diviser, partager; répartir
Le verbe diamerizō signifie “diviser / répartir”. Dans Lc 11,17–18, il sert un raisonnement logique : si un royaume est divisé contre lui-même, il s’écroule. Le grec pose une règle de cohésion : une puissance ne survit pas en se détruisant de l’intérieur. Jésus utilise ce verbe pour réfuter l’accusation “par Béelzébul” : si Satan chasse Satan, son royaume est divisé et ne tient pas. Ainsi, diamerizō porte l’axe argumentatif : la délivrance opérée par Jésus ne peut pas être expliquée par une autodestruction du camp adverse. Le verbe soutient donc la conclusion implicite : l’action vient d’une autorité supérieure (le Royaume de Dieu).
L’arrière-plan biblique voit les royaumes comme des réalités spirituelles et politiques : un royaume tient par l’unité de sa loyauté. Les prophètes décrivent aussi des divisions internes comme jugement et ruine. Jésus reprend une sagesse politique simple pour un discernement spirituel : le mal a sa cohérence; il ne se libère pas lui-même. Cette perspective sémitique renforce l’argument : la délivrance est signe que Dieu agit, pas que le mal se réorganise. Le mot rejoint aussi l’idée d’alliance : un peuple divisé se fragilise; de même, un royaume spirituel divisé s’effondre. Jésus affirme donc la victoire du règne de Dieu sur l’adversaire.
On peut entendre “diviser” comme “ne pas être d’accord”. Ici, c’est plus fort : un royaume en guerre contre lui-même. Clarification : Jésus utilise cette logique pour réfuter une explication fausse. Diamerizō aide à suivre l’argument : la libération n’est pas une ruse du mal, mais un signe que Dieu est à l’œuvre. Cela recentre le lecteur : le vrai sujet est l’autorité du Royaume, pas une polémique superficielle.
Diviser/partager. En Lc 11,17 : un royaume divisé ne tient pas.
Lc 11,17–18 : diviser = se fractionner en opposition interne (division destructrice d’un royaume).
Ne pas réduire à une simple “répartition” : ici, c’est une division interne destructrice. Ne pas appliquer hors contexte (accuser tout désaccord) : Jésus parle d’un royaume en guerre contre lui-même.
Peut signifier partager/diviser. En Lc 11, sert l’argument du royaume divisé.
unir; rassembler; tenir ensemble
séparer, fractionner, partager
διαμερισμός — division (nom, G1267) ; σχίσμα — schisme/fissure ; μερίζω — partager (autre nuance)
diviser
Lc 11,17–18 ; Mt 12,25 ; Mc 3,24
G1266
dia-mé-ri-dzo
diamerizō
Option A : diviser au sens neutre (répartir) ; Option B : diviser au sens conflictuel (se fractionner, être en opposition). L’indice est Lc 11,17–18 : “un royaume divisé contre lui-même”. On retient donc B : division interne conflictuelle, qui conduit à la ruine.
- Lc 11,17–18 — division : un royaume divisé contre lui-même s’écroule; sert à réfuter l’accusation “par Béelzébul”.
Registre politique/stratégique : royaume, pouvoir, cohésion interne. Dans Lc 11, sert à démonter l’accusation : Satan ne se combat pas lui-même.