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brebis — πρόβατον — probaton

Sens (principal)

brebis

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πρόβατον désigne une brebis ou un animal du troupeau. Le mot appartient au registre pastoral : troupeau, berger, conduite, nourriture, protection. Sa logique dépend du contexte. Il peut désigner l’animal concret, mais il peut aussi fonctionner comme image du peuple de Dieu, des disciples ou de personnes vulnérables. Il ne faut pas spiritualiser automatiquement chaque emploi : parfois, une brebis est simplement une brebis. Mais lorsque le passage parle de berger, de troupeau, de perte, de rassemblement ou de soin, le mot prend une portée relationnelle forte. πρόβατον met souvent en jeu une relation d’appartenance : les brebis appartiennent à un berger, entendent une voix, sont conduites, nourries ou protégées. Dans Jean 21, « mes brebis » indique que le troupeau appartient à Jésus, non à Pierre. Le mot aide donc à préciser l’autorité : celui qui reçoit une mission pastorale ne possède pas les brebis ; il en prend soin pour le vrai berger. Le piège serait de réduire l’image à la douceur ou à la passivité. Le terme parle plutôt d’appartenance, de dépendance, de conduite et de responsabilité.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’image des brebis est profondément enracinée dans l’Ancien Testament. Israël peut être décrit comme un troupeau, et Dieu comme le berger qui conduit, nourrit et protège. Les responsables du peuple sont aussi évalués à partir de cette image : un mauvais berger exploite ou disperse, un bon berger veille sur le troupeau. Cet arrière-plan éclaire πρόβατον lorsque le Nouveau Testament parle des brebis de Jésus. Le mot ne désigne pas seulement des individus faibles ; il renvoie à une appartenance au berger. Les brebis sont précieuses parce qu’elles appartiennent à Dieu. La pensée biblique du troupeau insiste aussi sur le rassemblement : les brebis dispersées doivent être recherchées, soignées et ramenées. Dans Jean 21, cet arrière-plan donne du poids au mandat confié à Pierre. Nourrir ou paître les brebis n’est pas une promotion personnelle, mais une responsabilité devant le berger véritable. Il faut toutefois rester contrôlé par le contexte : tous les emplois de πρόβατον ne mobilisent pas toute la théologie pastorale. Mais quand les verbes de paître, nourrir, entendre ou suivre sont présents, l’arrière-plan biblique aide à comprendre le mot comme image d’alliance, de soin et de conduite fidèle.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot « brebis » peut être mal entendu aujourd’hui. Certains y entendent une image infantilisante, comme si les croyants étaient passifs ou incapables de penser. πρόβατον ne fonctionne pas ainsi dans le texte biblique. L’image parle d’appartenance, de conduite et de soin. Les brebis ont besoin d’un berger, mais cela ne signifie pas qu’elles sont méprisées ; au contraire, elles sont précieuses et protégées. Un autre contresens moderne serait d’utiliser l’image pour justifier une autorité abusive. Dans Jean 21, Jésus dit « mes brebis ». Cette précision limite toute domination humaine : le troupeau n’appartient pas au responsable, il appartient au Seigneur. La tâche confiée est de nourrir, conduire et protéger, non de posséder. Pour lire le mot correctement, il faut donc identifier le berger, le troupeau et le type d’action demandé. Dans une culture qui valorise l’autonomie absolue, πρόβατον rappelle que la vie biblique pense aussi en termes de relation, d’écoute et de conduite. Mais cette dépendance n’est pas servilité ; elle est relation avec le bon berger. Le mot corrige à la fois l’individualisme sans berger et le leadership sans soin.

Courte description — (aide remplissage)

Les disciples sont envoyés “comme des brebis” : vulnérables, dépendants du Berger. (Mt 10,16)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 10,16, l’image de la brebis souligne la vulnérabilité des envoyés face à l’opposition, et leur besoin de sagesse et de confiance en Dieu.

Pièges lexicaux

Ne pas lire “brebis” comme naïveté volontaire : Jésus commande d’être “prudents” (Mt 10,16). Ne pas transformer l’image en victimisme : c’est une mission confiée par le Seigneur. Ne pas oublier l’équilibre : brebis (douceur) + prudence (sagesse) + simplicité (intégrité).

Usage biblique (mini)

Image du peuple de Dieu et des disciples : dépendance, vulnérabilité, besoin d’un berger. Dans les envois missionnaires, souligne que la puissance vient du Seigneur, pas de la violence.

Antonymes / contrastes (FR)

loup (image), prédateur

Synonymes / proches (FR)

brebis (image), troupeau (image)

À ne pas confondre avec…

L’image n’appelle pas à l’imprudence : Jésus commande la prudence (Mt 10,16). Ne pas confondre “douceur” et “naïveté”.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

brebis

Versets clés (liste)

Mt 10,16 ; Mt 9,36 ; Jn 10,11

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4263

Lemme / racine (optionnel)

πρόβατον

Prononciation — (aide remplissage)

pro-ba-ton

Translit. — NOYAU

probaton

Vérifiable
Champs sémantiques
AllianceRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 10, le co-texte (“au milieu des loups”, sages/innocents, persécution) impose une image de vulnérabilité, pas une définition zoologique. Donc ne pas remplir “brebis” par des généralités; la scène (envoi, danger) fixe la nuance. Dans d’autres passages (brebis perdues), l’image vise l’égarement et la recherche. Règle : repérer si le passage parle d’envoi/persécution (Mt 10) ou de perte/recherche (Mt 18) pour préciser.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,16–17 — πρόβατον désigne les brebis de Jésus confiées à Pierre. La nuance est pastorale et relationnelle : elles appartiennent au Christ, non au berger délégué. - Miroir technique : selon les péricopes, “brebis” peut évoquer vulnérabilité, appartenance au troupeau, besoin de berger, dispersion, jugement ou tri. Les indices sont le contraste avec les loups/boucs, le possessif (“mes”), ou la figure du berger. - Garde-fou : ne pas faire de la brebis une image de faiblesse seulement. Dans Jean 21, l’accent porte sur l’appartenance au Seigneur et sur le soin confié : paître les brebis, c’est servir la vie d’un troupeau qui reste à Jésus.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre pastoralisme/vulnérabilité : le mot désigne une brebis (animal de troupeau), donc l’univers concret du berger, de la protection et du danger. Dans Mt 10, l’image sert à décrire les disciples envoyés comme vulnérables au milieu d’ennemis. Elle active donc l’univers de la mission sous protection divine.