Être saisi de stupeur/effroi; être profondément frappé (surpris, terrifié).
ἐκθαμβέω signifie épouvanter, bouleverser fortement, saisir d’un effroi/étonnement intense. Le verbe décrit une réaction vive : être frappé d’une stupeur qui dépasse la simple surprise. Logiquement, ἐκθαμβέω apparaît quand quelque chose d’inattendu et de puissant se manifeste : une vision, une apparition, un événement qui dérange les catégories. Dans le NT, il peut décrire la réaction devant l’ange ou devant la réalité de la résurrection : le cœur est saisi. Ainsi, ἐκθαμβέω met en relief la dimension “trop grande” : l’homme est dépassé. En somme, ἐκθαμβέω désigne une stupeur effrayée : saisissement devant une manifestation qui bouleverse, et il invite à lire ces scènes comme rencontre du divin qui renverse la routine et appelle à la foi.
La Bible connaît le “saisissement” devant Dieu : crainte, tremblement, stupeur. La pensée sémitique comprend que la présence de Dieu produit souvent une réaction de crainte : l’homme découvre sa petitesse. Les récits d’apparitions angéliques déclenchent cette peur, et la parole “ne crains pas” recadre vers la confiance. Ainsi, ἐκθαμβέω résonne avec cette dynamique : effroi devant la visitation. Dans le NT, la résurrection est précisément une visitation qui dépasse; la stupeur révèle que ce n’est pas un événement banal. La pensée sémitique aide donc à entendre cette peur comme seuil : Dieu se manifeste, l’homme est saisi, puis il est appelé à écouter et croire.
Aujourd’hui, on banalise facilement le récit (“on connaît la fin”). ἐκθαμβέω rappelle la réaction originelle : stupeur, effroi, dépassement. Clarification : la résurrection/les manifestations angéliques ne sont pas de simples symboles; elles sont présentées comme événements qui renversent les attentes. En prédication exégétique, ἐκθαμβέω aide à restituer l’étonnement : l’Évangile surprend, dérange, et dépasse. Le mot corrige un contresens moderne : lire ces scènes comme tranquilles. Le NT parle de saisissement, puis d’un appel : passer de l’effroi à la foi.
Verbe (souvent passif chez Marc) : être fortement surpris, saisi d’effroi ou d’étonnement. Marque une réaction intense face à une manifestation inattendue.
Ne pas réduire à une simple surprise légère : l’intensité est forte (stupeur/effroi). Ne pas uniformiser : en Mc 9,15 l’étonnement peut inclure émerveillement; en Mc 14/16, la couleur est plus proche de l’effroi.
Mot caractéristique de Marc pour décrire une stupeur/effroi intense devant Jésus (Mc 9), dans l’agonie (Mc 14), et au tombeau vide (Mc 16).
θαμβέω (étonner) : parent, souvent moins intensif; φοβέω (craindre) : autre registre; ici mélange stupeur/effroi.
épouvanter / étonner
Mc 9,15; Mc 14,33; Mc 16,5–6
G1568
ekthambeō — « ek-tham-bé-ô » (approx.)
ekthambeō
Le mot exprime une réaction forte. Le co-texte précise la couleur : (A) étonnement émerveillé (foule) ; (B) effroi/angoisse (Gethsémané) ; (C) épouvante au tombeau. On ne choisit pas un seul français (“étonné” ou “épouvanté”) sans regarder la scène, les termes associés (angoisse) et la suite (fuite, silence, encouragement “ne vous épouvantez pas”).
Registre émotionnel et théophanique : réaction humaine face à l’inattendu (autorité de Jésus, agonie, annonce de résurrection). Le mot rend la scène dramatiquement saisissante : on est “saisi”.