🇬🇷

relâcher — ἀπολύω — apoluo

Sens (principal)

Relâcher; renvoyer; libérer; répudier.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἀπολύω signifie “relâcher / libérer / renvoyer”. Il vient de λύω (“délier”) avec ἀπο- (“séparer, détacher”) : l’image est celle d’un lien défait, puis d’une personne laissée partir. La logique du mot est donc concrète : une contrainte cesse. Il y a généralement un agent (celui qui relâche) et un état nouveau (le relâché n’est plus tenu). ἀπολύω se distingue d’un vocabulaire plus abstrait de remise (comme ἄφεσις, “remise/pardon”) : ici, on parle d’un déliement situationnel. Le verbe peut concerner un prisonnier, un accusé, une foule congédiée, ou un renvoi dans un cadre relationnel, selon le contexte. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre l’arrière‑plan d’autorité : celui qui relâche avait le pouvoir de retenir. Le mot met donc en relief une décision et un seuil narratif : du retenu au relâché, de l’empêchement à la liberté de mouvement. Comprendre ἀπολύω aide le lecteur à distinguer “sortir” d’“être relâché” : ici, la liberté est accordée par un déliement. Enfin, le terme oblige à poser les questions implicites : quel lien est défait, pourquoi, et avec quelle légitimité ? Le verbe rend visible une transition réelle : une retenue est levée, et un espace de mouvement s’ouvre.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament connaît une théologie de la libération : délivrance d’Égypte, affranchissement, relâche des dettes, année jubilaire. Ces cadres rappellent que les liens (esclavage, dette, oppression) ne doivent pas devenir absolus. Le langage biblique voit Dieu comme celui qui “délivre” et qui “délie”, et il encadre aussi l’usage humain de l’autorité : relâcher peut être justice, mais retenir peut devenir oppression. Ce repère éclaire ἀπολύω : relâcher, c’est défaire un lien. La pensée hébraïque insiste sur la justice et la compassion : ne pas écraser le faible, ne pas retenir injustement. Ouvrir la main, relâcher l’endetté, laisser partir, sont des gestes qui restaurent une situation. Sans commenter un épisode, ce cadre AT donne une profondeur : la liberté biblique n’est pas une idée vague, c’est une sortie d’un lien réel. Ainsi, ἀπολύω s’entend comme un mot de seuil : un état de contrainte est terminé, et un état de mouvement redevient possible. Le vocabulaire de libération rappelle aussi que Dieu agit en rendant possible un départ, une sortie, une relâche; et qu’une société juste sait aussi relâcher ce qui doit être relâché.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “libérer” évoque souvent autonomie totale ou affirmation de soi. ἀπολύω est plus précis : il décrit un déliement concret d’une contrainte. Le contresens moderne serait de traduire trop abstraitement et de perdre l’image du lien défait. À l’inverse, on peut le réduire à un “renvoi administratif” et manquer l’enjeu d’autorité. La clarification : ἀπολύω suppose (1) une retenue réelle, (2) une décision de relâche, (3) un changement d’état. Cela enrichit la lecture : on demande quel lien est défait (garde, accusation, obligation) et qui avait le pouvoir de retenir. Pour un prédicateur, ce mot apporte un vocabulaire de seuil : la Bible décrit souvent des passages d’un état à un autre par des verbes concrets. Comprendre ἀπολύω aide aussi à distinguer “partir” et “être relâché” : ici, la liberté est donnée ou accordée, pas seulement prise. Enfin, ce verbe protège d’une lecture psychologisante : le texte ne dit pas seulement “ils se sont apaisés”, mais “ils ont été relâchés / congédiés”. Le sens profond est donc la fin d’un lien et l’ouverture d’un espace de mouvement : déliement, séparation, sortie.

Courte description — (aide remplissage)

Laisser aller / congédier; libérer un captif; (contextes conjugaux) répudier.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Souvent: renvoyer une foule ou relâcher un prisonnier; aussi «répudier» dans l’enseignement sur le divorce.

Pièges lexicaux

Le sens «répudier» n’est pas systématique: dépend du contexte (mariage vs foule/prison).

Usage biblique (mini)

Verbe courant pour la libération (prison, dette, foule) et, selon le contexte, pour la répudiation.

Antonymes / contrastes (FR)

retenir; garder; emprisonner; attacher

Synonymes / proches (FR)

relâcher; renvoyer; libérer; congédier; répudier

À ne pas confondre avec…

ἀποστέλλω (apostello) = envoyer avec mission; ἀπολύω = relâcher/laisser partir.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

relâcher

Versets clés (liste)

Luc 6.37; Mt 19.9; Actes 5.40

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0630

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

ἀπό + λύω

Prononciation — (aide remplissage)

ap-ol-oo'-o

Translit. — NOYAU

apoluo

Vérifiable
Champs sémantiques
GrâceJustice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Ne pas traduire automatiquement par “pardonner” ou “laisser” (autres verbes). En Mt 19, le co-texte (adultère, divorce) impose “répudier/renvoyer” au sens marital. En Actes 5,40, le contexte (tribunal) impose “relâcher”. Règle : identifier l’objet (foule, prisonnier, épouse) pour fixer le sens.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 12,7–11 — “relâcher/libérer” : le co-texte (ange, chaînes, porte qui s’ouvre, sortie de prison) impose une libération concrète d’un détenu. La nuance est une délivrance effective, pas une simple permission. - Ac 16,35–39 — “relâcher” : le co-texte (magistrats, ordre officiel, excuses) montre une libération judiciaire après une arrestation ; le verbe est lié à une décision d’autorité.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre libération/renvoi : le verbe signifie relâcher, renvoyer, laisser partir (prisonnier, foule), et peut aussi concerner la répudiation selon contexte. Il active un univers juridique (relâcher un détenu) ou relationnel-légal (divorce). En Matthieu 19, il touche au cadre du mariage et des procédures de répudiation.