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épouvanter / étonner fortement — ἐκθαμβέω — ekthambeō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Être saisi de stupeur/effroi; être profondément frappé (surpris, terrifié).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἐκθαμβέω signifie épouvanter, bouleverser fortement, saisir d’un effroi/étonnement intense. Le verbe décrit une réaction vive : être frappé d’une stupeur qui dépasse la simple surprise. Logiquement, ἐκθαμβέω apparaît quand quelque chose d’inattendu et de puissant se manifeste : une vision, une apparition, un événement qui dérange les catégories. Dans le NT, il peut décrire la réaction devant l’ange ou devant la réalité de la résurrection : le cœur est saisi. Ainsi, ἐκθαμβέω met en relief la dimension “trop grande” : l’homme est dépassé. En somme, ἐκθαμβέω désigne une stupeur effrayée : saisissement devant une manifestation qui bouleverse, et il invite à lire ces scènes comme rencontre du divin qui renverse la routine et appelle à la foi.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît le “saisissement” devant Dieu : crainte, tremblement, stupeur. La pensée sémitique comprend que la présence de Dieu produit souvent une réaction de crainte : l’homme découvre sa petitesse. Les récits d’apparitions angéliques déclenchent cette peur, et la parole “ne crains pas” recadre vers la confiance. Ainsi, ἐκθαμβέω résonne avec cette dynamique : effroi devant la visitation. Dans le NT, la résurrection est précisément une visitation qui dépasse; la stupeur révèle que ce n’est pas un événement banal. La pensée sémitique aide donc à entendre cette peur comme seuil : Dieu se manifeste, l’homme est saisi, puis il est appelé à écouter et croire.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, on banalise facilement le récit (“on connaît la fin”). ἐκθαμβέω rappelle la réaction originelle : stupeur, effroi, dépassement. Clarification : la résurrection/les manifestations angéliques ne sont pas de simples symboles; elles sont présentées comme événements qui renversent les attentes. En prédication exégétique, ἐκθαμβέω aide à restituer l’étonnement : l’Évangile surprend, dérange, et dépasse. Le mot corrige un contresens moderne : lire ces scènes comme tranquilles. Le NT parle de saisissement, puis d’un appel : passer de l’effroi à la foi.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe (souvent passif chez Marc) : être fortement surpris, saisi d’effroi ou d’étonnement. Marque une réaction intense face à une manifestation inattendue.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Ne pas réduire à une simple surprise légère : l’intensité est forte (stupeur/effroi). Ne pas uniformiser : en Mc 9,15 l’étonnement peut inclure émerveillement; en Mc 14/16, la couleur est plus proche de l’effroi.

Usage biblique (mini)

Mot caractéristique de Marc pour décrire une stupeur/effroi intense devant Jésus (Mc 9), dans l’agonie (Mc 14), et au tombeau vide (Mc 16).

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

θαμβέω (étonner) : parent, souvent moins intensif; φοβέω (craindre) : autre registre; ici mélange stupeur/effroi.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

épouvanter / étonner

Versets clés (liste)

Mc 9,15; Mc 14,33; Mc 16,5–6

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1568

Prononciation — (aide remplissage)

ekthambeō — « ek-tham-bé-ô » (approx.)

Translit. — NOYAU

ekthambeō

Vérifiable
Champs sémantiques
Foi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot exprime une réaction forte. Le co-texte précise la couleur : (A) étonnement émerveillé (foule) ; (B) effroi/angoisse (Gethsémané) ; (C) épouvante au tombeau. On ne choisit pas un seul français (“étonné” ou “épouvanté”) sans regarder la scène, les termes associés (angoisse) et la suite (fuite, silence, encouragement “ne vous épouvantez pas”).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre émotionnel et théophanique : réaction humaine face à l’inattendu (autorité de Jésus, agonie, annonce de résurrection). Le mot rend la scène dramatiquement saisissante : on est “saisi”.