🇬🇷

décédé — νεκρός — nekros

Langue — NOYAU
Grec
Versets clés (liste)

Mc 12,26-27; Mc 15,45; Mc 16,6

Strong (H####/G####) — NOYAU

G3498

Sens (principal)

Mort; cadavre; (fig.) sans vie (selon contexte).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament parle de la mort comme conséquence de la fragilité humaine et comme limite. La mort est liée à la poussière et au souffle : quand le souffle s’en va, l’homme meurt. Ce repère éclaire νεκρός : être mort signifie que la vie donnée par Dieu n’anime plus. L’AT connaît aussi le deuil, l’impureté liée au cadavre, et l’interruption de l’action : le mort ne participe plus à la vie du peuple. En même temps, l’AT contient une espérance : Dieu peut relever, restaurer, faire vivre. La mort n’est pas niée, mais elle n’est pas souveraine. Sans expliquer un passage, le sens profond biblique est que la mort est réelle, lourde, et qu’elle marque une frontière. La pensée hébraïque traite le cadavre avec sérieux : il rappelle la sainteté de Dieu et la dépendance de l’homme. Comprendre νεκρός avec cet arrière‑plan, c’est entendre la gravité de l’absence de vie, et aussi la valeur de la vie comme don. Le mot rappelle que la Bible parle de la mort sans abstraction : c’est un état qui brise, qui rend inapte, qui met fin à la capacité humaine. Et c’est précisément ce réel que Dieu affronte dans son œuvre de salut.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

νεκρός désigne ce qui est mort, décédé, privé de vie. Le mot peut qualifier une personne réellement morte, un corps, ou parfois une condition spirituelle selon le contexte. Sa logique première reste concrète : il marque la rupture de la vie. Dans les récits évangéliques, νεκρός donne du poids à la réalité de la mort et empêche de lire la résurrection comme simple symbole d’encouragement. Si quelqu’un est νεκρός, la situation est humainement fermée. Le mot sert donc souvent de contraste : mort / vie, tombeau / relèvement, incapacité / action de Dieu. Il faut cependant éviter de spiritualiser chaque emploi. Le contexte décide si le mot parle d’un cadavre, d’un défunt, d’un état moral ou d’une image théologique. Dans Jean 21, par exemple, lorsqu’un terme lié à la mort est présent dans l’horizon narratif, il encadre la question de la vie donnée et du témoignage. νεκρός oblige à prendre la mort au sérieux, afin que la vie annoncée ne soit pas réduite à une émotion ou à une idée.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne parle souvent de la mort avec des euphémismes (“parti”, “disparu”). Le contresens est de perdre la netteté de νεκρός. Le mot grec dit “mort”, état sans vie, sans action. La clarification utile : νεκρός n’est pas seulement “très malade” ou “en danger”; c’est l’absence de vie. Un autre contresens moderne est de traiter la mort comme une simple transition naturelle sans poids; la Bible reconnaît la mort comme limite et rupture. Pour un prédicateur, comprendre νεκρός enrichit le sens profond parce qu’il permet de garder la radicalité du contraste : mort/vivant. Cela aide à lire sans adoucir : le texte parle d’un état où l’homme ne se relève pas par lui‑même. Enfin, même quand le mot est employé figurativement, il garde sa force pédagogique : ce qui est mort ne répond pas, ne produit pas, ne bouge pas. Comprendre νεκρός, c’est donc respecter ce réalisme et ne pas “spiritualiser” la mort au point d’en perdre la gravité. Le mot rend la limite visible, et c’est souvent cette limite qui donne tout son relief à l’action de Dieu dans les textes.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, νεκρός désigne généralement le mort (réalité physique) dans les scènes de passion/résurrection et les débats sur la résurrection.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre vie/mort : νεκρός désigne un mort (réalité physique), et dans Actes il se trouve souvent dans des scènes de décès/résurrection ou de constat de mort. Le mot ancre le récit dans la réalité concrète et met en relief la puissance de Dieu lorsqu’il relève.

Notes prédicateur (optionnel)

Pour enseignants : annoncer l’espérance : Jésus a compassion, et il a autorité. Application : consoler les endeuillés, et annoncer la résurrection comme promesse solide.

Synonymes / proches (FR)

mort; défunt; cadavre

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : mort physique (corps, décès) ; Option B : “mort” comme catégorie figurée, selon certains contextes. Le co-texte d’Actes tranche par la scène (mourir, veiller un corps, se lever, être rendu vivant). Ne pas passer à une lecture “mort spirituelle” si le récit décrit un événement concret. Règle : suivre les verbes et l’effet observable (décès constaté, résurrection, consolation) pour fixer le sens.

Pièges lexicaux

Ne pas effacer la réalité de la mort physique par une lecture uniquement symbolique; Marc insiste sur la mort réelle et la résurrection.

À ne pas confondre avec…

ἀποθνῄσκω — mourir (verbe) ; θάνατος — mort (nom abstrait)

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,1–14 et péricopes miroir — νεκρός marque la réalité de la mort avant toute proclamation de vie. Quand il accompagne résurrection, tombeau ou apparition, il sert de contraste : celui qui était mort est désormais vivant. - Miroir technique : selon les listes liées, le mot peut désigner un défunt réel, l’état des morts, ou le contraste théologique mort/vie. L’indice est le co-texte : tombeau, corps, relèvement, annonce pascale, ou argument sur la puissance de Dieu. - Garde-fou : ne pas réduire “mort” à une image morale si le passage parle d’un corps, d’un tombeau ou d’une résurrection. Inversement, si le passage développe une condition spirituelle, noter que la nuance devient figurée, mais toujours à partir du contexte.

Champs sémantiques
Narratif
Sens (principal)

Mort; cadavre; (fig.) sans vie (selon contexte).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

νεκρός désigne ce qui est mort, décédé, privé de vie. Le mot peut qualifier une personne réellement morte, un corps, ou parfois une condition spirituelle selon le contexte. Sa logique première reste concrète : il marque la rupture de la vie. Dans les récits évangéliques, νεκρός donne du poids à la réalité de la mort et empêche de lire la résurrection comme simple symbole d’encouragement. Si quelqu’un est νεκρός, la situation est humainement fermée. Le mot sert donc souvent de contraste : mort / vie, tombeau / relèvement, incapacité / action de Dieu. Il faut cependant éviter de spiritualiser chaque emploi. Le contexte décide si le mot parle d’un cadavre, d’un défunt, d’un état moral ou d’une image théologique. Dans Jean 21, par exemple, lorsqu’un terme lié à la mort est présent dans l’horizon narratif, il encadre la question de la vie donnée et du témoignage. νεκρός oblige à prendre la mort au sérieux, afin que la vie annoncée ne soit pas réduite à une émotion ou à une idée.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament parle de la mort comme conséquence de la fragilité humaine et comme limite. La mort est liée à la poussière et au souffle : quand le souffle s’en va, l’homme meurt. Ce repère éclaire νεκρός : être mort signifie que la vie donnée par Dieu n’anime plus. L’AT connaît aussi le deuil, l’impureté liée au cadavre, et l’interruption de l’action : le mort ne participe plus à la vie du peuple. En même temps, l’AT contient une espérance : Dieu peut relever, restaurer, faire vivre. La mort n’est pas niée, mais elle n’est pas souveraine. Sans expliquer un passage, le sens profond biblique est que la mort est réelle, lourde, et qu’elle marque une frontière. La pensée hébraïque traite le cadavre avec sérieux : il rappelle la sainteté de Dieu et la dépendance de l’homme. Comprendre νεκρός avec cet arrière‑plan, c’est entendre la gravité de l’absence de vie, et aussi la valeur de la vie comme don. Le mot rappelle que la Bible parle de la mort sans abstraction : c’est un état qui brise, qui rend inapte, qui met fin à la capacité humaine. Et c’est précisément ce réel que Dieu affronte dans son œuvre de salut.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne parle souvent de la mort avec des euphémismes (“parti”, “disparu”). Le contresens est de perdre la netteté de νεκρός. Le mot grec dit “mort”, état sans vie, sans action. La clarification utile : νεκρός n’est pas seulement “très malade” ou “en danger”; c’est l’absence de vie. Un autre contresens moderne est de traiter la mort comme une simple transition naturelle sans poids; la Bible reconnaît la mort comme limite et rupture. Pour un prédicateur, comprendre νεκρός enrichit le sens profond parce qu’il permet de garder la radicalité du contraste : mort/vivant. Cela aide à lire sans adoucir : le texte parle d’un état où l’homme ne se relève pas par lui‑même. Enfin, même quand le mot est employé figurativement, il garde sa force pédagogique : ce qui est mort ne répond pas, ne produit pas, ne bouge pas. Comprendre νεκρός, c’est donc respecter ce réalisme et ne pas “spiritualiser” la mort au point d’en perdre la gravité. Le mot rend la limite visible, et c’est souvent cette limite qui donne tout son relief à l’action de Dieu dans les textes.

Courte description — (aide remplissage)

Dieu relève les morts : le mot “mort” devient le contraste qui souligne la puissance de Jésus. (Lc 7)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, νεκρός désigne généralement le mort (réalité physique) dans les scènes de passion/résurrection et les débats sur la résurrection.

Pièges lexicaux

Ne pas effacer la réalité de la mort physique par une lecture uniquement symbolique; Marc insiste sur la mort réelle et la résurrection.

Usage biblique (mini)

Souvent lié à la résurrection, au tombeau, et à la victoire de Dieu sur la mort.

Antonymes / contrastes (FR)

vivant, ressuscité

Synonymes / proches (FR)

mort; défunt; cadavre

À ne pas confondre avec…

ἀποθνῄσκω — mourir (verbe) ; θάνατος — mort (nom abstrait)

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Adjectif
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

né-kros

Translit. — NOYAU

nekros

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : mort physique (corps, décès) ; Option B : “mort” comme catégorie figurée, selon certains contextes. Le co-texte d’Actes tranche par la scène (mourir, veiller un corps, se lever, être rendu vivant). Ne pas passer à une lecture “mort spirituelle” si le récit décrit un événement concret. Règle : suivre les verbes et l’effet observable (décès constaté, résurrection, consolation) pour fixer le sens.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,1–14 et péricopes miroir — νεκρός marque la réalité de la mort avant toute proclamation de vie. Quand il accompagne résurrection, tombeau ou apparition, il sert de contraste : celui qui était mort est désormais vivant. - Miroir technique : selon les listes liées, le mot peut désigner un défunt réel, l’état des morts, ou le contraste théologique mort/vie. L’indice est le co-texte : tombeau, corps, relèvement, annonce pascale, ou argument sur la puissance de Dieu. - Garde-fou : ne pas réduire “mort” à une image morale si le passage parle d’un corps, d’un tombeau ou d’une résurrection. Inversement, si le passage développe une condition spirituelle, noter que la nuance devient figurée, mais toujours à partir du contexte.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre vie/mort : νεκρός désigne un mort (réalité physique), et dans Actes il se trouve souvent dans des scènes de décès/résurrection ou de constat de mort. Le mot ancre le récit dans la réalité concrète et met en relief la puissance de Dieu lorsqu’il relève.