Débiteur (celui qui doit une dette).
χρεοφειλέτης signifie débiteur : personne qui doit quelque chose, souvent une somme d’argent, à un créancier. Le mot combine χρέος (dette) et ὀφείλω (devoir) : obligation réelle, mesurable. Logiquement, le débiteur est lié par une dette jusqu’à ce qu’elle soit payée ou remise. Dans le NT, cette réalité sert souvent d’image pour le pardon : dette remise, débiteur libéré. Elle sert aussi à parler d’obligation morale : nous sommes “redevables” (non à la chair, mais à Dieu), selon les textes. En somme, χρεοφειλέτης désigne le débiteur : celui qui est sous obligation, et il devient un terme pédagogique pour comprendre la grâce comme remise de dette et la vie chrétienne comme reconnaissance (redevable à Dieu, non aux idoles).
L’AT encadre les dettes et protège le pauvre : remise, Jubilé, justice. La pensée sémitique comprend que la dette peut asservir; Dieu veut un peuple libéré qui pratique la miséricorde. Ainsi, la figure du débiteur résonne avec l’éthique d’alliance : ne pas écraser, remettre, libérer. Dans les images bibliques, la faute est aussi décrite comme dette devant Dieu. Le NT reprend cette image : Dieu remet la dette du péché. La pensée sémitique aide donc à entendre le débiteur comme figure de dépendance et de libération : sans remise, on reste lié; avec la grâce, on est relâché.
Aujourd’hui, la dette est normalisée et massive. χρεοφειλέτης rappelle la logique : être débiteur, c’est être lié. Clarification : l’Évangile utilise cette image pour annoncer une libération objective : pardon comme remise. En prédication exégétique, ce mot permet de parler du pardon et de la miséricorde : si Dieu a remis une dette immense, nous apprenons à remettre. Il corrige un contresens moderne : voir le pardon comme simple émotion. Le NT parle d’annulation de dette. Ainsi, χρεοφειλέτης met en avant la gratitude : vivre comme libéré, et pratiquer la miséricorde envers les autres.
Nom : débiteur. Employé dans des paraboles (Lc 7; Lc 16) pour parler de dette et, par image, de pardon/grâce.
Ne pas moraliser la dette en soi : l’image sert la leçon (pardon/gestion). Ne pas confondre avec ὀφειλέτης (débiteur) : ici forme composée, même idée.
Lc 7 : deux débiteurs → amour né du pardon. Lc 16 : débiteurs du maître → gestion, sagesse et responsabilité.
ὀφειλέτης : débiteur (terme plus fréquent).
débiteurs
Lc 7,41; Lc 16,5
G5533
chreopheiletēs — « khré-o-fi-lé-tès » (approx.)
chreopheiletes
Repérer si l’image vise (A) pardon/remise de dette (Lc 7) ou (B) responsabilité/gestion (Lc 16). Traduire “débiteur” puis expliciter le point de la parabole.
Registre économique/juridique : dette, créancier, remboursement. Dans les paraboles, ce registre sert à illustrer la grâce : remise de dette/pardon, ou gestion fidèle de ce qui est dû.