🇬🇷

acheter — ἀγοράζω — agorazō

Sens (principal)

Acheter; acquérir (par paiement).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἀγοράζω signifie acheter ou acquérir par paiement. Le verbe place l’action dans une logique d’échange : une personne obtient un bien en donnant une contrepartie. Dans Lc 14,18, l’objet acheté est un champ; le mot ne porte donc pas une idée spirituelle abstraite, mais une transaction concrète. La phrase montre aussi que l’achat devient l’élément d’une excuse : l’homme dit qu’il doit aller voir ce qu’il a acheté. La nuance du verbe reste simple, mais le co-texte lui donne une fonction : il désigne une acquisition légitime qui sert de raison pour refuser l’invitation. Il faut donc distinguer le sens lexical et l’effet narratif. Lexicalement, ἀγοράζω décrit l’acte d’acquérir; dans la parabole, cet acte est intégré dans une réponse de refus. Le mot ne condamne pas l’achat en lui-même. Ce sont la place de l’achat dans la phrase, le moment de l’invitation et la logique des excuses qui déterminent son poids. ἀγοράζω aide ainsi à observer comment un bien acquis peut devenir, dans le récit, un motif qui détourne du festin préparé.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, acheter un champ ou un bien appartient à la vie ordinaire : possession, héritage, travail de la terre et gestion de la maison. L’Ancien Testament connaît des achats légitimes, des terres acquises, des transactions réglées devant témoins. Cet arrière-plan évite de charger ἀγοράζω d’un sens négatif automatique. Le problème ne vient pas du champ acheté en lui-même, mais de la manière dont cette acquisition entre dans la scène de Lc 14. Le festin est prêt, l’appel arrive, et l’achat devient une raison donnée pour ne pas venir. Le mot se situe donc dans un cadre de priorités narratives : un bien possédé occupe l’attention au moment décisif de l’invitation. La pensée biblique relie souvent la terre, les biens et la responsabilité devant Dieu; elle ne méprise pas le concret, mais elle refuse que le concret remplace l’écoute de l’appel. Ici, ἀγοράζω garde son sens simple d’acquérir par achat, tout en révélant une tension du récit : ce qui est légitime peut devenir prétexte. Le co-texte du banquet fixe la nuance : l’achat est réel, mais il fonctionne comme excuse face à l’invitation du maître.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, ἀγοράζω peut sembler trop ordinaire pour demander une attention particulière. Acheter un champ ressemble à une décision économique normale, et c’est justement ce qui rend le mot important dans Lc 14,18. Le texte ne présente pas l’achat comme immoral en soi. Il montre plutôt comment une acquisition concrète peut être invoquée au mauvais moment pour refuser une invitation déjà prête. La clarification nécessaire est donc de ne pas moraliser le verbe « acheter » isolément. ἀγοράζω décrit une transaction : acquérir un bien contre paiement. Le sens plus précis vient de la phrase : « J’ai acheté un champ, et il me faut aller le voir ». L’achat devient la base d’une excuse. Le contresens serait de conclure que posséder, acheter ou gérer un bien est condamné par le mot. Le passage vise la fonction de cette acquisition dans le récit : elle détourne l’invité de la réponse attendue au festin. Pour expliquer ἀγοράζω, il faut donc garder ensemble le niveau lexical et le niveau contextuel. Lexicalement, le mot est économique et concret; narrativement, dans cette parabole, il devient l’un des exemples de refus déguisé sous une raison apparemment raisonnable.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Marc, ἀγοράζω décrit l’acte d’acheter, souvent pour la logistique du repas, soulignant le contraste entre les ressources humaines limitées et la provision divine de Jésus.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, ἀγοράζω signifie acheter, souvent dans des scènes de logistique (nourriture) qui mettent en contraste ressources humaines et provision de Jésus.

Pièges lexicaux

Ne pas moraliser automatiquement : l’achat peut être simple ou critiqué selon contexte (motif du cœur).

Usage biblique (mini)

Utilisé pour parler d’acheter de la nourriture ou des biens dans les récits (logistique).

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

acheter; acquérir

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

acheter

Versets clés (liste)

Mc 6,36-37; Mc 15,46

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0059

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

agorazō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Alliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer l’objet acheté (nourriture, parfum). Dans Marc, souvent achats de nourriture (après multiplication) ou parfum. Règle : rester concret.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 14,18 — « J’ai acheté un champ » : Option A : achat simplement matériel / Option B : achat devenu prétexte narratif au refus. L’objet acheté est clairement un champ, donc le sens lexical reste concret : acquérir par paiement. Mais l’indice du co-texte est la réponse à l’invitation : l’achat fonctionne comme excuse au moment où le festin est prêt.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre économie/quotidien : acte d’achat. Dans Marc, sert à ancrer le récit dans la vie ordinaire (nourriture, ressources).

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune