Matthieu 23.37; Matthieu 24.31; Marc 13.27
G1996
Rassembler; se réunir; regrouper (plus intensif).
Dans l’AT, l’attente est souvent liée à la patience de Dieu, au temps de la repentance, ou au temps fixé pour une visitation (salut/jugement). Les images agricoles (semis, moisson, saisons) rendent cette temporalité concrète : on laisse du temps pour porter du fruit. L’arrière-plan hébraïque souligne que Dieu agit dans l’histoire, avec des délais qui révèlent sa miséricorde et sa justice. Cette perspective aide à lire l’attente du passage comme une période significative : elle n’est pas un retard inutile, mais un espace de grâce ou d’épreuve, selon le co-texte. Cela évite de moraliser : on observe ce que le texte dit du temps.
Dans le passage, ce terme sert à décrire un état ou une situation d’attente/délais, et il est encadré par des repères concrets (temps, action, conséquence). La logique grecque montre que l’attente n’est pas vide : elle a une raison et un objectif (laisser du temps, permettre un fruit, éprouver, etc.). La nuance utile est de repérer ce que le texte attend : un changement, une réponse, un résultat. Cela empêche de lire l’attente comme passivité. Le grec clarifie la progression : il y a un “encore” ou un “jusqu’à” qui structure l’argument. Le mot sert donc à rendre la scène cohérente : la temporalité fait partie du message. Le passage devient plus lisible quand on voit ce que le délai signifie et ce qu’il prépare.
On peut voir un délai comme une frustration (“ça n’avance pas”). Le passage peut au contraire l’utiliser pour montrer une logique : Dieu (ou les acteurs) donne du temps, et ce temps vise un résultat (fruit, réponse, décision). La clarification est : l’attente n’est pas vide, elle est orientée. Lire cela aide à comprendre pourquoi le texte insiste sur le temps. Cela évite aussi de lire le passage comme si tout devait être immédiat. Le mot enseigne une temporalité biblique : une patience qui vise la restauration ou le discernement.
Mt 23.37: Jésus veut rassembler; Mt 24.31/ Mc 13.27: rassemblement des élus; image d’un peuple uni.
Application: rechercher l’unité et refuser la dispersion spirituelle.
rassembler; réunir; regrouper
Le co-texte fixe le sens : “rassembler” se comprend par l’objet (qui est rassemblé ?) et par l’intention (protéger, réunir, convoquer). Option A : rassembler au sens physique (regrouper des personnes) ; Option B : rassembler au sens figuré (unifier) si le passage parle d’un peuple/identité. L’indice décisif est la présence d’une image (poule et poussins, etc.) ou d’un cadre historique (ville, peuple). Ne pas transformer le mot en doctrine de l’unité : il sert l’émotion et l’intention du passage.
Rassembler peut être aussi «se réunir contre» (hostilité): contexte indispensable.
συνάγω (sunago, 4863) = rassembler; ἐπισυνάγω ajoute l’idée de rassembler «en plus/vers».
- (Contexte image ‘rassembler sous des ailes’) — Option A (regrouper/protéger) / Option B (rassembler comme image d’appel). Indice : image protectrice + refus/accueil dans le co-texte.