🇬🇷

un — εἷς — heis

Sens (principal)

Un

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, εἷς (“un”) est un numéral/pronom qui exprime l’unité : un seul, une unité parmi d’autres. La logique du passage contraint sa nuance : parfois c’est strictement numérique (un homme, un jour), parfois c’est une emphase sur l’unicité (un seul Seigneur, un seul Dieu), parfois c’est une unité qui fonde un raisonnement (si un… alors…). Exégétiquement, ce petit mot peut porter beaucoup, car l’unité biblique est souvent théologique : Dieu est un, donc l’adoration est exclusive; le peuple est un, donc la division contredit la vocation. La nuance utile est donc : un / un seul, selon l’intention du passage. Pour comprendre, on repère le référent : s’agit-il d’un objet comptable ou d’une confession (un Dieu) ? Ainsi, εἷς peut fonctionner comme un intensificateur : “un seul” pour exclure des alternatives. Exégétiquement, il faut éviter de réduire l’unité à l’uniformité : “un” peut signifier une unité de source et de loyauté, pas une identité de formes. Le lecteur doit donc lire l’usage précis : dans des textes doctrinaux, “un” peut être une base (monothéisme). Dans des textes ecclésiaux, “un” peut appeler à l’unité du corps. Dans des récits, “un” peut simplement introduire un personnage. Le co-texte décide. Ainsi, εἷς est un mot-outil qui peut être narratif ou confessionnel. Exégétiquement, quand il est confessionnel, il pose un absolu : un seul Dieu, donc pas de loyautés partagées. Quand il est narratif, il situe : un personnage, une occurrence. Dans les deux cas, il aide à la précision : compter, distinguer, et parfois exclure. Le lecteur doit donc prendre au sérieux ce petit mot : la Bible construit parfois un argument sur un “un”. L’unité de Dieu fonde l’éthique, l’unité du peuple fonde la communion. Ainsi, εἷς peut être un repère de logique : unité, exclusivité, cohérence. Il rappelle : la foi biblique vise l’intégrité, un cœur unifié, une loyauté une. Le sens exact dépend du passage, mais l’idée centrale reste : unité réelle, non dispersion.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, “un” est chargé : le Shema confesse l’unicité de Dieu. Le repère principal est simple : le Seigneur est un, donc il est digne d’une loyauté entière. Cette unicité n’est pas un chiffre abstrait : elle signifie exclusivité d’adoration, cohérence de vie. Cela éclaire εἷς : quand le NT dit “un”, il peut résonner avec cette confession d’Israël. Même quand “un” est simplement numérique, l’arrière-plan rappelle que la Bible aime l’intégrité : un peuple, un cœur. L’AT parle aussi d’unité du peuple rassemblé : Israël comme un. Ainsi, “un” peut être un langage d’alliance : Dieu un, peuple un. Les prophètes dénoncent les cœurs partagés; la sagesse appelle à un chemin droit. Exégétiquement, cela aide à lire “un” dans le NT : parfois c’est confessionnel (un Dieu), parfois c’est communautaire (un peuple), parfois c’est simplement un élément de récit. Mais l’univers biblique donne une tonalité : l’unité est bonne, la dispersion du cœur est un danger. Ainsi, εἷς devient un repère d’univers biblique : intégrité, fidélité, exclusivité. Il rappelle que la foi n’est pas un mélange de loyautés. Si Dieu est un, la réponse doit être entière. Et si le peuple est un, l’amour doit garder la communion. Le mot, simple, porte donc une mémoire d’alliance : un Dieu, un peuple, une loyauté.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “un” semble trivial. Le risque est de ne pas voir quand le texte emploie “un” pour exclure ou fonder une confession. La clarification utile est : εἷς peut être simplement “un” (numérique) ou “un seul” (unicité). Exégétiquement, il faut donc lire le contexte : est-ce une phrase doctrinale (un Dieu), une exhortation communautaire (un corps), ou un récit (un homme) ? On reste descriptif : quel est le référent, et l’auteur insiste-t-il sur l’unicité ? Ainsi, le lecteur moderne comprend que “un” peut être un pivot : un seul Seigneur, donc pas d’idoles; un seul corps, donc pas de divisions. Cela évite un contresens moderne : lire l’unité comme uniformité imposée. La Bible peut appeler à l’unité tout en reconnaissant la diversité des dons. L’unité biblique est souvent unité de source et de loyauté. εἷς, petit mot, rappelle donc une cohérence : la foi n’est pas fragmentée. Quand le NT parle d’un Dieu, il rappelle un monothéisme vivant. Et quand il parle d’un peuple, il rappelle une communion. Le lecteur moderne est invité à discerner : où le texte compte simplement, et où il confesse. Dans les deux cas, le mot mérite attention, car il peut porter la structure du passage.

Courte description — (aide remplissage)

« Un » : nombre/adjectif (un seul). Peut souligner l’unité (un seul Dieu, un seul corps) selon contexte.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Un : nombre/adjectif exprimant une unité ou unicité.

Pièges lexicaux

Lire comme uniformité ; confondre unité et uniformisation.

Usage biblique (mini)

Un seul Dieu ; une seule foi ; un seul corps.

Antonymes / contrastes (FR)

plusieurs

Synonymes / proches (FR)

un, unique

À ne pas confondre avec…

monos (seul) : accent sur « seul »

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

un

Versets clés (liste)

Ep 4.4-6; Jc 2.19; Mc 12.29

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1520

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

(numéral)

Prononciation — (aide remplissage)

haïs

Translit. — NOYAU

heis

Vérifiable
Champs sémantiques
Alliance
⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Lc 17, 20–37 — Serviteurs inutiles; dix lépreux : reconnaissance; venue du Fils de l’homme🧩Mt 26,14–25 — Judas; préparation de la Pâque; annonce du traître🧩Mt 5,27–30 — Adultère et pureté du cœur🧩Mt 10,34–42 — Division; priorité; recevoir les envoyés, recevoir Jésus🧩Mc 8,11–21 — Demande d’un signe; avertissement sur le levain🧩Mc 12,28–37 — Le plus grand commandement; le Christ, fils de David ?🧩Lc 10,38–42 — Marthe et Marie🧩Lc 16,10–13 — Fidélité et Dieu ou Mammon🧩Jn 1,1–5 — Prologue : le Verbe éternel🧩Jn 17,20–26 — Prière pour l’unité des croyants🧩Jn 18,12–18 — Jésus conduit chez Anne; Pierre renie (1)🧩Jn 17,6–19 — Prière pour les disciples🧩1 Co 3,5–9 — Serviteurs : Dieu donne l’accroissement🧩1 Co 8,1–6 — Connaissance et amour : ne point scandaliser🧩1 Co 9,24–27 — Course et discipline : courir pour remporter🧩1 Co 12,12–27 — Un seul corps : chaque membre nécessaire🧩2 Co 11,1–6 — Jalousie selon Dieu : un seul époux, le Messie🧩Ga 3,15–18 — Promesse antérieure : la loi ne l’annule pas🧩Ga 3,26–29 — Fils de Dieu : un en Messie, héritiers d’Abraham🧩Ga 3,19–25 — Pourquoi la loi ? pédagogue jusqu’au Messie🧩Ep 2,11–22 — Un en Messie : mur abattu, paix et accès au Père🧩Ph 2,1–4 — Un même sentiment : humilité et unité🧩1 Tm 2,1–7 — Prière pour tous : un seul médiateur, rançon🧩Ap 21,18–21 — Matériaux : jaspe, or pur; fondements précieux