Être angoissé; être accablé; être troublé intérieurement.
Le verbe exprime une entrée dans l’accablement : Marc note que Jésus “commence” à être saisi d’angoisse. La logique narrative est progressive : retrait avec les trois → montée de la détresse → parole explicite (“triste jusqu’à la mort”) → prière répétée. Le mot sert donc à signaler l’intensité réelle du combat avant l’arrestation.
La détresse de Gethsémané résonne avec les psaumes de lamentation : âme accablée, lutte devant Dieu, mais confiance. L’arrière-plan sémitique permet de lire cette angoisse comme combat d’obéissance d’alliance : porter la “coupe” et s’abandonner à la volonté du Père. Jésus vit la réalité humaine de la souffrance tout en restant fidèle.
Ce verbe montre que la foi n’annule pas l’angoisse : Jésus est réellement accablé. Cela évite un contresens stoïque. Le texte met en avant une obéissance qui passe par la prière, pas par l’absence d’émotion.
Dans Marc 14 :33‑34, ἀδημονέω rend compte de l’accablement intérieur de Jésus à Gethsémané, soulignant le début d’une angoisse profonde juste avant la passion. Cette expression montre le passage du calme à la tension spirituelle qui précède la prière fervente.
Dans Marc 14, ἀδημονέω décrit l’accablement/angoisse de Jésus à Gethsémané, révélant la réalité de l’épreuve avant la passion.
Le diluer en simple ‘tristesse’ ou, inversement, extrapoler au-delà du texte; rester sur les indices du passage (prière, solitude, tristesse mortelle).
Décrit la détresse intérieure de Jésus à Gethsémané, en lien direct avec la prière et l’épreuve imminente.
angoissé; accablé; troublé
angoisser
Mc 14,33-34
G0085
adēmoneō
Dans Marc 14,33 : Jésus ‘commence à être angoissé/accablé’. Indices : séparation des trois disciples, solitude, prière insistante, et la parole « mon âme est triste jusqu’à la mort » (v.34). Règle : garder l’idée d’un accablement réel lié à l’épreuve imminente.
Le verbe marque l’entrée dans une phase d’accablement (‘commencer à’), avant l’appel à veiller et la prière répétée.
Registre détresse/pression intérieure : exprime une lourdeur émotionnelle et une angoisse. Dans Marc, apparaît à Gethsémané, montrant l’intensité du combat avant la passion.