🇬🇷

aller — πορεύομαι — poreuomai

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
11. L’Église naissante & épîtres
Versets clés (liste)

Jn 14,2–4

Strong (H####/G####) — NOYAU

G4198

Sens (principal)

aller; s’en aller; partir

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament décrit la foi comme un chemin : marcher devant Dieu, suivre ses voies, ne pas s’écarter. Le vocabulaire de marche est central (halak). La route d’Abraham, l’Exode, le désert : l’histoire du peuple est une histoire de cheminement. Ce repère éclaire πορεύομαι : “aller” n’est pas seulement déplacement géographique, c’est souvent une manière de décrire une vie orientée. Sans imposer une symbolique à chaque occurrence, l’univers biblique associe le chemin à la fidélité : marcher, c’est persévérer, avancer, rester dans la voie. La pensée hébraïque voit aussi que le chemin révèle le cœur : on peut marcher vers Dieu ou s’égarer. Ainsi, le “sens profond” du cheminement est la progression dans une direction. Le texte biblique utilise les routes pour montrer comment Dieu conduit et comment l’homme répond. Comprendre πορεύομαι avec cet arrière‑plan, c’est entendre une continuité : la foi se vit sur des chemins réels, et ces chemins portent une pédagogie. On avance par étapes, on traverse, on apprend. Le mot rappelle que l’histoire de Dieu n’est pas instantanée : elle se déroule dans le temps, sur des routes, et la fidélité se mesure souvent au fait de “continuer à marcher”.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πορεύομαι signifie “aller, se mettre en route, voyager”. Le verbe décrit un déplacement, souvent avec l’idée de cheminement : on parcourt une route, on progresse d’un lieu à un autre. La logique du mot est processuelle : l’accent est moins sur le départ instantané que sur la marche. Le grec emploie πορεύομαι pour parler de la conduite sur un chemin, parfois même au sens figuré (se conduire), mais le noyau reste : aller en chemin. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre que ce verbe suggère une trajectoire : on n’est pas seulement “arrivé”, on est “en route”. Il se distingue de verbes plus ponctuels (venir, entrer) par sa durée. Linguistiquement, πορεύομαι structure la narration : il marque des transitions, des itinéraires, des étapes. Le sens profond est donc le cheminement. Comprendre πορεύομαι aide le lecteur à suivre le récit biblique comme une histoire de routes : déplacements réels, étapes, rencontres. Le mot enrichit la lecture en rappelant que la Bible décrit souvent la vie par l’image du chemin : aller, marcher, cheminer. Même quand le sens reste concret, l’idée de progression demeure : on avance, on poursuit une route, on traverse des lieux. Le verbe forme donc l’attention au mouvement et au temps du trajet : ce qui se passe “en allant”, sur le chemin, dans l’entre‑deux.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne entend “aller” comme un déplacement rapide (voiture, train) et peut perdre l’idée de marche. Le contresens est de rendre πορεύομαι par un verbe trop ponctuel (“partir”) et de manquer le cheminement. La clarification utile : πορεύομαι souligne la route, la progression, le fait d’être “en chemin”. Un autre contresens moderne est de tout spiritualiser (“chemin = vie spirituelle”) au point de perdre le sens concret. Le verbe reste souvent narratif : aller d’un lieu à un autre. Mais sa nuance de cheminement enrichit la lecture : il y a durée, étapes, rencontres “en chemin”. Pour un prédicateur, ce mot est précieux parce qu’il fournit une clé de lecture : le texte biblique pense souvent en termes de parcours. Comprendre πορεύομαι aide à percevoir le rythme : ce qui arrive pendant le trajet, et comment la route structure le récit. Enfin, le mot rappelle une pédagogie biblique : la vérité se transmet sur des chemins, au milieu d’étapes, pas seulement dans des déclarations. Le “sens profond” est donc la progression orientée : aller, marcher, poursuivre une route, avec tout ce que cela implique de temps, d’exposition et de rencontres.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 14, Jésus parle de son départ (« je vais ») vers le Père et du fait qu’il prépare une place. Le départ n’est pas abandon, mais mouvement vers l’accomplissement.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre de trajet et de destination : mouvement vers un lieu/personne. Dans ce passage, c’est aussi un registre relationnel : absence temporaire suivie d’un retour.

Notes prédicateur (optionnel)

Application : encourager une foi obéissante qui avance (discipulat).

Synonymes / proches (FR)

partir; aller; s’en aller

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le verbe peut signifier un simple déplacement. Ici, le co-texte (discours d’adieu, trouble des disciples, promesse de retour) contraint à comprendre un départ significatif : Jésus “s’en va” d’eux, vers le Père. L’objection de Thomas (« nous ne savons pas où tu vas ») confirme l’enjeu directionnel. Le sens doit être lu avec la promesse : aller → préparer → revenir. On évite de banaliser en “se déplacer”.

Pièges lexicaux

Ne pas lire seulement spatial : le départ a une signification salvifique dans le discours d’adieu.

À ne pas confondre avec…

Un déplacement banal sans enjeu; l’idée de “fuir”.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Dans Marc, πορεύομαι décrit fréquemment un déplacement concret (‘aller’), parfois porteur d’obéissance (aller faire ce que Jésus demande) ou de trajectoire vers Jérusalem selon le contexte.

