🔎

reconnaître — ἐπιγινώσκω — epiginōskō

Sens (principal)

Reconnaître; connaître clairement; identifier.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἐπιγινώσκω signifie reconnaître, connaître clairement, identifier avec précision. Le préfixe ἐπι- donne souvent l’idée d’une connaissance approfondie ou confirmée : on ne fait pas que “savoir”, on identifie. En Mc 6,33, la foule “reconnaît” Jésus et anticipe son déplacement : le verbe structure la pression narrative (ils comprennent où il va, et courent). En Mc 14,64, “vous l’avez entendu, qu’en pensez-vous ?” renvoie à une reconnaissance d’un propos jugé blasphématoire; le verbe, selon usage, aide à exprimer l’identification d’un fait et la conclusion qui en découle. Logiquement, ἐπιγινώσκω est un verbe-charnière : il relie perception et décision. Reconnaître, c’est rendre explicite ce qui était implicite (qui est-ce ? que s’est-il passé ?). Le mot aide à lire les scènes où l’identification déclenche une action (poursuivre, juger, s’opposer).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la Bible, connaître/reconnaître dépasse l’information : c’est relation et discernement. La pensée sémitique relie reconnaissance et vérité : reconnaître Dieu, reconnaître son œuvre, ou reconnaître son propre état. Les récits montrent souvent des personnes qui “reconnaissent” tardivement (Joseph reconnu, Dieu reconnu), ce qui déclenche repentance ou louange. Ainsi, reconnaître Jésus dans l’Évangile n’est pas neutre : cela produit soit un mouvement vers lui (foule), soit une opposition (conseil). Le verbe peut donc être entendu dans ce cadre : discerner et reconnaître, c’est entrer dans un rapport de vérité. Le thème biblique “connaître le Seigneur” éclaire la gravité : reconnaître peut être le début d’une confession, ou le point de départ d’un rejet conscient.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On pense parfois que reconnaître est automatique (“je l’ai vu, je l’ai reconnu”). Les textes montrent que la reconnaissance est un acte interprétatif : on identifie, puis on décide. Exégétiquement, Mc 6 montre une reconnaissance qui amplifie la foule; Mc 14 montre une reconnaissance utilisée pour condamner. Pour la préparation de prédication, le mot enrichit la lecture : repérer ce qui est reconnu (personne, action, parole), et comment cette reconnaissance oriente la suite (poursuite, débat, jugement). On reste dans l’exégèse : pas d’application, mais une analyse du mécanisme narratif : l’identification précède l’action. Le verbe aide aussi à distinguer reconnaissance superficielle (savoir qui) et reconnaissance pleine (saisir la portée), selon les indices du passage.

Courte description — (aide remplissage)

Connaître avec discernement: reconnaître, identifier, comprendre clairement.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 7, ἐπιγινώσκω signifie reconnaître avec discernement à partir d’indices visibles, ici les fruits produits par les faux prophètes.

Pièges lexicaux

Le transformer en ‘connaissance spirituelle’ systématique : parfois c’est simple reconnaissance visuelle (foules).

Usage biblique (mini)

Exprime une reconnaissance/identification (personne ou réalité) selon les scènes.

Antonymes / contrastes (FR)

ignorer; méconnaître

Synonymes / proches (FR)

reconnaître; identifier; discerner

À ne pas confondre avec…

ginōskō (connaître) : epiginōskō peut insister sur reconnaissance/pleine connaissance

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

reconnaître

Versets clés (liste)

Mt 7,16; Mt 7,20; Mc 6,33; Mc 14,64

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1921

Lemme / racine (optionnel)

gnōsis (G1108) déjà ajouté (connaissance)

Prononciation — (aide remplissage)

e-pi-gi-nō-skō

Translit. — NOYAU

epiginōskō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer si l’objet est une personne (reconnaître Jésus) ou un fait (reconnaître une vérité). Dans Marc, souvent reconnaissance de Jésus ou identification après coup. Règle : rester sur l’idée ‘reconnaître/identifier’.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 7,16.20 — ἐπιγινώσκω exprime la reconnaissance des faux prophètes à partir de leurs fruits. L’indice est la répétition « vous les reconnaîtrez à leurs fruits »; la nuance est discernement fondé sur des résultats observables, non intuition privée. - Mc 6,33 — Le verbe désigne une reconnaissance rapide de Jésus par la foule. L’indice est la réaction immédiate : ils courent à pied et devancent Jésus. - Mc 14,64 — La nuance porte sur l’identification d’un propos entendu dans une scène de procès. L’indice est le lien entre parole entendue et conclusion de jugement.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre perception/identification : connaissance précise (reconnaissance). Dans Marc, peut décrire la réaction des foules qui reconnaissent Jésus et se précipitent vers lui.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune