Médecin; docteur (qui soigne).
Le mot apparaît dans une phrase structurée comme un diagnostic : besoin → réponse. La logique est : si quelqu’un est malade, il cherche un médecin; donc, si quelqu’un est pécheur, il a besoin de celui qui restaure. Jésus reprend un raisonnement évident pour renverser l’accusation : sa table avec les pécheurs est cohérente avec sa mission. Le grec lie l’image à une opposition nette (sains/malades) qui force l’auditeur à se situer : qui reconnaît son état ? Le terme iatros n’est pas un détail : il justifie l’approche de Jésus et prépare l’appel à la repentance (v.32). Ainsi, l’image sert la progression argumentative de la péricope.
Dans la Bible, la guérison n’est pas seulement médicale : elle est souvent un langage de restauration d’alliance (« Dieu guérit » son peuple quand il pardonne et relève). Les prophètes dénoncent un peuple blessé qui refuse le remède, et annoncent une visitation de Dieu qui restaure. L’image du médecin rejoint cette logique : le problème est réel (maladie/péché), et la restauration vient d’une initiative de grâce. Dans l’arrière-plan sémitique, être « pur/impur », « sain/malade », touche aussi la place dans la communauté : guérir, c’est réintégrer. Jésus assume ce rôle de restauration, non pour nier le péché, mais pour ramener à Dieu. L’image est donc profondément christocentrique : Dieu vient vers les malades pour les relever.
On pourrait entendre : « Jésus préfère les pécheurs » ou « les pharisiens sont vraiment sains ». Le texte vise plutôt à exposer l’aveuglement : ceux qui se croient sains ne cherchent pas le remède. Clarification : Jésus ne nie pas la gravité du péché; il se présente comme celui qui vient précisément là où le besoin est réel. Cela corrige un contresens fréquent : confondre grâce et permissivité. La grâce, ici, est un soin : elle appelle et elle restaure. L’image du médecin aide donc à lire la scène : la table est un lieu de mission, et la repentance est la finalité.
Nom : médecin (celui qui soigne). Dans Lc 5,31, Jésus utilise l’image du médecin pour expliquer sa mission envers les pécheurs.
Dans Lc 5,31, Jésus ne parle pas de médecine au sens technique : il répond à une critique sur le fait de manger avec des pécheurs. Le « médecin » devient une image simple : il vient vers ceux qui ont besoin d’être restaurés, non vers ceux qui se croient sains.
Ne pas transformer l’image en théorie médicale. Le point du passage est moral/spirituel : reconnaître son besoin. Ne pas lire « sains » comme une vraie déclaration sur les pharisiens, mais comme une ironie qui expose leur autosuffisance.
Utilisé pour désigner un médecin, et dans les Évangiles comme image : Jésus vient vers les pécheurs comme un médecin vers les malades.
malade (patient) / sain; celui qui ignore ou refuse de soigner
docteur; soignant; guérisseur (au sens général)
Ne pas confondre le médecin (iatros) avec les verbes de guérir/soigner (therapeuō, iaomai). Ici c’est un nom, une image de rôle.
médecin
Lc 5,31; Mc 2,17; Mt 9,12
G2395
iatros — « ee-at-ros » (approx.)
iatros
Le co-texte est une controverse : « Pourquoi mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » (Lc 5,30). Jésus répond par un proverbe : les « sains » n’ont pas besoin de médecin, mais les malades. Le sens est donc celui d’un rôle de soin/restauration, employé comme image. L’indice textuel qui contraint l’interprétation est l’opposition « sains / malades » et la conclusion de Jésus : « je suis venu appeler… des pécheurs à la repentance » (v.32). L’image ne sert pas à flatter les “sains”, mais à révéler que le besoin réel est spirituel. On garde donc une lecture sobre : métaphore de la mission de Jésus envers les pécheurs.
Mc 2,17 : contraste bien-portants/malades = justes (se croyant) / pécheurs appelés.
Registre médical et social : on va vers un médecin parce qu’on est malade, pas quand tout va bien. Dans la bouche de Jésus, l’image sert à expliquer l’accueil des pécheurs comme une œuvre de restauration, pas de validation du péché.