🇬🇷

demander — αἰτέω — aiteō

Sens (principal)

demander, solliciter ; faire une requête

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

αἰσχύνω (aischynō) signifie « faire honte », « couvrir de honte », ou au passif « avoir honte », « être confus ». Le verbe décrit l’expérience ou l’action liée à la honte : quelqu’un est rendu honteux, ou quelqu’un ressent la honte. Sa logique est relationnelle : la honte apparaît dans un contexte de regard, d’honneur, de dignité. Le garde-fou est de ne pas réduire αἰσχύνω à une simple gêne. Le mot peut exprimer une confusion profonde, une humiliation, ou la conscience d’être exposé. Il se distingue de la peur : la honte touche à l’honneur et à l’indignité. Comprendre αἰσχύνω, c’est donc comprendre un verbe qui marque une perte d’honneur ou une exposition : quelque chose met en lumière ce qui est indigne ou ce qui humilie. Lexicalement, le verbe peut être causatif (faire honte à quelqu’un) ou intransitif/passif (être honteux). Ainsi, αἰσχύνω est un mot qui relie l’intérieur et l’extérieur : sentiment de honte et situation d’humiliation. Le contexte précisera si la honte est juste (suite d’une faute) ou injuste (humiliation infligée), mais le noyau demeure : honte, confusion, déshonneur.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament parle beaucoup de honte et de confusion. La honte peut être conséquence d’une faute : l’infidélité expose et déshonore. Mais la Bible connaît aussi la honte injuste : l’oppression humilie le faible. Cet arrière-plan éclaire αἰσχύνω : faire honte ou être honteux touche à la dignité devant Dieu et devant les hommes. Les Psaumes demandent souvent de ne pas être “confus” ou “couvert de honte” : la honte est associée à l’échec et à l’humiliation publique. La sagesse avertit aussi contre des conduites qui amènent honte. Les prophètes dénoncent les pratiques honteuses et annoncent la confusion des orgueilleux. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige une honte seulement psychologique. Dans la Bible, la honte est un événement relationnel : être exposé, perdre l’honneur, être humilié, ou reconnaître une faute. Dieu est présenté comme celui qui restaure l’honneur des humiliés et qui confond les injustes. αἰσχύνω, lu dans cet arrière-plan, renvoie donc à l’expérience de déshonneur : confusion, humiliation, honte, soit subie soit méritée. Le mot invite à discerner : la honte peut être signe d’un mal à corriger, ou violence infligée à réparer.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne distingue “honte” (sentiment) et “humiliation” (événement). αἰσχύνω couvre souvent les deux : faire honte / être honteux. La clarification est que le verbe est relationnel : la honte apparaît sous un regard, dans une situation d’exposition. Un contresens fréquent est de le réduire à une gêne légère. Le mot peut désigner une confusion profonde. Un autre contresens est de traiter toute honte comme automatiquement mauvaise. Lexicalement, αἰσχύνω peut exprimer une honte juste (suite d’une faute) ou une honte injuste (humiliation infligée), selon le contexte. Pour un lecteur moderne, ce verbe aide à comprendre que la Bible pense la honte comme liée à l’honneur et à la dignité, pas seulement à l’émotion. Il invite à regarder : qui fait honte à qui ? pour quelle raison ? Comprendre αἰσχύνω, c’est donc comprendre un verbe de déshonneur : couvrir de honte, être confus, être humilié. Il rappelle que la honte a des effets réels : elle peut briser, mais elle peut aussi signaler une injustice ou une faute. Le contexte précisera le sens, mais le noyau demeure : honte/confusion liée à l’honneur.

Courte description — (aide remplissage)

Faire une demande explicite à une autorité (Dieu / Jésus / quelqu’un), selon le co-texte.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Demander/solliciter (requête adressée à une autorité ou à Dieu).

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec ἀπαιτέω (réclamer/exiger) : aiteō peut être une demande simple. Ne pas transformer le mot en “technique” de prière : le passage décide l’intention et les limites.

Usage biblique (mini)

Très fréquent : demander à Dieu, demander à Jésus, demander une chose précise. Souvent lié à la dépendance et à l’attente d’une réponse.

Antonymes / contrastes (FR)

refuser, ne pas demander, garder pour soi

Synonymes / proches (FR)

demander, solliciter, prier (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

ἀπαιτέω — réclamer/exiger ; δέομαι — supplier/implorer (nuance)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Prière / culte
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

demander

Versets clés (liste)

Lc 11,9–10 ; Jc 1,5 ; Mt 7,7

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0154

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

aï-té-o

Translit. — NOYAU

aiteō

Vérifiable
Champs sémantiques
Prière
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : demander au sens de solliciter (requête adressée à quelqu’un) ; Option B : demander au sens d’exiger/ réclamer. L’indice est la scène : on s’adresse à une autorité (maître) pour obtenir quelque chose (“nous voudrions…”, “donne-nous…”, “demandez…”). Dans Lc 12 (enseignement sur la vigilance et la fidélité), le mot sert une requête/sollicitation, pas une exigence juridique. On retient donc l’option A, en gardant une nuance de demande claire et formulée.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Évangiles — Option A (demande simple) / Option B (exigence) : le co-texte tranche selon la relation et le ton. Aiteō penche généralement vers la demande/requête, non vers la réclamation.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel de requête : formuler une demande à quelqu’un qui peut donner, répondre ou trancher. Dans les Évangiles, cela active souvent l’univers prière/dépendance (demander à Dieu) ou l’univers maître–disciple (demander à Jésus).

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune