 : l’accès au Royaume passe par une conversion de posture. L’image de l’enfant rejoint cette mentalité : dépendance, absence de prétention, confiance. Ainsi, tapeinoō résonne avec une logique d’alliance : Dieu choisit les petits et forme un peuple humble. Le mot rappelle que la vraie grandeur est donnée par Dieu, pas prise par l’humain.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Nous confondons facilement humilité et manque d’estime de soi, ou humilité et timidité. Jésus parle d’un abaissement volontaire : quitter la logique de rang, de comparaison, de contrôle. La clarification utile : s’abaisser ne signifie pas se mépriser, mais se rendre disponible, enseignable, et dépendant de Dieu. C’est une force orientée vers le service, pas une faiblesse. Il faut éviter deux contresens : l’orgueil “spirituel” déguisé (se rabaisser pour être admiré) et l’auto-dévalorisation destructrice. Tapeinoō vise une posture simple : recevoir le Royaume comme un enfant, et construire une communauté où les petits sont honorés et protégés.

Courte description — (aide remplissage)

Devenir humble comme un enfant : la grandeur du Royaume passe par l’abaissement. (Mt 18,4)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 18,4, Jésus lie l’accès et la grandeur au Royaume à l’humilité : se “faire petit”. Il ne s’agit pas de se dévaloriser, mais de quitter la compétition et l’orgueil pour recevoir le Royaume comme un enfant.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre humilité et humiliation toxique : Jésus appelle à une posture choisie devant Dieu. Ne pas utiliser ce mot pour maintenir des abus : Mt 18 vise aussi la protection des petits.

Usage biblique (mini)

Peut désigner un abaissement imposé ou choisi. Dans l’enseignement de Jésus, l’humilité volontaire caractérise le disciple.

Antonymes / contrastes (FR)

s’élever, s’enorgueillir, dominer

Synonymes / proches (FR)

s’abaisser, se rendre humble

À ne pas confondre avec…

ταπεινός — humble (adjectif) ; πραΰς — doux (nuance)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

s’abaisser

Versets clés (liste)

Mt 18,4 ; Mt 23,12 ; Ph 2,8

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5013

Lemme / racine (optionnel)

Dérivé de tapeinos (humble/bas) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

ta-péï-no-o

Translit. — NOYAU

tapeinoō

Vérifiable
Champs sémantiques
GrâceRoyaumeJustice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 18, le co-texte (question “qui est le plus grand?”, enfant placé au milieu) impose le sens volontaire : se faire petit, renoncer à l’orgueil. Donc ne pas confondre avec une humiliation subie ou une dévalorisation psychologique. Dans d’autres passages (Ph 2,8), l’abaissement est lié à l’obéissance. Règle : vérifier si l’abaissement est choisi (humilité) ou imposé (humiliation), et lier au cadre (grandeur dans le Royaume).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 23,12 — “s’abaisser” (G5013) : exprime l’humiliation volontaire (ou imposée) qui renverse la logique de grandeur. L’indice est le parallélisme “s’élèvera / sera abaissé”. - Mt 18,4 — Option A (s’abaisser = se dévaloriser) / Option B (s’abaisser = se faire petit comme un enfant) : le co-texte tranche vers B : l’exemple de l’enfant vise l’humilité confiante, pas le mépris de soi.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre humilité/abaissement : le verbe décrit l’action de s’abaisser (se rendre humble) ou d’être humilié selon contexte. Dans Mt 18, il s’inscrit dans un registre communautaire : quitter la compétition de grandeur pour adopter une posture de dépendance et de simplicité. Il active l’univers des statuts renversés par le Royaume.