Champs sémantiques
RoyaumeFoi
Sens (principal)

aller; s’en aller; partir

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πορεύομαι signifie “aller, se mettre en route, voyager”. Le verbe décrit un déplacement, souvent avec l’idée de cheminement : on parcourt une route, on progresse d’un lieu à un autre. La logique du mot est processuelle : l’accent est moins sur le départ instantané que sur la marche. Le grec emploie πορεύομαι pour parler de la conduite sur un chemin, parfois même au sens figuré (se conduire), mais le noyau reste : aller en chemin. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre que ce verbe suggère une trajectoire : on n’est pas seulement “arrivé”, on est “en route”. Il se distingue de verbes plus ponctuels (venir, entrer) par sa durée. Linguistiquement, πορεύομαι structure la narration : il marque des transitions, des itinéraires, des étapes. Le sens profond est donc le cheminement. Comprendre πορεύομαι aide le lecteur à suivre le récit biblique comme une histoire de routes : déplacements réels, étapes, rencontres. Le mot enrichit la lecture en rappelant que la Bible décrit souvent la vie par l’image du chemin : aller, marcher, cheminer. Même quand le sens reste concret, l’idée de progression demeure : on avance, on poursuit une route, on traverse des lieux. Le verbe forme donc l’attention au mouvement et au temps du trajet : ce qui se passe “en allant”, sur le chemin, dans l’entre‑deux.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament décrit la foi comme un chemin : marcher devant Dieu, suivre ses voies, ne pas s’écarter. Le vocabulaire de marche est central (halak). La route d’Abraham, l’Exode, le désert : l’histoire du peuple est une histoire de cheminement. Ce repère éclaire πορεύομαι : “aller” n’est pas seulement déplacement géographique, c’est souvent une manière de décrire une vie orientée. Sans imposer une symbolique à chaque occurrence, l’univers biblique associe le chemin à la fidélité : marcher, c’est persévérer, avancer, rester dans la voie. La pensée hébraïque voit aussi que le chemin révèle le cœur : on peut marcher vers Dieu ou s’égarer. Ainsi, le “sens profond” du cheminement est la progression dans une direction. Le texte biblique utilise les routes pour montrer comment Dieu conduit et comment l’homme répond. Comprendre πορεύομαι avec cet arrière‑plan, c’est entendre une continuité : la foi se vit sur des chemins réels, et ces chemins portent une pédagogie. On avance par étapes, on traverse, on apprend. Le mot rappelle que l’histoire de Dieu n’est pas instantanée : elle se déroule dans le temps, sur des routes, et la fidélité se mesure souvent au fait de “continuer à marcher”.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne entend “aller” comme un déplacement rapide (voiture, train) et peut perdre l’idée de marche. Le contresens est de rendre πορεύομαι par un verbe trop ponctuel (“partir”) et de manquer le cheminement. La clarification utile : πορεύομαι souligne la route, la progression, le fait d’être “en chemin”. Un autre contresens moderne est de tout spiritualiser (“chemin = vie spirituelle”) au point de perdre le sens concret. Le verbe reste souvent narratif : aller d’un lieu à un autre. Mais sa nuance de cheminement enrichit la lecture : il y a durée, étapes, rencontres “en chemin”. Pour un prédicateur, ce mot est précieux parce qu’il fournit une clé de lecture : le texte biblique pense souvent en termes de parcours. Comprendre πορεύομαι aide à percevoir le rythme : ce qui arrive pendant le trajet, et comment la route structure le récit. Enfin, le mot rappelle une pédagogie biblique : la vérité se transmet sur des chemins, au milieu d’étapes, pas seulement dans des déclarations. Le “sens profond” est donc la progression orientée : aller, marcher, poursuivre une route, avec tout ce que cela implique de temps, d’exposition et de rencontres.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de déplacement : partir/aller, souvent avec une implication de départ (s’en aller).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 14, Jésus parle de son départ (« je vais ») vers le Père et du fait qu’il prépare une place. Le départ n’est pas abandon, mais mouvement vers l’accomplissement.

Pièges lexicaux

Ne pas lire seulement spatial : le départ a une signification salvifique dans le discours d’adieu.

Usage biblique (mini)

Dans Jean, “aller” peut marquer le départ de Jésus vers le Père et la transition vers un autre mode de présence.

Antonymes / contrastes (FR)

venir; rester; demeurer

Synonymes / proches (FR)

partir; aller; s’en aller

À ne pas confondre avec…

Un déplacement banal sans enjeu; l’idée de “fuir”.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

hypagō (hu-pa-gô)

Translit. — NOYAU

poreuomai

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le verbe peut signifier un simple déplacement. Ici, le co-texte (discours d’adieu, trouble des disciples, promesse de retour) contraint à comprendre un départ significatif : Jésus “s’en va” d’eux, vers le Père. L’objection de Thomas (« nous ne savons pas où tu vas ») confirme l’enjeu directionnel. Le sens doit être lu avec la promesse : aller → préparer → revenir. On évite de banaliser en “se déplacer”.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Dans Marc, πορεύομαι décrit fréquemment un déplacement concret (‘aller’), parfois porteur d’obéissance (aller faire ce que Jésus demande) ou de trajectoire vers Jérusalem selon le contexte.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre de trajet et de destination : mouvement vers un lieu/personne. Dans ce passage, c’est aussi un registre relationnel : absence temporaire suivie d’un retour.