Voici
Dans le NT, ἰδού (“voici !”, “regarde !”) est une interjection/particule de mise en relief. La logique du passage contraint sa fonction : ἰδού attire l’attention du lecteur sur ce qui suit, comme un projecteur narratif. Exégétiquement, ce mot-outil est important parce qu’il marque souvent une irruption : un événement inattendu, une révélation, une annonce, un signe. Il peut aussi introduire une citation prophétique ou une parole solennelle. La nuance utile est donc : “voici” (marqueur d’attention), avec une emphase brève. Pour comprendre, on repère ce qui suit : un personnage apparaît, une parole est prononcée, un contraste est établi. Ainsi, ἰδού ne doit pas être supprimé comme un simple remplissage : l’auteur veut que l’auditeur ralentisse et regarde. Exégétiquement, il sert à structurer le texte : on peut souvent découper un passage en “voici” successifs, chacun signalant un point clé. Dans les récits évangéliques, ἰδού peut introduire un ange, une foule, un miracle, un retournement. Dans les épîtres ou l’Apocalypse, il peut introduire une déclaration de Dieu (“voici, je fais toutes choses nouvelles”). Le lecteur doit donc traiter ἰδού comme un indice : ici, quelque chose d’important est annoncé. Exégétiquement, ce mot participe aussi à la tonalité prophétique : il ressemble au “voici” biblique qui annonce l’action de Dieu. Ainsi, ἰδού peut signaler non seulement un fait, mais une visitation : Dieu fait. Mais il faut rester fidèle au contexte : parfois, c’est simplement narratif. Le sens central demeure : “voici”. Son effet est de guider l’attention. Le lecteur est invité à suivre ce guidage : ce qui suit est le point à retenir. Ainsi, ἰδού est un petit mot qui sert la clarté et la force du récit : il dit “regarde”. Et l’Évangile est souvent une suite de regards vers ce que Dieu fait.
Dans l’univers biblique, le “voici” (héb. hinnēh) est un mot de révélation et d’alliance : Dieu attire l’attention sur ce qu’il fait, sur une promesse, sur un avertissement. Le repère principal est simple : Dieu parle en pointant. L’Ancien Testament utilise “voici” pour introduire des oracles prophétiques (“voici, les jours viennent…”) et des interventions divines. Cela éclaire ἰδού : le NT reprend cette rhétorique. Exégétiquement, ἰδού peut donc porter une tonalité biblique : ce n’est pas seulement “regarde”, c’est “voici ce que Dieu met devant toi”. L’arrière-plan hébraïque rappelle aussi que la foi se nourrit de ces “voici” : Dieu montre, le peuple répond. Ainsi, l’interjection devient un appel à l’attention et à la foi. Dans les annonces messianiques, “voici” introduit souvent l’accomplissement : voici l’Emmanuel, voici l’Agneau. Le mot sert donc la continuité AT–NT : la promesse devient visible. On reste sobre : parfois c’est un simple marqueur narratif. Mais l’univers biblique donne une clé : “voici” est souvent un moment où Dieu dévoile. Ainsi, ἰδού devient un repère d’univers biblique : révélation, annonce, et appel à écouter. Le lecteur est invité à traiter ces “voici” comme des panneaux : ici, Dieu agit, ici, Dieu dit. La parole n’est pas vague : elle pointe. Le mot-outil sert donc la pédagogie de l’alliance.
Pour un lecteur moderne, “voici” peut sembler être un tic de style. La clarification utile est : ἰδού sert à diriger l’attention et à signaler un point important. Exégétiquement, il faut donc se demander : qu’est-ce que l’auteur veut que je remarque ? On reste descriptif : ἰδού introduit souvent un événement, une révélation, ou un contraste. Ainsi, on évite de lire en diagonale et de manquer la pointe. Le lecteur moderne peut utiliser ἰδού comme un outil de lecture : chaque “voici” est un surligneur. Cela aide à découper le passage et à repérer les moments clés. Et cela évite un contresens : croire que l’auteur enchaîne des détails, alors qu’il hiérarchise. Le sens reste simple : “voici”. Mais sa fonction est forte : il force l’attention. Dans une culture moderne saturée d’informations, ce mot rappelle une discipline : ralentir et regarder là où le texte pointe.
Voici ! Interjection/particule : attire l’attention (« voici »). Très fréquent dans les récits.
Voici : interjection qui attire l’attention.
Ne pas le supprimer : l’auteur met une emphase. Mais ne pas le surcharger : c’est bref.
Annonces angéliques ; scènes clés ; prophéties citées.
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voici; regarde; tiens
ἴδε (vois) : forme proche; ici ἰδού (voici) est souvent plus formulaire.
voici
Mt 1,23; Jn 1,29; Ap 21,5
G2400
ἰδού
i-DOU
idou
- Interjection de mise en avant : attire l’attention sur un fait/une annonce. - Souvent introduit une révélation ou un tournant narratif.
Registre annonce/attention : signaler quelque chose d’important (“voici !”). Dans les récits, marque l’irruption d’un événement (ange, signe, déclaration) et guide la lecture vers ce qui suit.