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fête de la Pâque — πάσχα — pascha

Sens (principal)

Pâque

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πάσχα désigne la Pâque, et dans Luc 22 le mot porte à la fois le sens du repas (événement) et du cadre théologique (délivrance). Jésus dit : “j’ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir” : la logique est temporelle (avant la passion) et interprétative (la Pâque va recevoir son accomplissement). Le mot relie donc le récit à l’histoire du salut : la Pâque n’est pas un simple souvenir national, elle est la matrice d’un accomplissement messianique. Jésus annonce aussi qu’il ne la mangera plus “jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu” : πάσχα est ainsi encadré par une tension présent/futur. Exégétiquement, le mot oblige à lire l’unité : repas pascal → parole d’interprétation (corps/sang) → attente du Royaume. La Pâque devient le lieu où Jésus se présente comme celui qui donne le sens ultime de la délivrance : sa souffrance imminente est comprise comme l’événement vers lequel la Pâque pointait. Ainsi, πάσχα fonctionne comme charnière narrative : il ancre la Cène dans l’exode et oriente vers l’accomplissement du Royaume.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Pâque est, dans la mémoire d’Israël, l’événement fondateur de la délivrance : Dieu libère de l’esclavage, juge l’oppression, et forme un peuple qui lui appartient. Le repas pascal n’est pas seulement une commémoration : il est une pédagogie d’alliance, où l’on raconte et où l’on “se souvient” en célébrant. Dans ce cadre, Luc 22 est décisif : Jésus situe sa souffrance imminente à l’intérieur de cette mémoire, comme l’accomplissement vers lequel la Pâque pointait. La pensée sémitique comprend l’accomplissement comme continuité : le même Dieu qui délivre en Exode délivre encore, mais d’une manière ultime par le Messie. L’annonce “jusqu’à l’accomplissement dans le Royaume de Dieu” ajoute l’horizon prophétique : la délivrance pascale annonce la restauration finale, souvent décrite comme un festin sous le règne de Dieu. Ainsi, πάσχα tient ensemble passé et futur : passé de l’Exode, présent de la passion du Messie, futur du Royaume. Le repas devient donc un lieu de lecture biblique : la Pâque est relue à la lumière du Messie, et la passion est comprise comme acte de délivrance et de fondation d’une alliance promise.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

La Pâque peut être perçue comme une tradition ancienne, distante de notre monde. Luc 22 montre qu’elle est la “grammaire” choisie par Jésus pour interpréter sa mort et annoncer l’espérance du Royaume. Clarification : le passage n’invite pas à voir la Cène comme un rite isolé, mais comme une Pâque accomplie : mémoire de délivrance + interprétation messianique + attente de l’accomplissement. Pour la prédication exégétique, πάσχα aide à relier les éléments du texte : désir de Jésus, annonce “jusqu’au Royaume”, puis parole sur le corps donné et le sang de l’alliance. On reste dans la logique biblique : la Pâque n’est pas seulement un contexte, elle est un cadre théologique qui rend la passion intelligible et l’espérance du Royaume concrète. Et parce que Jésus parle d’“accomplissement”, la Pâque devient aussi une clé de lecture : l’histoire ne se répète pas à l’identique, elle avance vers une plénitude. Cela aide à prêcher le passage comme accomplissement et promesse, sans réduire la Cène à un rappel sentimental.

Courte description — (aide remplissage)

La Pâque : mémorial du salut; Jésus l’accomplit et l’oriente vers sa mort et l’alliance nouvelle. (Mt 26)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Matthieu, la Pâque encadre le dernier repas et la passion. Jésus prend la Pâque et en révèle l’accomplissement : sa mort est un acte de délivrance et d’alliance (“sang de l’alliance”). La fête devient une clé pour comprendre la croix.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire la Pâque à une “tradition”. Elle porte un sens de délivrance. Ne pas séparer la Cène de la Pâque : Matthieu montre un accomplissement. Éviter les spéculations calendaires; rester sur le sens théologique.

Usage biblique (mini)

Fête de délivrance et repas. Dans les Évangiles, contexte immédiat de la passion de Jésus et de l’institution du repas du Seigneur.

Antonymes / contrastes (FR)

esclavage (avant la délivrance)

Synonymes / proches (FR)

fête de la Pâque, repas pascal

À ne pas confondre avec…

ἄζυμα — pains sans levain (contexte) ; θυσία — sacrifice (concept)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Alliance / loi
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

fête de la Pâque

Versets clés (liste)

Mt 26,17–28 ; Ex 12,1–14 ; 1 Co 5,7

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3957

Lemme / racine (optionnel)

Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (pascha).

Prononciation — (aide remplissage)

pas-kha

Translit. — NOYAU

pascha

Vérifiable
Champs sémantiques
AllianceGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte distingue parfois la fête (période) et le repas (moment). En Mt 26, on prépare et on mange : le sens “repas pascal” est fortement présent, dans le cadre plus large de la fête. Donc ne pas choisir automatiquement un sens abstrait (“Pâque” = idée), mais suivre les verbes (préparer/manger). Règle : observer si le passage parle d’un calendrier (“le jour…”) ou d’un repas (“préparer/ manger”), et ajuster.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 22,1–2 — “Pâque” (G3957) : fête imminente qui accroît la tension (foule + calendrier). L’indice est l’approche de la fête et la peur du peuple. - Lc 22,7–13 — “Pâque” : repas à préparer; l’indice est “où veux-tu que nous préparions la Pâque ?” (dimension concrète).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre cultuel/mémoriel : la Pâque est une fête instituée (calendrier, repas, mémoire) qui rappelle la délivrance et l’alliance. Dans Matthieu 26, elle est le cadre liturgique immédiat du repas où Jésus interprète sa mort. Le mot active donc le registre de l’Exode, du sacrifice et de l’accomplissement.