rejeter — ἀποδοκιμάζω — apodokimazō

Sens (principal)

Rejeter; désapprouver; considérer comme impropre.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe ἀποδοκιμάζω (“rejeter après examen”, désapprouver) exprime une logique grecque d’évaluation : on teste, on examine, puis on considère comme impropre. Ce n’est pas un rejet impulsif, mais un verdict. Dans l’argumentation du NT, ce verbe peut être théologique : des humains rejettent ce que Dieu approuve (pierre rejetée), révélant une inversion de critères. La structure est : examen → rejet → conséquence (perte, jugement, ou retournement par Dieu). La profondeur : ce verbe met en lumière le discernement et ses dangers. Ce que l’on rejette révèle ce que l’on valorise. Et le texte biblique confronte souvent nos critères à ceux de Dieu.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan biblique, le motif du rejet est lié à l’alliance : rejeter Dieu/sa parole, ou rejeter le juste. Les prophètes dénoncent le rejet de la vérité. L’image de la pierre rejetée (Psaume 118) est centrale : l’injustice humaine devient le lieu d’un accomplissement divin. La profondeur sémitique : le rejet est une décision du cœur. Il peut être infidélité, orgueil, ou peur. Mais Dieu peut renverser le rejet et faire de ce qui est méprisé le fondement.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Une clarification moderne : “rejeter” peut être un discernement sain (refuser le mal) ou un rejet injuste (refuser la vérité). Le texte biblique aide à tester nos critères : est-ce que je rejette parce que c’est faux, ou parce que cela me dérange ? Pastoralement, cela invite à l’humilité : apprendre à examiner correctement, et à ne pas rejeter Dieu sous prétexte de défendre ses habitudes. Cela encourage aussi à persévérer quand on est rejeté pour le bien.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Marc, ἀποδοκιμάζω désigne le rejet délibéré par les dirigeants, illustré par l’image de la pierre rejetée qui devient la pierre angulaire. Il exprime l’idée de rejeter après examen, déclarant quelque chose ou quelqu’un impropre.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, ἀποδοκιμάζω exprime le rejet délibéré (dirigeants), notamment dans l’image de la pierre rejetée devenue centrale.

Pièges lexicaux

Le réduire à “ne pas aimer” : le terme évoque un rejet délibéré, souvent après évaluation.

Usage biblique (mini)

Utilisé pour le rejet du Fils (et l’image de la pierre rejetée) dans l’enseignement de Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

rejeter; désapprouver; refuser

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

rejeter

Versets clés (liste)

Mc 8,31; Mc 12,10-11

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0593

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

apodokimazō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Souvent citation : “la pierre rejetée”. Règle : relier à Mc 12,10-11 (Psaume) et garder l’image du rejet par les bâtisseurs.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Rejet humain vs élection divine : rejeté par bâtisseurs, devenu pierre principale.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre évaluation/rejet : juger indigne et écarter. Dans Marc, appliqué prophétiquement à Jésus rejeté par les dirigeants, mais établi par Dieu.