piège ; pierre d’achoppement ; occasion de chute
σκάνδαλον désigne un piège/obstacle qui fait trébucher, et en Mt 18,7–9 il sert une logique de gravité : les occasions de chute existent, mais malheur à celui par qui elles arrivent. Le mot structure l’appel à une radicalité : couper ce qui fait tomber plutôt que de perdre la vie. Il fonctionne comme diagnostic : ce n’est pas seulement un “problème”, c’est un mécanisme de chute. σκάνδαλον relie donc responsabilité et prévention : éviter d’être cause de chute pour autrui et traiter en soi ce qui produit la chute. Le terme donne à l’éthique une lucidité : certaines influences et habitudes sont des pièges réels.
L’arrière-plan biblique connaît l’interdit de mettre une pierre d’achoppement devant le faible. Le scandale est responsabilité envers autrui : ne pas devenir cause de chute. Dans la logique de l’alliance, protéger les vulnérables est un devoir; faire tomber un “petit” est grave devant Dieu.
Aujourd’hui “scandale” = être choqué. Skandalon biblique = faire trébucher (entraîner au péché, abîmer la foi). Clarification : le texte appelle à une vigilance radicale sur ce qui entraîne soi-même ou un autre à tomber, surtout les petits; ce n’est pas une arme pour imposer des préférences personnelles.
Ne pas devenir un piège pour les “petits” : Jésus avertit fortement contre ce qui fait tomber. (Mt 18,7)
Dans Mt 18, le scandale est ce qui fait trébucher un disciple vulnérable. Jésus ne minimise pas : il appelle à couper radicalement ce qui entraîne au péché et à protéger les petits. Le mot porte un enjeu pastoral et moral : responsabilité envers autrui.
Ne pas réduire à “être choqué”. Le terme parle d’une chute réelle. Ne pas l’utiliser pour imposer des préférences personnelles; garder le sens biblique : entraîner au péché ou détruire la foi d’un faible.
Occasion de chute. Peut être interne (tentation) ou externe (mauvais exemple, abus d’autorité). Dans Mt 18, il vise surtout le danger pour les petits.
aider, édifier, protéger
cause de chute, piège, obstacle
σκάνδαλον (nom) vs σκανδαλίζω (verbe) ; πειρασμός — tentation/épreuve
cause de chute
Mt 18,7–9 ; Rm 14,13 ; 1 Co 8,9
G4625
Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (skandalon).
skan-da-lon
skandalon
Dans Mt 18, le co-texte (malheur au monde à cause des scandales, couper main/pied/œil) impose une gravité morale : “scandale” n’est pas simplement “choquer”, mais faire tomber dans le péché. Dans d’autres contextes (croix comme pierre d’achoppement), le mot vise l’obstacle à la foi. Règle : repérer si le passage parle d’entraîner au péché (Mt 18) ou d’être offensé/choqué (autres usages), et choisir la nuance accordingly.
- Mt 18,6–9 — “scandale/pierre d’achoppement” (G4625) : le scandale est une cause qui fait trébucher et entraîne au péché. L’indice est “malheur au monde à cause des scandales”. - Mt 13,54–58 — Option A (scandale = offense) / Option B (scandale = obstacle à la foi) : le co-texte tranche vers B : Nazareth se scandalise de Jésus et ne croit pas.
Registre piège/achoppement et responsabilité : le mot évoque un obstacle qui fait trébucher (piège), avec un enjeu moral. Dans Mt 18, il touche au registre pastoral : protéger les “petits” et éliminer ce qui entraîne au péché. Il active l’univers de la chute, de l’influence et de la vigilance éthique.