Mc 8,31; Mc 12,10-11
G0593
Rejeter; désapprouver; considérer comme impropre.
Dans l’arrière-plan biblique, le motif du rejet est lié à l’alliance : rejeter Dieu/sa parole, ou rejeter le juste. Les prophètes dénoncent le rejet de la vérité. L’image de la pierre rejetée (Psaume 118) est centrale : l’injustice humaine devient le lieu d’un accomplissement divin. La profondeur sémitique : le rejet est une décision du cœur. Il peut être infidélité, orgueil, ou peur. Mais Dieu peut renverser le rejet et faire de ce qui est méprisé le fondement.
Le verbe ἀποδοκιμάζω (“rejeter après examen”, désapprouver) exprime une logique grecque d’évaluation : on teste, on examine, puis on considère comme impropre. Ce n’est pas un rejet impulsif, mais un verdict. Dans l’argumentation du NT, ce verbe peut être théologique : des humains rejettent ce que Dieu approuve (pierre rejetée), révélant une inversion de critères. La structure est : examen → rejet → conséquence (perte, jugement, ou retournement par Dieu). La profondeur : ce verbe met en lumière le discernement et ses dangers. Ce que l’on rejette révèle ce que l’on valorise. Et le texte biblique confronte souvent nos critères à ceux de Dieu.
Une clarification moderne : “rejeter” peut être un discernement sain (refuser le mal) ou un rejet injuste (refuser la vérité). Le texte biblique aide à tester nos critères : est-ce que je rejette parce que c’est faux, ou parce que cela me dérange ? Pastoralement, cela invite à l’humilité : apprendre à examiner correctement, et à ne pas rejeter Dieu sous prétexte de défendre ses habitudes. Cela encourage aussi à persévérer quand on est rejeté pour le bien.
Dans Marc, ἀποδοκιμάζω exprime le rejet délibéré (dirigeants), notamment dans l’image de la pierre rejetée devenue centrale.
Registre évaluation/rejet : juger indigne et écarter. Dans Marc, appliqué prophétiquement à Jésus rejeté par les dirigeants, mais établi par Dieu.
rejeter; désapprouver; refuser
Souvent citation : “la pierre rejetée”. Règle : relier à Mc 12,10-11 (Psaume) et garder l’image du rejet par les bâtisseurs.
Le réduire à “ne pas aimer” : le terme évoque un rejet délibéré, souvent après évaluation.
Rejet humain vs élection divine : rejeté par bâtisseurs, devenu pierre principale.