voleur; celui qui dérobe
Dans Lc 12,35–48, κλέπτης (kleptēs) sert une comparaison simple : un maître de maison ne laisserait pas sa maison être percée s’il connaissait l’heure du voleur. Le grec utilise le voleur non pour une leçon morale sur le vol, mais comme ressort de surprise : arrivée imprévue → nécessité de veiller. Cette image prépare la phrase clé : le Fils de l’homme vient à l’heure non pensée. Le sens dans la péricope est donc le voleur comme illustration concrète de l’imprévu qui exige vigilance.
Dans l’arrière-plan biblique, la surprise est associée au jour de Dieu : Dieu peut venir quand on se croit en sécurité. La sagesse rappelle aussi la fragilité de la vie et l’illusion de contrôle. Lc 12 reprend cette dynamique avec une image domestique : comme on ne maîtrise pas l’heure d’un voleur, on ne maîtrise pas l’heure de la venue, donc on veille. La pensée hébraïque soutient l’idée : vigilance sobre plutôt que sécurité illusoire.
L’image peut choquer si on pense que Jésus est assimilé à un voleur. Clarification : la comparaison porte sur la surprise, pas sur le caractère. Le mot aide à comprendre l’argument : l’heure inconnue exige une préparation continue. On reste simple : surprise → vigilance → fidélité.
Voleur : celui qui dérobe; (fig.) faux berger/faux enseignant qui détruit. (Jn 10,10)
Lc 12,39 : voleur = image de l’imprévu (nécessité de veiller).
Ne pas moraliser l’image (ici Jésus ne “compare” pas le Fils de l’homme à un voleur moralement, mais à l’effet de surprise). Ne pas confondre avec λῃστής (brigand) : nuance différente.
Voleur (image de surprise). Dans Lc 12,35–48, le voleur illustre l’imprévisibilité : si l’on savait l’heure, on veillerait; comme on ne la sait pas, il faut être prêt.
berger fidèle; gardien; protecteur
voleur, cambrioleur (selon contexte)
λῃστής — brigand/violent (autre nuance) ; κλέπτω — voler (verbe)
voleur
Lc 12,39-40; 1 Th 5,2
G2812
vient de kleptō (selon lueur)
klep-tès
kleptes
Option A : voleur au sens concret (cambriolage, dérobade) ; Option B : voleur comme image (danger imprévu). En Lc 12,39, l’indice est la comparaison : si le maître de maison savait l’heure du voleur, il veillerait. Le co-texte impose A (voleur réel) utilisé comme support de B (image de l’imprévu). On retient donc le sens concret (voleur) au service d’une illustration de vigilance.
- Lc 12,39 — “voleur” : terme concret utilisé comme image de surprise. L’indice est la comparaison maison/heure/veiller, qui vise l’imprévu, non la moralité.
Registre sécurité domestique : maison, effraction, vigilance de nuit. Dans Lc 12, cet univers sert une image : l’événement arrive à l’improviste, donc on veille.