Année (unité de temps).
Dans le passage, le mot “année” sert de repère temporel qui situe l’action : il permet de comprendre la durée, l’attente ou la patience en jeu. La logique grecque montre que ce n’est pas une simple indication de calendrier : le terme s’intègre à un raisonnement sur le temps (encore/plus, jusqu’à, depuis). La nuance utile est de voir ce que l’auteur veut souligner : répétition, délai accordé, limite, ou moment décisif. Le grec aide à lire la scène comme une progression dans le temps, ce qui éclaire l’intention du passage. Ainsi, le texte devient plus clair sur la dynamique : Dieu (ou les personnages) agit avec une temporalité.
L’AT accorde une grande place au temps comme espace de grâce et de jugement : années de famine, années de repos, temps d’épreuve, temps de visitation. L’arrière-plan hébraïque associe souvent le temps à la patience de Dieu et à l’appel à répondre avant qu’une limite ne soit atteinte. Dans la Bible, une “année” peut évoquer un cycle (semence → moisson) ou un délai accordé pour porter du fruit. Cette perspective éclaire particulièrement les passages où il est question d’attente, de repentance ou de fruit. Le mot devient alors une clé de lecture biblique, pas une donnée neutre.
On peut lire “année” comme une simple précision historique. Le passage peut l’utiliser pour faire sentir un délai : le temps compte, parce qu’il y a une attente (fruit, réponse) et un moment de décision. La clarification est : le texte parle d’un temps donné, pas d’un temps infini. Cela aide à comprendre la force de l’appel ou de l’avertissement dans le passage. Le repère temporel rend la logique plus nette.
Nom : “année”, repère temporel (cycle/durée) souvent utilisé pour souligner un délai concret ou une patience accordée, selon le co-texte.
Unité de temps utilisée comme repère narratif/argumentatif, souvent pour souligner un délai, un cycle ou une patience accordée.
Le traiter comme calendrier neutre : souvent le texte souligne un délai significatif (patience, fruit, décision). Identifier l’enjeu du temps dans le co-texte.
Repère temporel (année) : sert à souligner un délai, un cycle, ou une patience accordée (selon le passage).
instant, moment, immédiateté
année; temps; période (selon contexte)
Année (repère) ≠ instant (moment) : le texte peut insister sur la durée/patience.
année
Lc 13,8–9; Lc 4,19; Jn 11,49
G2094
ἔτος (etos)
e'-tos (approx.)
etos
Le mot est un repère temporel (« année ») : le co-texte indique s’il s’agit d’un délai concret (combien de temps on laisse) ou d’un cycle (année après année). Option A : “année” comme durée accordée (patience, attente) ; Option B : “année” comme repère chronologique neutre. L’indice décisif est la présence d’un verbe de délai (“laisser encore”, “jusqu’à…”) ou d’un raisonnement sur le temps. Ne pas sur-interpréter : le mot n’enseigne pas une doctrine du temps à lui seul, il sert la logique du passage. Si plusieurs lectures restent possibles, le passage précise souvent par l’action attendue pendant ce temps.
- Lc 13,8–9 — « laisse-le encore cette année » : Option A (délai accordé) / Option B (repère chronologique). L’indice de co-texte est l’expression de patience (“encore”) et la finalité (creuser/fumer) qui se déroule pendant ce temps. Ici, « année » fonctionne comme une durée de grâce accordée avant une issue (fruit/coupe).