Jeter, lancer; mettre sur (selon contexte).
βάλλω signifie jeter, lancer, mettre ou déposer selon l’objet et le contexte. Le verbe est très large ; son sens précis vient de ce qui est jeté, de l’endroit où cela est jeté, et de l’effet produit. On peut jeter un filet, une pierre, un vêtement, de l’argent, ou encore « mettre » quelque chose dans un lieu. Il faut donc éviter de traduire mécaniquement par une seule nuance. Dans un récit, βάλλω marque souvent un geste énergique ou décisif : quelque chose est projeté, placé, lancé dans une situation. Le mot peut être concret, mais il peut aussi entrer dans une image forte, comme un feu jeté sur la terre. Même dans une image, il garde l’idée d’une action qui introduit quelque chose dans un espace. Le verbe invite à regarder la dynamique : un sujet agit, un objet est déplacé, et la scène change. βάλλω est donc un verbe de mise en mouvement, d’introduction concrète et d’impact visible, sans préciser à lui seul si cet impact est positif, violent ou symbolique. Le contexte donne la couleur du geste.
Dans l’univers biblique, jeter ou lancer peut appartenir à des gestes très divers : jeter une pierre, jeter un sort, jeter un filet, rejeter un objet, ou déposer quelque chose devant Dieu. Le geste n’est jamais interprété seul ; il dépend de l’intention et du contexte. L’arrière-plan prophétique connaît aussi des images fortes où Dieu introduit le feu, le jugement ou la purification dans l’histoire. Cela peut éclairer certains emplois de βάλλω, surtout lorsque l’objet jeté est symbolique. Mais il faut rester prudent : le verbe lui-même ne signifie pas automatiquement jugement. Il décrit d’abord une action de lancer, mettre ou projeter. La pensée biblique aide à poser les bonnes questions : qu’est-ce qui est jeté ? par qui ? vers où ? avec quel effet ? Dans un passage où il est question de feu, l’image peut évoquer crise, purification, décision ou jugement. Le mot garde alors une force concrète : quelque chose entre dans le monde et produit une conséquence visible. Le geste devient lisible seulement avec l’objet et le cadre narratif. Cette sobriété évite de transformer le verbe en symbole automatique.
Un lecteur moderne peut comprendre « jeter » comme un geste brutal, négatif ou désordonné. βάλλω est plus large. Selon le contexte, il peut signifier jeter, lancer, mettre, déposer ou placer. Le sens ne vient donc pas seulement du verbe, mais de l’objet et de la situation. Jeter un filet n’a pas le même effet que jeter une pierre ou jeter du feu dans une image. Le contresens serait de moraliser automatiquement le geste. βάλλω décrit d’abord un déplacement : quelque chose passe d’un point à un autre par l’action d’un sujet. Pour lire correctement, il faut demander : qu’est-ce qui est mis en mouvement ? vers quel lieu ? avec quelle conséquence ? Dans un usage imagé, le mot ne devient pas abstrait pour autant. Il garde une énergie : l’action introduit une réalité qui modifie la scène. Pour une lecture contemporaine, βάλλω aide à observer les gestes concrets du texte au lieu de les transformer trop vite en idées générales ou en symboles détachés du récit. La précision vient donc du co-texte, de l’objet lancé et de l’effet produit.
Verbe : jeter/lancer. Dans Lc 12,49, Jésus dit être venu jeter un feu sur la terre : image d’une œuvre qui met en crise et révèle les cœurs.
Lc 12,49 : “jeter” = introduire/mettre sur la terre un “feu” (image) qui provoque une crise et un tri. Le verbe souligne l’initiative de Jésus dans l’accomplissement.
Ne pas lire “jeter” comme une incitation à la violence : ici l’objet est “feu” (image), et le passage parle d’une crise spirituelle et relationnelle. Ne pas aplatir en “apporter” sans garder l’idée d’initiative : Jésus déclenche une œuvre décisive.
Très fréquent : jeter/lancer/mettre. Dans Lc 12,49, décrit l’initiative de Jésus : introduire un “feu” sur la terre, image d’une œuvre de crise/purification liée à l’accomplissement.
retenir, éteindre, préserver (selon image)
jeter, lancer, mettre
βάπτω (baptō : tremper), ῥίπτω (rhiptō : jeter avec violence) — vérifier l’objet en contexte.
jeter
Lc 12,49; Jn 18,11
G0906
βάλλω
BAL-lo (approx.)
ballō
Option A : jeter/lancer (mouvement concret). Option B : “jeter” au sens figuré (déclencher, faire venir). En Lc 12,49, l’indice est l’objet direct : “un feu” et le complément “sur la terre”. Le verbe garde un sens d’action (mettre, lancer), utilisé pour exprimer une initiative de Jésus qui introduit une crise/purification. On retient donc A, avec une portée d’image contrôlée par le contexte : le feu n’est pas une violence humaine, mais une œuvre que Jésus introduit.
- Jn 21,1–14 — βάλλω peut désigner le geste concret de jeter le filet. L’indice est l’objet : le filet, la mer, le côté droit de la barque, puis la prise. - Miroir technique : selon les péricopes, βάλλω varie fortement : jeter un filet, lancer une pierre, mettre quelque chose quelque part, ou employer une image comme “jeter un feu”. La nuance se décide par l’objet et le lieu. - Garde-fou : ne pas donner au verbe une valeur spirituelle stable. Dans la pêche, le mot est d’abord concret; sa portée vient de l’obéissance à la parole de Jésus et du résultat, non du verbe seul.
Registre action/initiative : lancer, poser sur, faire tomber sur. Dans Lc 12, l’action est figurée : Jésus introduit une œuvre (feu) qui touche la terre et provoque un tri.