Rassembler; se réunir; regrouper (plus intensif).
Dans le passage, ce terme sert à décrire un état ou une situation d’attente/délais, et il est encadré par des repères concrets (temps, action, conséquence). La logique grecque montre que l’attente n’est pas vide : elle a une raison et un objectif (laisser du temps, permettre un fruit, éprouver, etc.). La nuance utile est de repérer ce que le texte attend : un changement, une réponse, un résultat. Cela empêche de lire l’attente comme passivité. Le grec clarifie la progression : il y a un “encore” ou un “jusqu’à” qui structure l’argument. Le mot sert donc à rendre la scène cohérente : la temporalité fait partie du message. Le passage devient plus lisible quand on voit ce que le délai signifie et ce qu’il prépare.
Dans l’AT, l’attente est souvent liée à la patience de Dieu, au temps de la repentance, ou au temps fixé pour une visitation (salut/jugement). Les images agricoles (semis, moisson, saisons) rendent cette temporalité concrète : on laisse du temps pour porter du fruit. L’arrière-plan hébraïque souligne que Dieu agit dans l’histoire, avec des délais qui révèlent sa miséricorde et sa justice. Cette perspective aide à lire l’attente du passage comme une période significative : elle n’est pas un retard inutile, mais un espace de grâce ou d’épreuve, selon le co-texte. Cela évite de moraliser : on observe ce que le texte dit du temps.
On peut voir un délai comme une frustration (“ça n’avance pas”). Le passage peut au contraire l’utiliser pour montrer une logique : Dieu (ou les acteurs) donne du temps, et ce temps vise un résultat (fruit, réponse, décision). La clarification est : l’attente n’est pas vide, elle est orientée. Lire cela aide à comprendre pourquoi le texte insiste sur le temps. Cela évite aussi de lire le passage comme si tout devait être immédiat. Le mot enseigne une temporalité biblique : une patience qui vise la restauration ou le discernement.
Verbe de rassemblement: Jésus rassemble; les élus sont rassemblés; utile pour parler de la vie communautaire.
Mt 23.37: Jésus veut rassembler; Mt 24.31/ Mc 13.27: rassemblement des élus; image d’un peuple uni.
Rassembler peut être aussi «se réunir contre» (hostilité): contexte indispensable.
Dieu rassemble; l’Église vit cette dynamique: rassemblée par Christ et pour Christ.
disperser; diviser
rassembler; réunir; regrouper
συνάγω (sunago, 4863) = rassembler; ἐπισυνάγω ajoute l’idée de rassembler «en plus/vers».
rassembler
Matthieu 23.37; Matthieu 24.31; Marc 13.27
G1996
ἐπί + συνάγω
ep-ee-soon-ag'-o
episunago
Le co-texte fixe le sens : “rassembler” se comprend par l’objet (qui est rassemblé ?) et par l’intention (protéger, réunir, convoquer). Option A : rassembler au sens physique (regrouper des personnes) ; Option B : rassembler au sens figuré (unifier) si le passage parle d’un peuple/identité. L’indice décisif est la présence d’une image (poule et poussins, etc.) ou d’un cadre historique (ville, peuple). Ne pas transformer le mot en doctrine de l’unité : il sert l’émotion et l’intention du passage.
- (Contexte image ‘rassembler sous des ailes’) — Option A (regrouper/protéger) / Option B (rassembler comme image d’appel). Indice : image protectrice + refus/accueil dans le co-texte.