ôter; enlever; emporter (retirer d’un endroit)
ἀπαίρω signifie enlever, emporter, ôter, parfois “soulever” pour retirer. Le verbe décrit un mouvement de retrait : quelque chose est ôté de sa place. Logiquement, ἀπαίρω peut s’appliquer à un objet (enlever), à une charge (ôter un fardeau), ou à une personne (emporter). Dans le NT, il peut prendre une dimension théologique selon le contexte : ôter le péché, enlever ce qui empêche, ou retirer quelqu’un (pris/retiré). Ainsi, ἀπαίρω met en relief le changement d’état : ce qui était là n’est plus là. En somme, ἀπαίρω désigne l’action d’ôter : enlever effectivement, et cela peut servir à exprimer une délivrance (ce qui pesait est retiré).
La Bible parle souvent de Dieu qui “ôte” : ôter le péché, enlever l’opprobre, retirer un fardeau, délivrer. La pensée sémitique comprend le salut comme retrait d’un poids : Dieu enlève ce qui écrase. Ainsi, ἀπαίρω résonne avec la logique d’exode : être emporté hors de l’esclavage, être délivré. Elle résonne aussi avec le langage sacrificiel : l’iniquité est ôtée. Dans le NT, ces images convergent en Christ.
Aujourd’hui, “ôter” peut être perçu comme simple suppression technique. ἀπαίρω, bibliquement, peut porter un sens de délivrance : ôter une charge, retirer un obstacle, libérer. Clarification : le salut n’est pas seulement une idée, il enlève réellement une dette et une culpabilité. En prédication exégétique, ce verbe aide à annoncer une grâce qui retire ce qui pèse (culpabilité, condamnation) et ouvre une marche nouvelle. Le mot corrige un contresens moderne : croire que Dieu ajoute seulement des exigences; il ôte aussi des fardeaux.
Dans le passage, ἀπαίρω décrit l’action d’ôter/enlever quelque chose (souvent concret). Le co-texte précise l’objet et l’effet (ce qui est retiré, ce qui reste).
Ne pas confondre avec αἴρω (lever/porter) ou ἀφαιρέω (enlever/retirer) : proches mais nuances différentes. Suivre l’objet et le contexte.
ôter
G0522
apairō
Option A : enlever/retirer concrètement (objet, vêtement, obstacle). Option B : enlever/ôter au sens figuré (retirer une alliance, enlever un joug, etc.) selon contexte. L’indice est l’objet direct : concret vs symbolique. Ne pas confondre avec αἴρω (lever/porter) : ἀπαίρω insiste sur ‘emporter/retirer’.
- Mc 2,21 — enlever/arracher : l’image du patch qui ‘emporte’ du vieux (si contexte). - Actes (usage possible) — emporter quelqu’un/quelque chose : déplacement.
Registre action/déplacement : retirer quelque chose, l’emporter. Dans les récits, sert à décrire un geste concret; en figuré, peut soutenir l’idée de retrait/éloignement.